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 [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy

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Akia// Fleur écarlate

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MessageSujet: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Ven 12 Nov - 14:25

Bon les filles, et Deril, Fleur drague Liriel et elle arrive ^^.Liriel t’as intérêt de succomber =P]

Sortant du bureau de Magister, je me dirigea vers un endroit ou je serai sur de trouver l’elfe sur lequel j’avais jeté mon dévolu. Le maître n’était pas de très bonne humeur et je l’avais ressentit. Mon épaule me brulai encore. Mais j’avais quand même obtenu se que je voulais et un magnifique sourire apparu sur mes lèvres. Depuis la victoire sangravienne, je souriais beaucoup et pas que parce que j’étais heureuse. Sans que personne ne sent rende conte, j'avais réussi des coups de maître et quand j’étalerai mes cartes, j’aurais normalement beaucoup de monde de mon côté. J’allais devenir le menthor de Liriel. Et m’occuperai personnellement des prisonniers. Accompagné de l’elfe noir. Normal, car sa mission pour prouver son obligeance aux sangraves, il devrait tuer une des prisonnières de sang-froid. Une pauvre femme qui n’avait pas choisit le bon camp à l’inverse de l’elfe noir. Ses dernières ainsi que le prisonnier masculin étaient répertorié dans mon carnet. Une haut-mage, nommé Luna [nom de famille], une mi-dragonne, nommé Saphira [nom de famille] et un jeune garçon sur lequel je n’avais pu trouver aucune information. Le choix pauser à Liriel serai sois la Haut-mage, soit la mi-dragonne. Puis il devrait torturer la seconde. Aidé bien sur de moi. J’avais des arguments convaincants contre les deux. Car Sandor le Familier de la Haut mage était prisonnier lui aussi et je savais que Saphir aimait un jeune homme. Enfin j’aperçu Liriel et me dirigea vers lui, me mouvant comme une elfe, d’un démarche féline et sensuelle. La robe courte appuyait mes arguments. Et mon décolleté plongeant aussi.

-Liriel ? Questionnai-je, Tu es près. Les prisonnières attendent leurs morts et leurs tortures.

Je me retiens d’ajouté un « et tu es mon élève se qui tombe plutôt bien vus que je te veux comme nouvelle victime» mais à la place, je lui souris. Puis me pencha dans sa direction ramassant le carnet que j’avais attentionnèrent fait tombé, lui offrant une vu plongeante de ma poite… de mon décolleter. Puis je me releva brusquement et le fixa droit dans les yeux. Les elfes étaient impulsifs, celui-ci aussi ? Zax était comme ça, je m’étais mis en tête de le séduire et il avait eu du mal à résister plus de quelques minutes. Puis me rappelant que les prisonnières attendaient, je détacha mon regard de son magnifique corps et de ses magnifique yeux et attendit sa réponse. J’étais comme ça. J’aimais particulièrement les elfes et je pouvais me vanter d’arriver à la cheville d’une elfe question beauté et force. Mon charisme s’activa très faiblement. Je lui souris de nouveau lui prouvant que j’attendais une réponse. Dommage que Magister n’ai pas tellement confiance en l’elfe et m’avait demandé de le tué si il réagissait d’une mauvaise façon.

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Mer 11 Mai - 20:53

La Forteresse Grise portait bien son nom. De la pierre avec laquelle elle avait été bâtie, jusqu'aux robes des quelques Sangraves qui s'y trouvaient encore, on aurait juré que tout ici avait été vidé de ses couleurs. Le décor étant parfaitement monotone, la moindre tache de couleur se remarquait immédiatement : ici un démon bariolé gardant une porte verrouillé, là un ornement quelconque. Tout ce gris et toute cette pierre me donnait la nausée.
Après être arrivés à la Forteresse, Fleur et moi avions traversé plusieurs couloirs avant d'arriver dans cette pièce où elle m'avait ordonné de l'attendre. Et m'avait laissé là, parmi des Sangraves visiblement avides, à la moindre incartade, de me faire subir un sort très déplaisant. 
Ou au moins d'essayer...
Ils n'en eurent pas l'occasion : Fleur revint avant qu'ils ne fassent une erreur fatale (pour eux). Elle s'était changé : la tenue qu'elle portait à Omois avait été troqué pour une robe courte et assez décolletée. Elle tenait en main un carnet, probablement des instructions ou des notes quelconques, et affichait un air passablement satisfait. Sa démarche collait parfaitement avec sa tenue : sensuelle, gracieuse, assurée. Une vraie croqueuse d'hommes. Elle aurait méritée d'être une elfe. 

-Liriel? Tu es près? demanda-t-elle. Les prisonnières attendent leurs morts et leurs tortures.

Dans l'ordre inverse, s'il vous plait merci. Torturer un mort est strictement inintéressant et contre-productif à tous points de vue.
Avant que j'esquisse une réponse, Fleur fit tomber fort maladroitement son carnet et se pencha en avant pour le récupérer, m'offrant ainsi une magnifique vue plongeante sur son décolleté. 
Message reçu, cinq sur cinq : cette Sangrave m'avait choisie pour être son prochain joujou. Et n'essayait même pas de s'en cacher! Une tentative de séduction aussi...grossière, presque vulgaire, était à la limite de l'insulte : certes, nous autre elfes ne sommes connus pour notre pruderie, loin s'en faut. Nous avons le sang plutôt bouillant. Mais la Sangrave pensait clairement qu'elle pouvait séduire un elfe en quelques minutes, sans efforts. D'une certaine façon, c'était compréhensible au vu de ses indéniables atouts. Mais je n'étais pas du genre à me laisser manipuler aussi impunément, malgré mon sang qui bouillonnait.
Elle voulait m'avoir? Ça me convenait, mais elle devrait s'en donner le mal. Et ne devrait pas non plus espérer me voir ramper à ses pieds.   
Plutôt que de profiter de la vue, je me levais tranquillement, sans lui jeter un seul regard, et m'étirait les épaules : j'avais pris quelques coups assez violents à Omois, et malgré les Reparus je me sentais désagréablement rouillé. Une petite séance d'entrainement le ferais le plus grand bien, dès que possible (et me permettrait aussi de calmer mes ardeurs en tapant sur quelque chose...).

- Où vous voulez, quand vous voulez, très chère. Je suis toujours prêt pour une bonne séance de torture. Quel est le programme ?
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Sam 4 Juin - 11:17

Laissez moi mourir en paix ...

    Elle toussait, elle ne souhaitait que la mort. Dans cette pièce réduite et sombre, elle avait crut connaître son futur sort. Etait - ce si amusante de voir les autres s'entre déchirer à la mort ? Etait - ce réellement ce qu'on lui réservait ? Saphira n'en avait nul doute mais une voix dans sa tête lui hurlait qu'elle devait fuir.
    Pour aller où exactement ? Les fenêtres étaient à plusieurs mètres du sol, la prison anti - magie et comme si les sécurités ne suffisaient pas, elle était enchaînée. Son coeur battait fort, elle ressentait la peur, peur de mourir, peur de ne plus exister. Un elfe, noir comme la cendre, s'approchait d'eux. Eux ? Qui étaient - ils exactement ? Les prisonniers. Des gens qui n'avaient rien mérités mais qui allaient endurer les pires souffrances du monde.
    Pourquoi tant de haine exactement ? Déjà qu'Omois était déchirée dans la soumission Sangrave, elle devait en plus se faire torturer ? Le monde était d'une folie décevante. Elle baissa la tête et se mordit les lèvres pour ne pas hurler. Elle voulait mourir ... Seule. Se laisser affamer, se laisser défaillir dans la folie du désespoir. Dans un unique geste de rébellion, elle tira fort sur les chaînes, se laissant aller en avant. En vain. Saphira retomba lourdement contre le mur et poussa un gémissement de haine. Il fallait s'enfuir. La bonne blague ... Comment faire dans cet espace si petit ? Si sombre ? Qui inspirait un malheur si profond et dément ? Tandis que l'autre Sangrave -une fille cette fois- semblait essayer de draguer l'elfe noir, la jeune fille aux cheveux violets agita la tête d'un air désespéré. Mais ils sont stupides ou quoi ? Leur travail, c'était de les torturer, pas d'envisager une relation ... D'ailleurs, Saphira avait perdu Shen Long, son amour et n'en pouvait plus. Elle allait se noyer dans une dépression sans fin si l'homme n'avait pas parler.

    - Où vous voulez, quand vous voulez, très chère. Je suis toujours prêt pour une bonne séance de torture. Quel est le programme ?


    Un programme ? Quel programme ? Dans les yeux de la jeune résistance brillait un sentiment d'effroi. Toute leur séance de "jeux" était donc prévue. Magister les avaient envoyés à la requête de sang. La demi - dragonne releva la tête, un sourire maigre aux lèvres.

    « Et si vous fassiez votre boulot au lieu de parler ? Plus vite on aura eu notre compte mieux ça ira ! »

    L
    'exaspération était palpable. Mais un brin de masochisme aurait pu être décelé. Or Saphira faisait ça dans un seul et unique but : Mourir. Sa vie était parsemé de sang et de mort, même sa soeur jumelle s'était éloignée d'elle, l'avait abandonné à son triste sort. Et Aréa ... Elle avait été capturée par cette vermine grise et enfermée loin de sa soeur d'âme. Voici ce qui est parfait pour une déprime totale on dirait. Les poings de la demi - dragonne se serrèrent. Qu'est - ce qui attendent ... ?

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Deril Natrilim
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Dim 19 Juin - 16:10

Je n'existe pas. Je suis juste en train de couler, doucement... Je m'enfonce sous la surface de l'eau, qui s'engouffre dans ma bouche, entre dans mes poumons. Je suffoque. Je sens que me poitrine brûle, transformant mon corps en fumée et en cendre... Une douleur soudaine me transperça et j’ouvris brusquement les yeux.
La souffrance me prit tellement que je les refermai immédiatement. J'attendis un moment qu'elle s'estompe avant de tenter un nouvel essai. Je sentis le sol tournoyer autour de moi et des tâches d'un rouge sombres assombrirent mon regard dès que mes yeux furent ouverts. Je du lutter pour ne pas retomber dans l'inconscience à nouveau, et à ma grande surprise, j'y parvins. Dès que la pierre froide arrêta de tanguer, je pus essayer d’identifier le lieu où je me trouvais. Je ressentais la froideur glaciale du sol, et malgré la nausée qui me prenait, je réussi à en conclure que j’étais allongé par terre. Mes mains étaient attachées, probablement par du fer anti-magie d’Hymila, mais vu mon état de faiblesse, que je sois entravé ou non ne changeait pas grand-chose. En jetant un rapide coup d’œil, une chose me frappa immédiatement. Le gris.

Le gris de la pierre des murs, du sol et du plafond. Le gris de la robe beaucoup plus courte que celle habituelle qu’osait porter une jeune femme devant moi. J’étais dans la Forteresse Grise. Le repaire des sangraves. Tout me revint en mémoire, me frappant, telle une vérité oubliée, que j’avais enfoui en moi pendant mon inconscience.

Omois, Tingapour. Il fait nuit. Et la ville est en flamme. Les combats font rage entre les thugs d’Omois et les sangraves. C’est plus un massacre qu’un combat, tout compte fait. Les sangraves nous avaient pris complètement au dépourvus. Une autre vague de souvenirs déferla en moi. Moi en train de tuer des sangraves. Selemba me fixant de ses yeux rouges sombres. Un poignard se fichant dans un des mes poumons. La douleur, toujours la douleur. Le médaillon autour de mon cou qui s’illumine. Un pan du mur qui se décroche. Il s’écrase sur la vampyr. Mes yeux se ferment. Et je me sens mourir.
Je reviens au présent.
Ils avaient dut me soigner, car je me sentais mieux, même si je souffrais encore. Je me demandais combien de temps il s’était écoulé depuis l’attaque de Tingapour. Devant moi, la sangrave à la robe rétrécie et un elfe noir semblait discuter, quant la sangrave laissa tomber une sorte de carnet. Et en le ramassant, elle prit tout son temps, faisant profiter à l’elfe noir de son décolleté plongeant.
Euh, c’était quoi ça ? Une pauvre tentative de séduction ? Et depuis quand les sangraves batifolaient devant leurs prisonniers ? Une jeune fille que je n’avais pas remarqué était enchainée à côté de moi et elle semblait d’accord avec mes pensées d’il y avait quelques secondes car elle lança une pique aux sangraves :

« Et si vous fassiez votre boulot au lieu de parler ? Plus vite on aura eu notre compte mieux ça ira ! »

Deux possibilités : soit elle était folle, soit elle était masochiste. S’adresser ainsi aux personnes qui s’apprêtent à vous torturer n’est pas une très bonne idée, sauf si vous tenez vraiment à souffrir au point de supplier que l’on vous achève. Et si les sangraves décidaient de la torturer, je pensais que je m’en voudrais toute ma vie d’avoir été si proche, mais de n’avoir rien fait.
Heureusement pour moi, seules mes mains étaient liées. En prenant appuis sur mes genoux, je me relevai difficilement, et cela suffit à consumer mes dernières forces. Il fallait que leur attention se focalise sur moi, afin que la jeune fille ne subisse pas les conséquences de ses paroles insensées.

« He, la sangrave ! Si tu refais des trucs comme ça, permet moi d’en profiter, je pense que ça sera ma seule distraction ici ! »

Je pris un air pensif, faisant mine de réfléchir. Puis je me rassis en lançant :

« Non, finalement, laisse tomber, ce n’est pas une sangrave aussi pourrie à l’intérieur qui va me distraire. Allez juste faire vos trucs ailleurs, histoire qu’on soit tranquille. »

Normalement, si tout se passait comme je l’avais prévu, ils allaient me torturer dès qu’ils le pourraient et aussi longtemps qu’ils le pourraient, sans pour autant me faire mourir. En fait, je venais d’acheter mon billet pour les Limbes. Tant pis, ce n’était pas si grave, si cela permettait qu’ils laissent la jeune fille en paix. Enfin, pour le moment, ça ne garantissait rien sur une longue durée…

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Sam 25 Juin - 20:46

It scares the hell out of me


    Saphira releva la tête pour regarder la personne qui était à côté d'elle. Un jeune homme, quel âge envirion ? Elle ne s'en souciait pas beaucoup. Il se mit à genoux pour ... Une raison qu'ignorait la demi - dragonne mais qu'en s'en contre-fichait un peu aussi. Pourquoi y faire réellement attention ? Ils vont devoir jouer les colocataires pendant quelques heures lors de la torture et puis ... Et puis rien en fait : Se connaissant, la jeune fille savait qu'elle n'allait pas résister à la souffrance. Ceci ne l'a rendait pas folle de tristesse après tout. Elle se disait que le monde était fait comme il était, tout le monde partait un jour. Quelle différence y avait - il entre aujourd'hui et demain ? Demain était un autre jour, Aujourd'hui était l'instant présent. Mourir maintenant, c'est mettre fin à ses souffrances, à cette vision chaotique d'autrui, à s'oublier, à se faire oublier aussi. A partir de ce monde de noir. Mais mettre fin à ses jours, c'est également tirer un trait sur l'existence, sur nos proches, nos amis, notre familier, notre famille, ses bons instants et souvenirs, ses relations, son vécu.
    Se décidant reconnaissante malgré son humeur légèrement déprimée, la prisonnière décida de remercier l'autre.

    « Merci quand même. Mais je crois que ce ne serait pas nécessaire : Quand les Sangraves veulent quelque chose ... Enchaîné ... Sous leurs mains ... Même la chose la plus inutile qu'il soit ... Ils l'ont et l'utilisent ... »

    Sa voix faiblissait au fur et à mesure de ses mots. Sa tête accompagnait le son de ses cordes vocales en se rabaissant également, les yeux perdus dans le néant. Tandis que les autres semblaient d'essayer à la drague -aussi débile qu'elle-, Saphira regardait ses chaînes en soupirant. Sa transformation dragonne ? Inutile. Les arracher ? Elle n'était pas Superwomen ou un autre super - héros terrien, de plus, elle possédait une force franchement limité. Que faire alors ? Attendre son heure, que son coeur batte plus fort à chaque coup infligé, faiblir, tomber à genoux pour se ressaisir et remordre la poussière, recevoir son coup de grâce et sombrer dans l'éternel. Ainsi marchait donc la torture. Qui avait le coeur et le mental suffisament dur pour résister à la douleur ? Pas Saphira. Trois coups l'achèverait, elle n'était pas résistante mais s'opposait au régime Sangrave. Combattre jusqu'à la mort pour atterrir en geôle ... Quelle ironie du sort. Et qui s'inquiétait réellement d'eux ? Personne. Double ironie du sort dans ce cas.

    « Y a l'infirmerie qui comporte même un lit si vous voulez ! »

    E
    lle avait lancé cette phrase avec un panaché de haine. Même s'il y avait une insinuation ... Perverse, elle s'en fichait totalement, que ses satanés Gris aillent faire leurs trucs machins bidules autre part si ça leur chantaient. Soupirant d'énervement, la demi - dragonne donna un violent coup de pied -inutile- à terre et poussa un long râle. Elle commença à chantonner pour les énerver un peu en presque sifflotant. Si ça les amuser de les voir -ou la voir- s'impatienter dans sa mort, libre à eux. Mais l'égoïsme de la jeune fille lui hurlait de crier, pleurer, essayer de s'enfuir ... La dernière solution était totalement débile c'était une chose à noter. Pas de magie, pas de métamorphoses. Rien. La nulité totale. C'est ainsi donc que les Sangraves travaillaient ? Une mine sombre passa sur le visage de la prisonnière qui ricana faiblement.

    « Et vous êtes même pas capable d'achever deux prisonniers ? Vous préférez vous tappez la discussion ? Bah elle est belle la puissance Sangrave ! »

    Ironie pure. Elle les regarda, le regard plein de haine noire et sombre. Bon ils se décident alors ou quoi ?!

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Mer 27 Juil - 15:19

IMPOSSIBLE ! L’elfe n’avait même pas accordé un simple regard à mon magnifique décolleter. Je me promis mentalement de lui faire payer un de ses quatre. Et en morceau s’il vous plait.

-Où vous voulez, quand vous voulez, très chère. Je suis toujours prêt pour une bonne séance de torture. Quel est le programme ?

J’eu un sourire de requin, un sourire à la fois charmeur et mauvais. Mais la voix d’une des personnes que nous devions torturer retentit dans les cachots, une voix nerveuse. Je me retournai et croisai pendant l’espace d’un instant le regard d’une jeune fille aux cheveux violets. Un regard qui semblait mort…

« Et si vous fassiez votre boulot au lieu de parler ? Plus vite on aura eu notre compte mieux ça ira ! »

J’éclatai d’un rire froid, et poussa un petit soupir. La folie. Une si douce compagne. . Mais avant que j’ai n’est eu le temps d’effectuer le moindre geste un misérable petit garçon se releva et jeta à mon intention :

« He, la sangrave ! Si tu refais des trucs comme ça, permet moi d’en profiter, je pense que ça sera ma seule distraction ici ! »

Il sembla réfléchir un instant et j’en profitai pour éclater de nouveau de rire, un rire froid, sans aucune chaleur, qui continua de résonner contre les murs glacials de la forteresse.

« Non, finalement, laisse tomber, ce n’est pas une sangrave aussi pourrie à l’intérieur qui va me distraire. Allez juste faire vos trucs ailleurs, histoire qu’on soit tranquille. »

Je le regardai droit dans les yeux et susurra, tel un magnifique serpent.

« Je ne m’abaisserais pas au niveau de quelque comme toi, Deril….

Je connaissais le nom de tous mes prisonniers, c’était mon devoir. Un devoir qui m’enchantait. Depuis que les deux amoureux avaient disparu, avaient trahit l’empire, j’étais devenue quelqu’un de terriblement important chez les sangraves.


« Merci quand même. Mais je crois que ce ne serait pas nécessaire : Quand les Sangraves veulent quelque chose ... Enchaîné ... Sous leurs mains ... Même la chose la plus inutile qu'il soit ... Ils l'ont et l'utilisent ... »

Sa voix faiblissait au fur et à mesure de ses mots. Je la regardai droit dans les yeux, toujours aussi froidement, toujours aussi hautaine. Je rejetais ma chevelure d’un blond des plus purs derrière mes oreilles et jetai un regard noir à toutes les personnes qui se trouvait ici. Même l’elfe eu droit au regard courroucé de mes splendides prunelles violettes.

« Y a l'infirmerie qui comporte même un lit si vous voulez ! »

Elle avait lancé cette phrase avec un panaché de haine. Je la regardai, pour une fois elle m’avait surprise. Mais je ne fis aucuns cas de ses phrases, des paroles creuses, vide de toute envie de vivre. Je me ficalissai sur ma french manucure, attendant qu’elle se taise.

« Et vous êtes même pas capable d'achever deux prisonniers ? Vous préférez vous tappez la discussion ? Bah elle est belle la puissance Sangrave ! »

Je la regardai droit dans les yeux, et éclata une nouvelle fois d’un charmant rire. Puis je répondis d’une voix neutre où aucune colère ne perçait.

-Ecoute moi bien petite idiote. Et toi aussi l’hybride. Nous sommes les maitres désormais. Les chefs incontesté de se minable pays. Alors je ne vous demanderai nullement du respect, mais un minimum de crainte !

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Ven 29 Juil - 15:49

Les prisonniers réagirent à ma question avant que Fleur ait pu y répondre. Le schéma de leurs réparties était banal : ls faisaient étalage de tout leur répertoire en matière de provocation, une réaction que j'avais déjà vue chez certaines personnes prisonnières, qui, guidés par un soupçon de désespoir, se lançaient dans la provocation à outrance, souvent dans le but d'éxaspérer leur tortionnaires pour que ceux-ci se laissent emporter et les tuent prématurément. Le ton de de la jeune fille indiquait qu'elle était tout à fait dans cet état d'esprit. Sa voix trahissait ce que beaucoup de personnes auraient confondu avec du désespoir, mais qui était en réalité un désir de mourir rapidement, sans trop de douleur. L'hybride, tel que l'avais appelé Fleur (hybride de quoi? Mystère...) ne manifestait pas le même genre d'émotions. Il semblait bien plus réfléchi, bien maître de lui même, et ses paroles, comme son ton, étaient parfaitement mesurées. Pas le genre de quelqu'un qui n'avait plus pour seul espoir que celui d'une mort rapide, ce qui ne laissait plus qu'une seule possibilité : il souhaitait attirer nos foudres sur lui, de façon à ce que l'on épargne les autres. Cela me tira un sourire malsain. Rien n'est aussi pleinement satifaisant que de détruire un par un les espoirs de ses victimes. Je m'apprêtais à répondre, mais Fleur me prit de vitesse :

-Ecoute moi bien petite idiote. Et toi aussi l’hybride. Nous sommes les maîtres désormais. Les chefs incontestés de ce minable pays. Alors je ne vous demanderai nullement du respect, mais un minimum de crainte !

Mon sourire se fâna un peu. Ce genre de petit speech était pafaitement inutile, probablement le summum atteignable de l'arrogance et de l'incompétence. Par tous les dieux, ces gens étaient justement là parce qu'ils s'était battus pour Omois jusqu'à ce que leurs corps disent "stop". Leur rappeler pourquoi ils étaient ici, pourquoi ils s'étaient battus, était le meilleur moyen de leur donner du baume au coeur, de leur redonner la fierté et le courage de nous tenir tête, de résister à la torture. Une erreur de débutant...

Je m'avançai vers les deux prisonniers, et m'accroupis pour que leurs yeux soit à la hauteur des miens. Puis je m'adressai à la demi-dragonne.

- Tu a vraiment envie qu'on en finisse rapidement? Soit. Si tel est ton souhait, je pourrais t'attacher immédiatement sur un chevalet de torture. Mais...soit assurée que la suite n'ira certainement pas aussi vite.

Puis je m'approchais d'elle un peu plus près, et passais une main sur sa joue, en une douce caresse.

- Ou alors...oui, cela serait plus intéressant...dis-je d'une voix songeuse...nous pourrions t'emmener tester ce fameux lit à l'infirmerie. Et notre ami ici présent- je tournai la tête vers le jeune homme - serais en première place pour admirer le spectacle. En guise de...distraction, puisse qu'il semble en avoir tant besoin.

Puis je me relevais, et les toisait chacun à leur tour, avant de reprendre sur un ton empli de joie.

- Non, j'ai trouvez ce qui serait vraiment intéressant : je pourrais vous privez de chacun de vos sens, et du don de la parole. Le plus compliqué, c'est le toucher : il faut brûler jusqu'aux nerfs chaque centimètre carré de peau, ce qui peut se révéler fastidieux...mais je l'ai déjà fait. Et je pourrais ensite vous relâchez, privé de vos sens, de tout moyen de communication avec le monde extérieur. Avec la douleur et la haine pour seules compagnes de votre esprit brisé, enfermés dans la prison sans issue de vos corps meurtris, la folie vous rongera peu à peu, emportant avec elle les derniers lambeaux de votre être...
Et vous ne pourrez même pas réclamer la mort, la seule chose qui saurait vous libérer de vos tourments. Quand à vos proches, ils ne pourront pas vous la donner : par sentimentalisme, ils s'y opposeraient, tenteraient de vous sauver, de soigner votre corps et votre esprit...mais je connait les moyens de rendre cela impossible. Et vous ne pourrais même pas leur dire que seule la mort est à même de vous libérer.
Est-ce cela que vous désirer? Être condamner à voir partir en fumée les derniers lambeau de votre raison, et à attendre qu'une mort naturelle vienne enfin libérer votre âme brisée? Soyez coopératif, et vous vous éviterez peut-être un tel destin...
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Deril Natrilim
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Ven 5 Aoû - 17:04

La sangrave me dévisagea et lança d'une voix qui se voulait charmeuse :

- Je ne m’abaisserais pas au niveau de quelqu'un comme toi, Deril….

Déjà, c'était sûr, la séduction/drague ça lui allait pas du tout... Et ça ne marchait pas, surtout. J'ignorai donc la jeune femme pour me tourner vers la fille enchaînée, qui avait commencé à me remercier. Elle avait donc compris ce que je voulais faire, mais refusait mon aide, sous prétexte que cela ne servirait à rien. Je n'étais pas comme cela. L'espoir existait toujours en moi, entretenu par la plus grande force que l'on pouvait trouver chez quelqu'un : la vengeance. Tant que tout mes ennemis ne seraient pas mort, vivre aurait encore un sens pour moi.
La fille semblait avoir retrouvé un semblant de vigeur, puisqu'elle avait recommencée à se moquer des deux sangraves. Pour l'instant, l'elfe noir ne nous avait pas encore adressé la parole, mais c'est lui que je craignais, bien plus que la jeune femme avec ses provocations puériles.

- Ecoute moi bien petite idiote. Et toi aussi l’hybride. Nous sommes les maîtres désormais. Les chefs incontestés de ce minable pays. Alors je ne vous demanderai nullement du respect, mais un minimum de crainte !

C'était normal qu'elle soit aussi gamine et arrogante, pour une femme ? Dernière chose à faire : autoriser les prisonniers à leur manquer de respect, c'était comme leur donner un peu de liberté. Aucune chance qu'on leur cède, désormais ! A moins que...
J'avais déjà commencé à imaginer comment je pourrait tirer parti de cette situation peu favorable, et les idées se succédaient à une vitesse folle dans mon esprit, malgré ma faiblesse évidente. Je n'étais peut-être pas au meilleur de ma forme, mais ils m'avaient sous-estimé en oubliant de m'attacher les jambes et en me permettant ainsi de me déplacer. Ils allaient vite comprendre que les poings n'étaient pas la seule partie du corps qui permettait de se battre...
Plongé dans ma réflexion, je n'avais pas vu que cet elfe noir qui m'inquiétais tant, c'était avancé et accroupis près de nous. Je restais cependant assez calme, mais il y avait de grandes chances que cela était dut à ma fatigue, car je savais que si il parlait, ce serait pour tenter de nous enfoncer un peu plus dans le désespoir que nous l'étions dé)à. Mes craintes ne tardèrent pas à se réaliser, quand il tourna la tête vers la fille et lança :

- Tu a vraiment envie qu'on en finisse rapidement? Soit. Si tel est ton souhait, je pourrais t'attacher immédiatement sur un chevalet de torture. Mais...soit assurée que la suite n'ira certainement pas aussi vite.

J'avais raté mon coup, il s'adressait toujours à elle. Et, pire que ça, c'était de sa faute à elle. Elle n'aurait pas pu juste put accepter ce qu'ils faisaient, pour rester en vie ? Elle avait si envie de mourir ? C'est vrai qu'en y réfléchissant un peu, elle n'avait aucune raison de tenir à la vie, dans cet univers d'obscurité sans limite. Mais pourtant, moi aussi j'avais connu ça, et j'avais tenu bon.


*****


Ni lumière, ni chaleur, ni pensées, ni bruit. Rien que le noir. Depuis combien d'heures je suis là, l'esprit vide, fatigué de réfléchir, fatigué d'espérer des jours meilleurs ? Je n'en sais rien. J'ai tout perdu, y compris la notion du temps. Le soleil ne se lève pas pour mes yeux, qui demeurent dans l'ombre. La seule chose que je ressens réellement, c'est la froide morsure de l'acier autour de mon cou, qui me tient prisonnier du mur par des chaînes trop courtes pour que je m'assois, ainsi que le sol rude sous mes pieds. Même la fatigue à fini par disparaître. Qu'est-ce-que je suis devenu, au final ? Un fantôme, incapable de vivre ? Une bête sauvage, un monstre qu'on enferme pour lui imposer des limites ? Je veux mourir. Tuez moi. Avant que mon esprit ne se consume et qu'il n'en reste que des cendres, au point que personne n'ose me pleurer ou m'aimer. La mort doit me prendre, maintenant. Ou ma vie ne sera que vengeance.


*****


Mes souvenirs étaient remontés si brusquement et m'avaient emplit avec une telle violence que je n'entendis que la fin de ce que disait l'elfe :

- ... lit à l'infirmerie. Et notre ami ici présent serais en première place pour admirer le spectacle. En guise de...distraction, puisse qu'il semble en avoir tant besoin.

Ses odieuses paroles mirent un instant avant de me percuter, après que j'eu chassé les dernières ombres de ma mémoire, mais elles ne me firent que plus mal. Il parlait de la fille ? Si cet elfe était peut-être pervers dans tout les sens du terme, il était surtout dangereux. Je ne savais pas du tout où il voulait en venir, sauf que ça allait sans doute être douloureux et terrifiant. Douloureux et terrifiant. Doux euphémisme par rapport à ce qu'il nous annonça en se relevant, de sa voix chantante, et pourtant froide, pareil à la glace :

- Non, j'ai trouvez ce qui serait vraiment intéressant : je pourrais vous privez de chacun de vos sens, et du don de la parole. Le plus compliqué, c'est le toucher : il faut brûler jusqu'aux nerfs chaque centimètre carré de peau, ce qui peut se révéler fastidieux...mais je l'ai déjà fait. Et je pourrais ensite vous relâchez, privé de vos sens, de tout moyen de communication avec le monde extérieur. Avec la douleur et la haine pour seules compagnes de votre esprit brisé, enfermés dans la prison sans issue de vos corps meurtris, la folie vous rongera peu à peu, emportant avec elle les derniers lambeaux de votre être...
Et vous ne pourrez même pas réclamer la mort, la seule chose qui saurait vous libérer de vos tourments. Quand à vos proches, ils ne pourront pas vous la donner : par sentimentalisme, ils s'y opposeraient, tenteraient de vous sauver, de soigner votre corps et votre esprit...mais je connait les moyens de rendre cela impossible. Et vous ne pourrais même pas leur dire que seule la mort est à même de vous libérer.
Est-ce cela que vous désirer? Être condamner à voir partir en fumée les derniers lambeau de votre raison, et à attendre qu'une mort naturelle vienne enfin libérer votre âme brisée? Soyez coopératif, et vous vous éviterez peut-être un tel destin...

A fur et à mesure qu'il parlait, tant de choses resurgirent d'un passé que j'aurais voulu enfouir en moi à jamais. Il fallait pourtant un jour affronté ses erreurs. Pour moi, ce jour était venu.


*****


Haine. Tout en moi était haine. Haine de la vie. Haine de la mort. Haine de ceux qui étaient mort trop tôt, me laissant seul. Haine de ceux qui ignoraient les sacrifices que certains avaient du faire pour préserver la paix. Haine de cette paix, qui se nourrissait de plus de sang que le guerre. Haine de moi-même, de mes envies que je n'osais pas penser, de mes torts, de ma colère, de ma haine. Haine de mes peurs, que je ne savais pas dissimuler. Haine de la vérité que je n'arrivais pas à accepter. Haine du monde qui n'avait pas besoin de moi pour tourner. Haine de la vengeance qui allait me tourmenter pour le restant de mes jours. Haine de ma tristesse, que je ne pouvais pas arrêter. Haine. Je ne me résumais plus qu'à ça. Aucune autre sensation, émotion. Ce n'était plus le néant, infini et vide à la fois. C'était le trou noir de la vengeance, qui aspirait tout ce qui osait passer à sa portée. Que pouvais-je attendre de la vie ? Le bonheur ? L'amour ? La quête de justice ? Tout cela était futile. La seule chose qui importait était de laver le sang de mes proches qui n'avait que trop coulé. Et le sang ne s'essuyait qu'avec le sang, encore et encore. Le meurtre appelait le meurtre. La tristesse ne produisait que de la tristesse. Comment pourrais-je profiter du bonheur, de l'amour, si toute ma vie les morts que je n'ai pas vengées me pèse sur la conscience ? Vengeance, n'ai crainte. Je serais ton épée jusqu'à ma mort, peut-importe si je deviens l'arme de la justice ou celle du crime par la même occasion. Obscurité, ténèbres, ouvrez-moi vos portes. Je serais votre allié. Rien ne comptait d'autre. Même si je dois salir mon âme, même si je dois souillé mon honneur, même si mon amour et ma part de bonté qu'il reste encore en moi doit être sacrifier, je n'aurais aucune hésitation.

- Je jure de ne pas trouver le repos et de continuer à le battre tant que tout les sangraves ne seront pas mort de ma main. Je vous le promet...

Je prononce ces deux phrases difficilement, n'ayant pas manger ni bu depuis un temps incertain, j'ai la gorge sèche. Et je m'entends parler. Il m'ont sans doute masquer la vue, mais au moins, mon ouïe est toujours là. Maintenant, il faut que je m'échappe d'ici. La vengeance ne viendra pas tout de suite, chaque chose en sont temps. Pour cela, je dois devenir plus puissant, que ce soit en magie ou en force.



*****


Ma promesse. Comment avais-je pus l'oublier ? Comment avais-je pus détourner les yeux pendant si longtemps ? Depuis la bataille d'Omois, j'avais laissé les flammes de la haine s'éteindre peu à peu. J'avais abandonner. Le noir, la douleur, tout cela m'avait vaincu. Ce Deril, faible et lâche, n'existait plus. Chaque seconde qui passait où un sangrave ne périssait pas me faisait souffrir. Et j'allais devoir tuer pour apaiser mes propres souffrances.
Avec difficulté, puisque mes mains étaient liées, je me relevai. Puis, sans attendre, je m'approchais de l'elfe noir. Il s'attendais peut-être à ce que je me rebelle, à ce que je le frappe. Je n'en fis rien. Je ne fis que déclarer :

- Elfe noir, ici et maintenant, en mon noble nom de Deril Natrillim, fils de Avalon, je te défie en combat singulier. Libère mes mains et affronte moi. Si tu gagne je ferais tout ce que tu me demande. Je te donnerais des informations sur des combattants d'Omois. Je me battrais même aux côtés des sangraves si tu le souhaite. Je suis prêt à faire une Parole de Sang.

Les risques que je prenais étaient grand. Je savais que j'allais perdre. Je n'avais aucune chance de vaincre. Si ce à quoi je pensais échouais, je ne serais plus qu'un homme brisé, un héros déchu. Pourvu que je ne me trompe pas. Pourvu que les flammes qui m'animent soient assez puissantes pour ne pas me laisser abandonner trop tôt. Car il fallait que je vive.

- Si je gagne, laisse cette fille s'échapper, puis dites-moi, sangraves, ce que vous savez sur le double meurtre de Avalon et Lena Natrillim. Et laissez moi me tuer.

J'avais prononcé ces deux phrases sans rien ressentir. Toute émotion disparaissait en moi, pour laisser place à une sérénité sombre. Mon esprit n'était qu'une route blanche, s'étirant à l'infini. La route de la vengeance, que j'arpentais depuis trop longtemps. Tout allait devoir bientôt se finir.
Sans plus attendre, je me retournai et m'éloignai d'un pas lourd. Mes pensées tourbillonnaient, incompréhensibles. Etais-je prêt à mourir ? Non, cela était sûr. Je n'en savais pas plus, et je n'allais pas chercher à me comprendre. Mon coeur se serra soudain, me faisant souffrir comme il allait exploser. Je ne connaissais pas ce sentiment, ce goût amer qui envahissait ma bouche, me décourageant, me susurrant que la mort serait une délivrance. J'ai l'impression que la Folie me guette pour m'enterrer dans les pires ténèbres, que je marche au bort d'un précipice, d'un trou noir infini. Je refoulai tout ça en fermant les yeux. Peut-importe ce que je suis. Ce qui compte à partir de maintenant, ce sont mes actes, et seulement eux.
Alors je m'avançais jusqu'à la fille et me baissa légèrement pour être à sa hauteur. Je me plongea dans la contemplation de ses yeux pendant un moment. Je m'y perdais. Entièrement. C'était ça ma "route blanche", pouvoir faire abstraction de tout. Pourtant, il y avait une chose dont je n'arrivais pas à me défaire. Ma compassion. Je ne pouvais laisser une personne seule. Je devais la protéger, la rassurer.
Je me rapprochai encore un peu, si proche d'elle que si je me penchais encore un peu, mes lèvres effleureraient les siennes. Ce que je ne me gênai pas pour faire. Je l'embrassai tendrement, passionnément, transmettant toute ma vie, tout mon désespoir, dans ce baiser, faite de haine et de tristesse. Sa bouche avait une saveur rassurante, me donnant envie l'étreindre jusqu'à la mort. Mais je ne le pouvais pas, je devais me battre. C'est avec d'infinis regrets que je m'arrachai à elle, pour venir lui murmurer à l'oreille ces quelques mots qui devaient causer ma perte :

- Je te promet que je ne te laisserais pas mourir...

Je caressai sa joue de mes fines mains de voleurs qui n'allaient finalement me servir à rien. Je du m'obliger à faire face à l'elfe noir, et j'eu l'impression que mon coeur se brisa quand je détachai mes yeux de la jeune fille, qu'une partie de moi disparaissais à jamais. Je fermai brièvement les yeux. "Pourquoi réfléchir à ce que l'on avait fait alors qu'on ne pouvait ni revivre ni changer le passé ?"

- Es-tu prêt à m'affronter, elfe ? Es-tu prêt à te battre contre moi, après t'être battu avec moi ?

Je fis quelques pas dans sa direction, et soudain, je réalisai une chose qui fit couler ses larmes que j'avais tant essayer de retenir. Tout personne finissais par mourir. Aussi pure, belle et courageuse soit-elle. Nous étions tous condamnés à la même fin. J'avais beau vivre, me venger des sangraves, tuer Magister, un jour, ce sera à mon tour de me faire tuer. Cette fille aussi, cet elfe, cette jeune femme, allaient mourir.
Une image c'était soudain imposée dans mon esprit : cette jeune fille que je venais d'embrasser, couchée sur un grand lit blanc et aucun drap ne couvrant son corps presque nu. Sur sa poitrine reposait ses frêles mains et son pâle visage était encadré par ses cheveux en désordre. Ses magnifiques yeux étaient clos, sa bouche était entrouverte, mais nul souffle n'en sortait. La vie l'avait quittée. Puis, je me vis, moi, à son chevet, grave et triste, osant à peine la regarder.
La scène changea ensuite légèrement. Ce n'était plus moi qui me trouvait auprès de la dépouille, mais une autre fille que je reconnu immédiatement : Décepta, une demi-dragonne que j'avais rencontrer dans le désert des Salterens. Que faisais elle là ?
Avant que je n'ai élucider cette énigme, je me retrouva dans une plaine, avec le soleil qui se couchait à l'horizon. Deux enfants jouaient au loin et semblaient rire aux éclats. Je n'essayai pas de les interpeller, ayant compris que j'étais dans une sorte de vision, peut-être pure invention de mon esprit délirant. Je tentai de voir ce qu'il faisaient quand une voix retentit dans mon dos :

- Susanoo, Mina, ne vous éloigner pas trop !

Je me retournai lentement, sachant au fond de moi ce que j'allais découvrir.
Deux jeunes personnes se tenaient là, et c'était le garçon tout juste sortit de l'adolescence, aux cheveux blancs, qui venait de parler. Si je ne pouvais apercevoir leurs visages, cachés par une mystérieuse brume, je compris qu'ils souriaient. Et surtout, cette voix, ces longs doigts qui serrait la main de la jeune femme, je les connaissais. C'était moi.
Le paysage se transforma encore, et je ne vit plus qu'une chose. Il devait avoir entre 15 et 18 ans. Ses yeux était noirs et ses cheveux étaient roses, mais cela ne gâchait pas son charme, bien au contraire. Il souriait avec pureté et innocence. Et dans sa main se trouvait une lame blanche. Maculée de sang. Susanoo. Mon fils.
Il disparu et je me retrouvai devant l'elfe noir, de retour à la réalité. Que c'était-il passé ?
Je cherchais à comprendre si on m'avait ensorcelé ou si je m'étais évanoui, quand mon regard se posa sur le médaillon qui me tombait sur la poitrine, rouge comme les flammes, et brûlant. J'avais oublié ce... détail et je ne connaissais toujours pas tout ces pouvoirs. Etait-ce l'une de ces réactions, maintenant que nous étions au coeur de la magie démoniaque ? Le pressant contre ma paume, je sentis qu'il recelait encore d'une grande puissance magique. Il n'était presque pas diminué, en réalité, alors que je pensais en avoir épuisé au moins la moitié lors de la chute d'Omois. Comment était-ce possible ? J'écartai rapidement mon étrange amulette de mes pensées, puisque de toute façon, mes mains étaient liées par du fer d'Hymlia, je ne pouvais donc pas puiser dans son pouvoir.
Puis-j'en eu juste assez. Ils étaient venu pour nos voir sombrer et perdre espoir, ces sangraves ? Toutes ces âmes impures, qui tuaient des innocents pour sauver leur peau...
En pensant à cela, une autre scène me revint mémoire.


*****


Ils sont à mes trousses. Je le sais. Je le sens. J'entend leur souffle, leurs pas précipités. Je n'ai plus le choix. J'accélère. La ruelle est sombre, il est tard dans la nuit. Je n'ai que très peu de chance de croiser quelqu'un. Mais pourtant, j'aperçois une silhouette plus loin. Seule la lune éclaire la ville, je ne la voie pas très bien. Elle est jeune, à peine plus âgée que moins, qui n'ai que 15 ans, elle porte l'armure des gardes de Travia, ses longs cheveux blonds ondulent autour d'elle, ses yeux brillent dans pénombre. Et à sa ceinture est passé un long sabre. Mauvais. Très mauvais. Voir pire que ça. Je sens que mes poursuivants sont plus proches que ce que je pensais. Je n'ai pas le choix.

- POUSSE-TOI DE LA !

Mon cri déchire la nuit, la faisant sursauter. Elle se retourne. Et tire son sabre. Je fais de même tout en continuant à courir. Elle se me en garde. Je vient placer mon arme près de mon visage. Il ne reste plus qu'une centaine de mètres entre nous deux. Je tente une dernière tentative de persuasion, parlant aussi vite et aussi fort que mon souffle presque inexistant me le permet :

- Deril, voleur patenté ! J'ai des sangraves après moi !

Peine perdue, elle ne bouge pas. Je la comprend, je suis plus que suspect. Sauf que si ils me mettent la main dessus, ils me tuent. Et si je m'arrête pour combattre à ses côtés, ils nous tueront tout les deux. Non, on ne me laisse pas le choix. Est-ce le destin ? Tuer pour ne pas être tuer, se venger pour apaiser sa soif de sang, cela revient à la même chose. Je resserre mon étreinte sur la garde de mon sabre. Plus que quelques mètres...
Je positionne l'arme horizontalement, attendant le choc. Nous sommes tout proche. Sa lame arrive sur ma droite, sans que je l'ai repéré. Je n'ai pas le temps de me baisser. La pointe du sabre effleure mon torse, remonte brutalement pour entailler ma chair au niveau du cou. Insuffisant pour m'arrêter. Alors que je m'apprête à lui porter un cou non mortel pour pouvoir libérer le chemin, une vive douleur me transperce. Si forte, si terrifiante, que je doit reculer. J'ai le bras gauche tranché à moitié. Quand à-t-elle fait ça ?
- Bas-toi sérieusement, ou je vais finir par te tuer ! me lance-t-elle, méprisante.
Mais dans sa voix, je sens une urgence, une plainte. De la compassion peut-être ? Ou alors, elle ne sait pas si il faut me croire ou non, et dans le doute, elle préfère faire son devoir de garde. Les pas qui résonnent sur le sol, si proches, si pressants, me ramènent à la réalité. Je ne peux plus réfléchir, juste me battre.
A la même seconde, nous nous élançons. Encore une fois, nos corps se rapprochent, je vois sa lame arriver... Et rate mon torse de quelques centimètres. Je crois l'avoir évité, quand je distingue son sourire. Un rayon de lune fait briller la dague qu'elle tient dans sa main gauche et qui fonce vers ma gorge.
Le sang gicle. Je sombre dans un monde rouge, liquide et poisseux. J'en ai plein sur le visage, mon oeil droit est aveuglé. Distraitement, je lèche le sang qui à atteint mes lèvres. La fille baigne dans une mare rouge, couchée sur le sol. Moi, je suis presque indemne. L'une de mes mains que j'ai utilisé pour bloquer l'arme n'est plus que de la chair ensanglantée. Je jette un regard à la fille. Sa poitrine se soulève toujours et elle semble sourire, bien que j'ai réussi à ouvrir une plaie béante dans son ventre, transperçant son armure de mon sabre. Je n'ai pas le temps de lui administrer un Reparus.Je n'ai plus le temps de rien faire, car je les entends, à l'autre bout de la ruelle. Sachant parfaitement que cela ne servira à rien, je me plaque contre un mur, comptant sur l'ombre pour me dissimuler.
Et soudain, ils sont là. Cinq, vêtus de cape grise. Seul un n'a pas de capuche pour dissimuler son visage. Il est jeune, le même âge que moi, je dirais. Ses cheveux noirs tombent de manières désordonnés devant ses yeux sombres. Il dégage une sorte... d'aura. Quelque chose de terrifiant, qui me tord les entrailles.
En deux pas, il est près de moi. Je l'entend murmurer :

- Invisibilus...

Je baisse la tête. Je ne vois plus mes mains, ni mon corps. Mais que fait-il ?

- Je veux me battre seul contre toi. Aujourd'hui, je te laisse la chance de vivre un peu plus. La prochaine fois que nous nous rencontrons, l'un de nous deux mourras, tu peux en être certain...

Il se retourne vers les sangraves et annonce :

- Aucune trace du fuyard au cheveux blancs. On y va.

Pendant une seconde, je m'autorise à espérer. Goutte d'espoir, qui disparaît bien avant que j'ai eu le temps de croire en elle. Le sangrave sors une épée, la plante dans le torse de la fille au sol, puis me lance un dernier regard accompagné d'un sourire dément.



*****


Oui, au fond, je n'étais pas si différent des sangraves. Voilà pourquoi j'étais prêt à affronter mon destin.

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Dernière édition par Deril / Arren le Lun 24 Oct - 13:45, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Lun 8 Aoû - 22:18

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Lun 24 Oct - 13:46

[ Post (enfin) fini ]

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Mar 25 Oct - 22:02


(And say goodbye) to the heart you break
And all the cyanide you drank.

Je crois que … Je souffre. J’en ai marre qu’on se batte pour moi. C’est ça, la vie d’une moins que rien. Tout bascule, le monde n’a plus de goût, qu’une sombre parade qui se déploie devant toi et qui t’ouvre le chemin. Masque au visage, tu avances, tu fermes les yeux sur la réalité et souri malgré les larmes brûlantes qui coulent. Welcome to the Black Parade.
C’était dur, ce moment là, les gens se battent en aimant leur persécuteur qui les envoie à la guerre, le monde est fou, presque aussi fou que moi. Mais j’en ai assez, j’ai décidé de crier, point sur la table. A partir de maintenant, je me tais.


« Non, j'ai trouvez ce qui serait vraiment intéressant : je pourrais vous privez de chacun de vos sens, et du don de la parole. Le plus compliqué, c'est le toucher : il faut brûler jusqu'aux nerfs chaque centimètre carré de peau, ce qui peut se révéler fastidieux...mais je l'ai déjà fait. Et je pourrais ensite vous relâchez, privé de vos sens, de tout moyen de communication avec le monde extérieur. Avec la douleur et la haine pour seules compagnes de votre esprit brisé, enfermés dans la prison sans issue de vos corps meurtris, la folie vous rongera peu à peu, emportant avec elle les derniers lambeaux de votre être...
Et vous ne pourrez même pas réclamer la mort, la seule chose qui saurait vous libérer de vos tourments. Quand à vos proches, ils ne pourront pas vous la donner : par sentimentalisme, ils s'y opposeraient, tenteraient de vous sauver, de soigner votre corps et votre esprit...mais je connait les moyens de rendre cela impossible. Et vous ne pourrais même pas leur dire que seule la mort est à même de vous libérer.
Est-ce cela que vous désirer? Être condamner à voir partir en fumée les derniers lambeau de votre raison, et à attendre qu'une mort naturelle vienne enfin libérer votre âme brisée? Soyez coopératif, et vous vous éviterez peut-être un tel destin..
.
- Allez vous faire voir ! »

La voix surgit tel un fouet. Saphira fulminait, et sa seule envie était de démolir ceux qui se tenait en face d’elle. L’homme ne surpassait personne, et cet elfe de pacotille n’était pas une exception, même s’il était non humain. Il avait une apparence assez humanoïde et le fait de se sentir supérieur le faisait paraître si pathétique. Affreusement affreux comme disait – on.

« Elfe noir, ici et maintenant, en mon noble nom de Deril Natrillim, fils de Avalon, je te défie en combat singulier. Libère mes mains et affronte moi. Si tu gagne je ferais tout ce que tu me demande. Je te donnerais des informations sur des combattants d'Omois. Je me battrais même aux côtés des sangraves si tu le souhaite. Je suis prêt à faire une Parole de Sang. »

Des larmes coulaient sur les joues de la demi dragonne. Ils ne comprenaient rien. Cette cage corrompue la tuait, ces sangraves la tuait, cette vie la tuait. Il l’a tuait. Le fait de vouloir retenir une défunte sur Terre était horrible, et la jeune femme se jugeait morte. Et ce depuis si longtemps … Les yeux baissés, elle contemplait l’invisible. Elle était si morte, si dans une ambiance de deuil qu’elle ne remarqua pas l’hybride se diriger vers elle pour l’embrasser. Des larmes coulèrent de plus belle, telles de lames, mais cette fois ci, elle était prête. Shen Long était mort, Aréa quelque part, où ? Loin. Et cette réponse la satisfaisait. Et pour ce qui était de « Deril », comme il venait de se présenter, elle ne savait que faire. Il venait de se sacrifier d’une part, oublier sa mort et son propre danger, pourquoi l’envoyer balader ? Puis ces sangraves, pourquoi offrait – il la mort alors que des personnes s’étaient battus pour leur offrir la vie ? Tant d’incompréhension dans un monde de fou, tant de débilité que des cris s’étaient bloqués dans sa gorge. Son cœur dansait un sombre ballet.
Un ballet fatal.

Quand le brun parti, elle sentit une main l’arracher et la mettre hors d’était de nuire.

« Laissez moi partir en paix … S’il vous plaît … Si vous me voulez du bien, laissez moi m’endormir pour l’éternité … S’il vous plaît … »


Mama, we all go to hell.


Ses larmes brûlantes continuaient à zébrer son visage et elle ne trouvait plus la force de supporter ses bras en l’air. Des affreuses crampes, une position affreuse à tenir, pourquoi vouloir faire durer ce supplice ? En fait, elle avait l’impression de n’avoir que des Sangraves en face d’elle, des êtres ayant une soif intarissable de sang et de souffrance. Mais Deril n’en faisait pas parti, il voulait son bien même s’il ne connaissait pas sa souffrance et son égo brisé. Surtout que les êtres le plus proche d’elle avait disparu.

« Des fois, on veut du bien aux gens, mais on est maladroit … On croit bien faire, on fait une erreur et on tue cette personne sans regret. Mais des marques restent bloquées … »

Shen Long. Tu me manques malgré tout, toi et ton salopard de loup, vous me manquez …

« Des gens qu’on a pas vu depuis pas mal de temps. Qu’on considérait comme des sœurs ou qui étaient liés par le sang à nous. Qui vous suivait comme une ombre mais qu’un jour, on doit quitter. La vie est une ballerine. »

Décepta. Si tu savais à quel point je te regrette. Mais ton fichu caractère m’a mis hors de moi. J’en ai marre de te voir seule. Que devient tu d’ailleurs ?

Trop de questions qu’elle se posait, de questions sans réponses, des questions qu’elle ne serait jamais l’issue, et le visage des personnes qu’elle aimait se matérialisa dans son cerveau. Chaque image provoquait des soubresauts à son cœur en miettes. Plein de gens manquaient à l’appel, et ils ne seraient jamais là pour voir sa mort. La vie était une ballerine, elle tourne sans s’arrêter, tombe et se relève pour retourner malgré le danger. Mais la ballerine a une passion et s’apprête à la vivre jusqu’au bout, donc elle continua à voltiger jusqu’à tomber au plus profond du précipice en chantonnant un air de Rachmaninov au fond d’un trou dont elle ne sortira jamais. Mais elle sourit à la vie, heureuse et fière de mourir avec grâce. Saphira était cette ballerine, heureuse de mourir et souriant à la Faucheuse. Elle voulait mettre fin à ses jours pénibles, mais on l’en empêchait. En fait, les gens étaient des égoïstes, mais se cachaient.
La laisser partir en paix, n’était – ce pas trop demandé ?

Deril semblait plongé dans une réflexion intense, et l’elfe noir le contemplait. Les yeux violets de Saphira étaient inanimés, et une aura se formait autour d’elle, suppliante et macabre à souhait. Mourir. C’était sa seule utopie, sa seule envie, son seul but. Mourir. C’est ce qu’elle devait faire, c’était sa vie, c’était son histoire. Si elle devait sombrer, ce serait dans cette pièce immonde et tachée de sang, là où d’autres qu’elle y avait cédé le souffle.
Mourir. Mot à six lettres, mot qui signifiait la perte de soi même et la fin de ces jours. Après tout, la mort n’était – elle pas poétique en elle-même ? N’était – ce pas une poésie de céder sous les caprices du malheur ? N’était – ce pas plus égoïste de retenir une personne aux portes de cette mort. Si. Mais l’homme s’en fichait, l’homme était égoïste.
La vie était égoïste.
C’était peut – être pourquoi l’homme s’entendait si bien avec la vie. Cette ballerine était une sadique, et Saphira lui souriait. Et c’était avec un certain délice qu’elle allait regarder la Faucheuse squelettique entrer dans la salle pour tuer un des deux garçons. Le Sangrave ou Deril.


[J'ai posté avec Décepta, je sais, flemme de changer de compte .o. Et j'espère que c'est à la hauteur de vos espérances (:]

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Deril Natrilim
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Dim 11 Déc - 15:24

[ Je crois que je suis mal placé pour lui reprocher... Mais là, Fleur vient même plus... On fait quoi ? ]

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Dim 11 Déc - 18:14

[Hum ... On continue ? Saphi doit crever et on va pas attendre trente six milles ans non plus. Bref. On continue -tout ça pour dire ça je sais v.v-]

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Jeu 15 Déc - 20:42

Je ne disais rien. Après mettre fait casser par Liriel, je me calais sur une chaise, et croisa les jambes, attendant que mon ami l’elfe est finit son baratin. Mais les deux autres rebelles répliquèrent, et je ne dis rien, les laissant parler. Pourtant, mon regard se reveilla lorsque je sentis ou plutôt entendit l’hybride provoquer mon ami l’elfe sangrave. Je me relevai, et m’approchai. Je sentais la peur, la haine, bref tous se qui agitaient les rebelles que nous avions fait prisonnier. Je me levais donc, et m’approchai de l’hybride ; tordant du popotin comme un top sur un podium.

-Affronte donc nous ! Que l’on te rabatte le clapet une bonne fois pour toute ! Mes saches que je suis mi dragonne mi vampire, et que je ne suis donc pas facile à vaincre !

[Dsl vraiment courte, mais pour pas bloquer le rp je rep.]

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Sam 25 Fév - 10:57

« Elfe noir, ici et maintenant, en mon noble nom de Deril Natrillim, fils de Avalon, je te défie en combat singulier. Libère mes mains et affronte moi. Si tu gagne je ferais tout ce que tu me demande. Je te donnerais des informations sur des combattants d'Omois. Je me battrais même aux côtés des sangraves si tu le souhaite. Je suis prêt à faire une Parole de Sang. »


La situation m'échappait un peu. Ça n'était pas tout à fait comme cela que j'avais envisagé cette séance de torture.
L'hybride (lequel repondait au nom de Deril, apparamment) devait avoir un sérieux problème mental pour osez me défier en combat singulier. Et surtout, pour croire que Fleur accepterai ses conditions! Quand bien même il parviendrait à me vaincre, il était fort peu probable que la Sangrave accepte de libérer la demi-dragonne.
Deril devait vraiment etre totalement désespéré, pour faire une telle proposition. Meme s'il n'avait pas beaucoup d'autres choix...

Toujours est-il qu'il me proposait un duel, ce qui allait me permettre de me défouler, chose dont j'avais grand besoin.

- Soit, Deril Natrilim... Je relève le défi et accepte ce duel. Mais soit prévenu : si je gagne, ce qui quasiment certain, ta vie deviendra un enfer duquel tu auras toutes les peines du monde à t'échapper...

J'avais prononcé cette phrase sur un ton très satisfait, assuré que j'étais de ma victoire. Je m'approchais du râtelier d'arme qui se trouvait là, comme dans toute chambre de torture, et m'adressant à nouveau à l'hybride.

- Je te laisse le choix de l'arme, puisée quelles tiennes ont été confisquées. Choisis vite, qu'on en finisse rapidement. Il m'a semblé comprendre que nous avions un programme chargé... Dis-je ne jettent un regard à Fleur.

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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Sam 23 Juin - 16:58

[ RP avec le personage Deril ]


A pas lents et mesurés, réflechissant à une vaine stratégie pour me sortir de cet enfer, je me dirigeai vers l'elfe noir. Je ne le quittai pas des yeux, le défiant du regard. Ils m'avaient laissé le choix de l'arme... Mon attention se reporta sur le ratelier.
Le nombre d'invention que l'homme à inventé pour s'entretuer est fascinant. Ses plus grandes innovations ont été dans le domaine du meurtre. Tester les possibiltés, imaginer ce qui causerait le plus de souffrances, ce qui envoierait six pieds sous terre n'importe qui, créer des objets avec pour seule fonction d'apporter la mort... De la lance au fusil à pompe, cet art morbide s'étendait sur des millénaires, et ne cesserait probablement jamais d'exister. Nous ne pouvons nous empêcher de construire ce qui nous peut nous détruire. L'être humain n'a ni morale, ni sagesse. Il n'apprends pas de ces erreurs. Même sur Terre, où presque toutes les guerres ont cessé après la fin du second millénaire, jamais les armées n'ont mit autant de hargne à se perfectionner dans les diverses façons de renvoyer leurs semblables au néant.
Et pourtant, c'est cette folie meurtière qui me servira aujourd'hui, pour sauver ma vie pathétique.
J'ignorai masses d'armes, fléaux, haches, lances et autres arbalètes qui attendent patiemment d'être saisies, et ne tardai pas à mettre la main sur ce que je cherche. C'était pour moi une évidence. Je ne pouvais me battre, dans mon dernier combat, avec une autre arme pour m'accompagner.
J'enroulai mes longs doigts autour de sa poignée, et la tirai hors du ratelier d'un coup sec. Le métal reflétait la faible lueur qu'il y avait dans la prison, conférant à l'acier sans défaut une beauté qui me laissa sans voix. Je la contemplais quelques secondes, puis la lâchai brusquement, ne pouvant supporter son poids plus longtemps.

- Je suis à bout, on dirait...

Mon médaillon s'était mis à briller, petit à petit, répondant à ma demande.

- Tu es dans ton élément, ici, non ?

Le pouvoir afflua, sans prévenir. La puissance se répandit dans mes veines, me redonnant la force. Je goûtai avec délectation à ce retour à la normale. Je n'avais plus peur. Je n'étais plus faible. Un feu incontrôlable brulait en moi. Ceux qui m'approchaient en brûlaient. Mes ennemis comme mes alliés.
Mes pensées redevenaient claires. Mes yeux se rouvraient complètement. Ma fatigue s'envolaient, emportant avec elle les derniers doutes de mon esprit torturé.
D'un geste grâcieux, je récupérai l'épée qui gisait au sol, et la brandis aussi haut que mes muscles encore douloureux me le permettaient. Ce n'était pas qu'avec ma vie que je jouais. C'était avec celle d'une fille innocente, qui ne demendait qu'à vivre. Honneur et respect n'avais jamais vraiment fait partis de mon vocabulaire. Ils étaient loin derrière moi, à présent.

- A nous deux.

Ma lame redescendit, puis remonta avec vitesse et détermination vers le visage de l'elfe.
Je n'étais tout de fois pas entièrement rétablit - pas en si peu de temps -, et mon coup manqua de très près son cou.

- Slurk...


Dernière édition par Haru Rav'Rain le Sam 23 Juin - 17:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   Sam 23 Juin - 16:58

Le membre 'Haru Rav'Rain' a effectué l'action suivante : Lancer de sortilèges/ coups

'Bleu niv 1' :

Résultat :
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MessageSujet: Re: [A.C]Personne ne vous entendra crier Liriel,Luna,Deril,Saphy   

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