AccueilFAQRechercherGroupesMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Mer 13 Avr - 8:24



- PV -

Louvre A'Ronson & Sathra K'yll Aryus


    Je n'étais décidément, mais alors vraiment pas du tout, à l'aise au palais de Travia. Ce n'était pas que je n'aimais pas le coin, non, mais bon.. J'étais une Salteren qui se rendait quotidiennement à une prison tout de même. Deux mètres de mucles, de poils, de griffes et de crocs, ça ne passe pas inaperçu. Je me contrefous bien de ce que les gens peuvent penser exactement lorsqu'ils se retournent sur mon passage, mais bon.. sentir à tout instant le regard insistant de ces petits tas de chair blanche ne me mettais pas forcément à l'aise. Voilà l'expression, je n'étais pas très à l'aise. Le palais avait beau se tordre la cloison à reproduire un paysage aussi sec que le désert des Salterens pour que je puisse avoir un minimum de repères dans ce monde d'humains, je n'étais pas dans mon élément.. aussi, je profitais de retourner aux sources, laissant ma petite troupe de guerriers à l'abandon pour deux ou trois jours. Retourner chacun chez soi ne nous ferait pas de mal. Surtout à Exfall. Je peux vous dire que devoir supporter chaque jour les légendes ou chansons -du moins, ce qui était censé être ou même ressembler à des chansons- naines d'une voix bourrue, ça prenait rapidement la tête, ce qui me dirrigeait immédiatement à taper un bon coup sur la sienne. Il ne fallait pas lui en vouloir.. Le pays lui manquait, tout comme le silence du désert me manquait aussi !
En revenant au pays, je ne voulais pas retourner au camps de ma tribu, et recroiser mon père. Non. Pas envie de retrouver cette ordure. Aussi, j'arrivai à l'improviste chez la soeur de ma mère, qui était installée à Sala.. je craignais la réaction de ma tante, qui avait un caractère assez.. comment dire.. explosif ? Enfin, c'était le seul endroit où j'espérais pouvoir loger. Autrement.. autrement, je n'avais aucun plan, en fin de compte. Mon inquiétude retomba lorsque ma tant m'accueillit chaleureusement, voir un peu trop. Fallait dire qu'elle était plus imposante que moi, et que faire craquer des côtes dans une simple étreinte n'était pas ce qu'il y avait de plus compliqué pour elle. J'avais un logement. Ouf.

Je décidais de passer mon premier soir à Sala dehors. Je sais. Une charmante idée n'est-ce pas ? Mais je ne voulais pas gêner mes hôtes, et puis.. ce n'était pas une baguarre avec des ivrognes qui me faisait peur. Au contraire, ce serait un peu de divertissement pour mes muscles qui avaient bien besoin de s'exercer, même en 'vacances'.. Après avoir erré dans les rues qui se vidaient peu à peu, en même temps que la luminosité baissait et que la nuit pointait le bout de son museau, je finissais par m'arrêter devant une taverne qui n'avait pas l'air d'avoir si mauvaise mine. Allez, au pire, je ne m'y attarderais pas trop.
J'entrais dans les locaux à la chaleur étouffante, où quelques félins s'y retrouvaient déjà. Mon regard acéré parcourut un instant la salle, alors que je me dirrigeais vers le comptoir, prenant place sur un des sièges libres. Après une commande pronnoncée de ma voix rauque, le salteren derrière le comptoir me servit une breubière avec un oeil suspicieux. Oui, je suis bien une Salteren armée d'une énorme claymore qui ne sera plus rangée dans mon dos si tu continues à me toiser comme ça, oui, je suis dans une taverne au lieu d'être à la maison en train de m'occuper de gosses ou je ne sais quoi d'autre comme rôle attribué au sexe féminin, surtout à mon âge. Je bus une gorgée, savourant ma tranquille solitude. Qui ne dura pas longtemps.

- Tiens tiens, mais je reconnais cette cape blanche !

Je posais tranquillement la choppe en face de moi, et relevais la tête. A côté de moi se tenait à présent un immense salteren. Mon regard doré se posa sur le visage de celui qui venait de m'aborder. Mon poil s'hérissa sur tout le long de ma colonne vertébrale.

- Quel dommage que les crochiens t'aient pas bouffée ! tu m'as fait perdre de l'argent tu sais.. j'avais parié 5 crédits-mut or que t'allais pas tenir deux tours d'arène ! La tôle t'as renforcée, ma p'tite Sathra.

Oh pitié.. je pouvais pas saquer son arrgance, à cet Archas.. d'où il me connaissait ? eh bien, il était de la même tribu que moi tout simplement. Âgé d'un an de plus, il avait toujours été mon grand rivale, depuis qu'on était tout petits. Il avait eu la rage lorsqu'il avait appris que c'était moi qu'on avait envoyé à la tête du groupe qui était chargé d'une affaire qui valait beaucoup, beaucoup.. et je n'osais meme pas imaginer sa joie lorsqu'il apprit ma défaite cuisante et le fait qu'on m'ai immédiatement balancée au cachot et récompensée comme il se devait. Je fixais intensément la surface du comptoir sale. On se calme Sathra. Souuuuuuffleeeee. Lui tape pas dessus, pas tout de suite. Il s'appuya sur le comptoir et s'approcha un peu plus de moi.

- J'ai entendu dire que tu faisais de la lèche au Lancovit.. c'est vrai dis moi ?

Je retroussais légèrement mes babines, dévoilant mes crocs aiguisés. Il commençait à me taper sur les nerfs.

- Va miauler ailleurs, veux-tu ? Je voudrais pas avoir à te dégager moi-même de là.

Un sourire arrogant se dessina sur ses babines.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Jeu 14 Avr - 11:59

Un petit ricanement s’échappa de ma gorge sans que je le veuille tandis que mes fines lèvres s’étirèrent d’un sourire euphorique. Je lâchais un rugissement rauque de plaisir et m’installais un peu plus confortablement sur ma chaise, claquant bruyamment mes sombres bottes sur la table. J’étais richement vêtu ce soir, je ressortais d’un rendez-vous avec le Vizir, à qui j’ai dû personnellement lui faire le compte rendu d’une visite chez les elfes. Fatigué par la journée, j’avais balancé la cape chez mon frère, trop étouffante à mon goût et il était difficile de se déplacer avec, qui plus est. Bien que j’aimais m’habiller en prince. La finesse toute en discrétion des motifs de ma chemise noire pouvait parfaitement bien montrer que je n’étais pas qu’un imbécile provocateur, cynique et sournois, mais aussi quelqu’un de capable, qui peut faire preuve d’intelligence, de diplomatie et de tact. Par exemple.
Mais là n’était pas la question. En ce moment, j’étais en train de me détendre, en écoutant un artiste terrien remarquable. Sa voix rauque était si émouvante, par moment, on pouvait y sentir une blessure, une faiblesse, une cassure dans cette forte voix qui la rendait encore plus noble. Des violons l’accompagnaient, ce son criard se mariait pourtant magnifiquement bien avec la voix de contrebasse de l’homme, le rendu en était tellement harmonieux que j’aurai pu mettre une majuscule à cet adjectif.


Soudain, un puissant courant d’air et le frôlement d’un bois sur mon visage me fit sortir de mon cocon et faillit me faire faire une crise cardiaque. Aussi. D’ailleurs. Je tournais doucement la tête : la porte s’était simplement ouverte. J’avais oublié ce détail. J’avais très mal choisi ma place, j’étais juste à côté de la porte et je risquais à tout moment de la recevoir en pleine face. Je fus tenté de sortir et écouter en toute intimité l’histoire de l’homme/contrebasse. Mais il fallait bien l’avouer : j’avais une flemme infaillible ce soir. Je fis donc un peu plus attention à ce qui passait autour de moi, tandis que je montais le son toujours plus fort pour n’entendre plus que lui. Cela donnait un rendu assez original : les clients buvaient comme des trous, riaient grassement, gueulaient comme des putois mais dans mes oreilles, résonnait un immense orchestre où la Finesse (et là, je n’hésite pas à mettre une majuscule) de la musique contrastait totalement avec le tableau pittoresque et barbare que j’avais sous les yeux. Je baladais mon regard comme un travelling à l’horizontal dans les films, frôlant des yeux les dos ronds et gros des abrutis accoudés au comptoir. Quelque chose clocha tout à coup et je ne mis pas longtemps à voir ce que c’était : sous une cape informe, on devinait la silhouette menue d’une Salteren. Il y avait quelque chose de différent en elle, quelque chose de plus… raffiné.

Je pris ma chope de bière et me préparais à me lever, toujours prêt pour une nouvelle rencontre, quand bizarrement, l’agitation se fit autour d’elle. Un autre Salteren venait de l’aborder, je ne l’avais jamais vu, et peu m’importait de savoir qui c’était. Par contre la Salteren… me fit brusquement déglutir et mes poils s’hérissèrent. Si j’avais été humain, j’aurai blêmis.
Sathra. Nous nous connaissions depuis quelques années maintenant… elle a deux ans de moins que moi, j’avais tendance à mépriser (tout en restant gentil, je n’étais pas idiot tout de même) les personnes moins âgées que moi. Elle l’a vu. Et m’a tout de suite fait regretter. Elle a gagné mon respect (bon je l’avoue, il n’est pas cher payé) et ce malgré le fait qu’elle soit du sexe opposé, j’admirais en elle sa force, et la tête brûlée qu’elle était me faisait plus rire qu’autre chose. J’avais vraiment l’impression d’avoir une relation fraternelle avec elle, comme Satnaam.
Je fis voler mes pensées nostalgiques et reposai mon regard sur les deux jeunes Salterens.
Sathra semblait prêt à péter la tête de l’autre et lui faire amèrement regretter d’être venu l’embêter. Je laissais ma bière où elle était et me dirigeais vers les deux cocos. C’était risquer ce que j’allais faire, je risquais de m’en prendre plein la trempe, mais c’est pas tous les jours qu’on a de telles occasions de rire un peu.


J’avalais les derniers mètres, ma patte griffue frôla la tête de Sathra et je passais mon bras autour de ses épaules, y fit une légère pression tout en restant délicat pour ne pas l’affoler et offrit un magnifique sourire à son interlocuteur. Malgré ma mine réjoui et ma susurrante et veloutée, mon regard d’ambre, lui, était de glace. Je sortis la phrase qui me vaudra certainement une bonne paire de claques. J’espérais que Sathra n’aurait pas l’envie de m’humilier et jouerait le jeu.

- Ca va chéri ?

____________________


Dernière édition par Louvre A'Ronson le Sam 23 Avr - 13:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Sam 23 Avr - 3:28


    - Ca va chéri ?

    Un électrisant frisson parcourut mon corps déjà tendu par l'agaçement lorsque je sentis un contact chaud se glisser dans mon dos, passant autour de mes épaules. Le geste n'était en rien agressif ou brusque, bien au contraire, la pression de cette étreinte était légère et amicale. Malgré ce fait, c'était risqué, très risqué pour quelconque créature poilue ou non de se permettre de me saisir par surprise avec autant de familarité. Et en aucun cas je n'avais pas besoin qu'une boule de poils de plus vienne m'ennuyer, j'avais déjà l'autre abruti sur le dos pour me courir sur le système. Aussi je m'apprêtais à violemment dégager le bras qui s'était glissé autour de mes épaules, que je m'arrêtais net lorsque mon regard croisa celui du Salteren qui avait fait irruption dans ma conversation avec Archas qui commençait à devenir agitée.

    Ce regard d'un glacial ambre m'était bien trop familier pour que je ne le reconnaisse pas immédiatement. Je rendis immédiatement au Salteren le sourire qu'il m'adressais, dévoilant mes canines acérées. Je sentis mes muscles se détendre petit à petit. Mon premier contact avec Louvre n'avait pas été aussi agréable; tout simplement, puisque le premier regard qu'il avait posé sur moi était bien trop méprisant à mon goût. Il me suffisait d'une première impression pour fixer une image à quelqu'un.. et il ne me fut pas difficile de me faire une image froide et désagréable de ce Salteren. Ce qui me connaissent, savent que j'ai le sang chaud.. bouillant même. Il ne me fallut que peu de temps pour vouloir faire regretter à Louvre son attitude envers moi.. ce qui, contre toute attente, fut bénéfique quant à nos liens sociaux, qui se sont nettement améliorés par la suite. Gagner son respect, me permit de mieux cerner ce personnage qui malgré son cynisme pouvait être d'une agréable compagnie. Et sa malicieuse intervention, alluma une lueur enjouée dans mon regard doré.

    - Tu en as mis du temps dis moi.. tu commençais à me manquer, tu sais ?

    C'est sur le même ton qui je lui avais répondu, arborant un sourire aussi tendre que possible. En ton cas, cette façon de m'exprimer ne m'était stricement en RIEN habituelle.. J'arborais ce ton disons, tous les cinq mille ans ? Enfin, on me l'avait souvent reproché, j'étais plus une brute de guerrière qu'autre chose. Ce qui ne voulait pas dire que je n'avais pas de coeur, non ! Mes pensées divaguèrent rapidement vers Jennie, la petite voleuse qui elle était mon contraire; fine et légère, elle était bien plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air. Ne jamais se fier aux apparences, n'est-ce pas..
    Enfin, face à la situation, Archas affichait une mine décontenancée. Louvre était tout de même habillé richement, ce qui suggérait à première vue un statut important dans l'hiérarchie Salteren. Et les Salteren haut placés, mieux valait ne pas y poser une griffe, au risque de se mettre tout le gratin poilu sur le dos, ce qu'on peut rapidement regretter. Décevoir le Grand Vizir, m'avait fait d'ailleurs expérimenter la chose. Et Archas n'était pas prêt de vouloir se retrouver à ma place. C'est sur un ton froid et agacé qu'il me salua.

    - On se revoit plus tard, K'yll Aryus.

    Je le fusillai du regard. J'avais horreur que l'on m'appelle par mon nom, l'image de mon père apparaissant immédiatement dans mon esprit.
    Dès que le Salteren fut hors de vue, je poussai un soupir rauque et me retournais vers Louvre. Avec un sourire en coin, je fermais mon poing et donnais un petit coup amical - sans force ni élan bien évidemment, juste histoire de le bousculer un peu - sur le côté de son museau.

    - Ben alors, qu'est-ce que monseigneur Louvre fiche fringué comme un prince en si rustre compagnie ?

    Lui adressais-je, me moquant gentiment. Ca me faisait plaisir de revoir ce museau. Après tout, les Salterens dont j'étais proche étaient plutôt rares, et Louvre en faisait partie à mes yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 24 Avr - 10:16

- Tu en as mis du temps dis-moi… tu commençais à me manquer, tu sais ?

Le jeune imprudent qui s’était frotté à Sathra me lança un regard calculateur, jugeant si j’étais potentiellement dangereux ou non. Je laissais fleurir un sourire de délice sur mes lèvres. Je répondis à Sathra et en profitais pour faire comprendre à l’idiot que oui, j’étais dangereux et que mon amie ici présente et moi-même formions une très belle équipe capable de grandes choses. Sathra est un redoutable adversaire et invoquer son courroux (pourquoi je parle d’elle comme si c’était une divinité… ?) n’était pas du tout une bonne idée.

- Je sais, pardonne-moi… le Grand Vizir m’a un peu retenu, il voulait que je lui livre tous les détails de la visite de courtoisie chez les elfes, qui s’est magnifiquement bien passé d’ailleurs, il a tenu à ma féliciter. Il a brièvement parlé de toi. En bien évidemment.

Je me penchais et effleurais de mes lèvres les siennes. Je me retins de rugir de plaisir. Deux de choses d’une : Sathra ayant commencé à jouer le jeu, elle ne pouvait qu’aller jusqu’au bout. Elle ne pouvait donc pas me filer une monumentale claque (que je devais certainement mériter, ceci dit…). De deux : Sathra faisait partie des bombes de la ville, comme celles qu’on pourrait mettre dans le top 5 des Salterens les plus sexy de la capitale (et en plus elle a du plomb dans la cervelle, que rêver de plus ?). Avoir pu frôler ses lèvres (‘fin, ce qui lui servait de bouche quoi) faisait de moi le Don Juan de Sala. Toutes les femmes accourront vers moi pour pouvoir dire « Ouais bah la bombe là, Sathra, ben je lui ai piqué son homme » et moi je serais heureux… HEUREUX je vous dis.
Je me redressais et replantais mon regard dans celui de l’autre imbécile, triomphant.
Un Salteren félicité par le Grand Vizir lui-même ne pouvait qu’être un guerrier aguerri et efficace. J’accentuais mon regard. Très efficace.
Tout un rassemblement s’était fait autour de nous et un silence de plomb régnait dans la salle. Les gens attendaient de voir comment le combat se déroulerait. Combat qui n’aura finalement pas lieu. Le Salteren fusillait du regard Sathra qui faisait de même et lança une menace en l’air. Il passa près de moi et je pris une grande inspiration pour me grandir: je faisais quelques centimètres de plus que lui, je pouvais donc baisser le regard sur sa petite gueule et le mépriser autant que possible. Je vis dans ses yeux une pointe d’inquiétude et je m’en délectais…
Il quitta les lieux et la taverne repris vie par des chuchotements, puis des grognements et même quelques rires jusqu’à ce que le brouhaha habituel revienne. Les gens recommencèrent à brailler et à boire. Je me retournais sur Sathra et mon sourire ne bougea pas d’un poil. J’étais réellement content de la revoir. Elle avait les habitudes, les vêtements… l’odeur même du pays ! Une brise nostalgique sembla souffler dans l’air. Ca me faisait un bien fou. C’était une amie qui m’était chère. Elle ne me connaissait pas vraiment, je ne lui parlais pas beaucoup de moi mais elle en savait assez pour que nous ne nous considérions pas comme des étrangers. J’étais plus détendu avec les gens qui en savaient peu sur mon compte. J’étais moi. L’authentique Louvre. Celui qui a un cœur et un grand. Le peu qu’elle connaît de moi est le meilleur, ce que je veux que les gens retiennent de moi sans pour autant surjouer ou m’embellir. Je suis mal à l’aise avec les gens qui me connaissent jusqu’à savoir la couleur de mon premier caleçon.
Elle me sortit de ma rêverie par un petit coup amical au museau, une petite manie chez elle, ce qui me réjouit encore plus. Comme j’étais heureux de la revoir…

- Ben alors, qu'est-ce que monseigneur Louvre fiche fringué comme un prince en si rustre compagnie ?

Je ris un instant et l’invitais à s’asseoir à mes côtés. En nous dirigeant vers la table, je ne pus m’empêcher de plaisanter :

- « En si rustre compagnie » ? Je ne vois pas en quoi la magnifique créature de rêve que j’ai sous les yeux est-elle grossière ! (Que voulez-vous ? Je suis un éternelle séducteur) Oh ! Tu voulais peut-être parler de l’imbécile d’il y a deux minutes… ? Celui qui en a autant dans le pantalon qu’un escargot et aussi résistant qu’une crevette en rut… ? Je déclarais, ironique : « Charmant ce garçon ! ».

Nous y arrivâmes. La table était toujours aussi mal placée bien sûr. Je m’installais à la place la plus risquée, chose qui étonna la moitié des hommes ici. Eux, ils auraient laissé Sathra s’y asseoir. Le genre féminin était vraiment rétrogradé au statut d’objet. Ce devait être l’unique chose avec quoi j’étais vraiment en désaccord avec la politique du pays. En rencontrant Sathra, elle m’a bien fait comprendre, et certainement involontairement, que le sexe féminin pouvait être intéressant autrement qu’au lit, et qu’il pouvait (devait, même) faire l’objet d’une grande admiration. Aussi, c’était avec une certaine fierté que je m’étais installé sur cette chaise toute bête. Je me sentis dans la peau de Victor Hugo. C’était un terrien qui avait combattu la société de son époque et qui avait réussi à la faire changer. La culture terrienne m’intéressait énormément.
Bref, c’était pas ça le sujet. J’attendais qu’elle soit servi (par un jeune et grand elfe qui avait dû m’entendre parler de son royaume car il me lança un regard anxieux) pour lui répondre avec un sourire mi-figue, mi-raisin. Je fixais mon verre et ouvrit la bouche pour parler. J’étais un peu dans le pétrin et avec beaucoup de chances, elle m’aiderait. Je refermais ma gueule en un claquement sec. J’ancrais mes yeux dans les siens en y réfléchissant… je venais de l’embrasser, elle allait certainement refuser…
Je bus une gorgée et commençais à lui résumer toute l’histoire. Qui ne tente rien n’a rien.


- Et bien voilà, je te l’ai dit, j’étais chez les Vizir et ça a été assez intéressant. Je devais aller chez les elfes, ‘fin un truc bien barbant quoi, et j’ai donné mon compte rendu etc. Sauf qu’apparemment notre cher Vizir a quelque chose derrière la tête car la bonne conduite de ce petit raid sans importance l’a mis dans une telle joie qu’il a voulu que je vienne ce soir à 20h célébrer cela comme il se doit. Je marquais une pause. Avec ma compagne. Seconde pause. Que je n’ai pas. Donc là je me console avec une bière.

Elle n’était pas bête, loin de là, elle due comprendre à mon regard ce que j’avais en tête : qu’elle se fasse passer pour la petite amie que je n’ai pas. C’était risqué. Premièrement, ce n’était pas son genre, elle c’était une guerrière, elle n’était pas du genre à faire la belle (ce qui rendait les mâle encore plus fous). Deuxièmement… elle pouvait très bien refuser.
Je fis mon regard le plus suppliant possible, transformant le glaceux ambre de mes yeux en un or liquide… j’en étais très fier de ce regard : il faisait craquer toute les filles… sauf que Sathra était plus tenace qu’un morceau de bambou… Ça n’allait pas être du gâteau.
Ma voix rauque sembla se casser. Je susurrais.


- Je t’en prie…

Bon, là, ma dignité venait d’en prendre un coup… qu’est ce qu’on ferait pas pour avoir les bonnes grâces d’une femme. Et par extension, celles du Grand Vizir. Si je manquais à cette réception, à coup sûr c’était raté.
Il me restait 3h pour préparer ma venue. Il fallait que je trouve quelqu’un pour m’accompagner et j’allais certainement pas aller demander à mon petit et boulimique frère cadet. Je croyais bien trop en les femmes pour ça…



[HJ : J’ai oublié de remplacer le « X ans » par « deux ans » dans le rp précédent ^^, je savais pas quel âge avait Sathra quand j’ai tapé le texte >< ]

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 24 Avr - 13:17

- « En si rustre compagnie » ? Je ne vois pas en quoi la magnifique créature de rêve que j’ai sous les yeux est-elle grossière ! Oh ! Tu voulais peut-être parler de l’imbécile d’il y a deux minutes… ? Celui qui en a autant dans le pantalon qu’un escargot et aussi résistant qu’une crevette en rut… ? Charmant ce garçon !

Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un rire à ses mots. Louvre, le charmeur de ces dames. Malgré le fait que j'avais serré discrètement le poing lorsqu'il avait eu le sacré culot de venir frôler mes lèvres des siennes pour me retenir de ne pas l'envoyer bouler dans l'immédiat (cela avait beau être un jeu, si j'avais su qu'il s'y risquerait autant je ne sais pas si je m'y serais lancée aussi volontairement..), cette facette séductrice du Salteren m'amusait énormément, puisqu'il l'appliquait à toute charmante demoiselle et que malgré le fait que je ne me considérais pas en faire partie, il ne manquait jamais de me caler un commentaire flatteur. Ceci accompagné d'une touche d'humour qui, il fallait l'avouer, me faisait bien rire à chaque fois. Souvent, je pensais aux personnes qui ne voulaient pas, ou n'avaient pas su, apprendre à le connaître. Car une fois que c'était fait, on pouvait démentir en un clin d'oeil le stéréotype cruel et bourru du puissant mâle Salteren. Oh, bien sûr, il y en a toujours pleins Sala, mais Louvre, lui, était plus raffiné que ça. Celui-ci m'invita d'ailleurs à la table où il se tenait précédemment. Pas très bien placée, à vrai dire, puisqu'elle était à côté de la porte, et si quelqu'un avait la bonne idée de la pousser bien trop violemment, elle risquait d'atterrir directement dans la tête de celui qui était assis à côté. Louvre, en bon gentleman, s'assit à cette place, ce qui me tira un sourire, et quelques regards étonnés de notre entourage. Il faut dire, lorsqu'Archas avait décidé de jouer les trouble fête, et que Louvre s'en était mêlé, on avait pas mal attiré l'attention..
Alors qu'un elfe venait de poser une choppe en face de moi, un claquement de mâchoires attira mon attention. Mes oreilles se dressèrent, et je relevais le regard vers Louvre, qui y plongea le sien, semblant réfléchir à quelque chose. Ho ho.. qu'est-ce qu'il allait encore me sortir celui-là..

- Et bien voilà, je te l’ai dit, j’étais chez les Vizir et ça a été assez intéressant. Je devais aller chez les elfes, ‘fin un truc bien barbant quoi, et j’ai donné mon compte rendu etc. Sauf qu’apparemment notre cher Vizir a quelque chose derrière la tête car la bonne conduite de ce petit raid sans importance l’a mis dans une telle joie qu’il a voulu que je vienne ce soir à 20h célébrer cela comme il se doit. Avec ma compagne. Que je n’ai pas. Donc là je me console avec une bière.

Un large sourire s'était dessiné sur mes babines. Ah. C'était donc ça. Il était tout seul et il avait besoin d'une potiche pour une soirée chez les Vizirs. Et le hasard a fait que ce soir même, il me croise, Salteren du sexe féminin, dans un lieu ou le sexe masculin dominait. Ah, il n'y avait que moi pour venir boire une bière dans de tels lieux. J'étais donc potentiellement sa seule solution. Je lui aurait volontiers rendu service, mais là, c'était une situation un peu délicate pour moi ; il me demandait de jouer le raffiné. Milieu où je n'étais franchement pas à l'aise. Oh que non, je préférais largement un lieu malfamé à l'atmosphère lourde et étouffante qu'à un dîner où je devais jouer la carte de la finesse féminine. Louvre devait sans aucun doute se douter de mon iminente réponse négative à sa demande posée d'une façon sous-entendue pourtant tout à fait charmante, puisqu'il me lança un regard suppliant. Vous savez, ce genre de regard qui fait fondre n'importe quelle damoiselle. Je continuais à soutenir pourtant son regard, une expression amusée sur le visage.

- Je t’en prie…


Il avait de quoi amadouer tout de même.. Je poussais un soupir et passais une de mes pattes derrière la nuque, réfléchissant.

- Mmmhh.. je sais pas si tu ferais vraiment bonne figure si je t'y accompagnais, puisque tes hôtes de ce soir ne me portent plus vraiment dans leur coeur.

D'un autre côté, le fait que je m'en sois sortie des tours d'arènes avec autant de succès était témoin de ma force, ce qui pouvait peut-être augmenter un peu ma côte auprès des Vizirs. De plus, jamais je n'avais eu l'occasion de recevoir leurs ordres en face, puisqu'ils étaient toujours transmis par messagers, et que le compte rendu était aussi effectué de la même manière.. Si jamais je me retrouvais en face d'eux, il me faudrait beaucoup de chance pour que ça passe crème.. soit il fallait qu'ils ne se souviennent pas de mon nom, soit ils s'étonnaient de me voir en vie après ce qui m'avait été infligé, et mon image se redorerait. Ceci au meilleur des cas. Enfin. Je n'avais plus grand chose à voir avec la haute hiérarchie Salteren, puisque maintenant j'avais un boulot sûr basé au Lancovit.
Je sortis de ma rélfexion, et reportait à nouveau mon attention sur Louvre. Ah, qu'est-ce que j'étais pas capable de faire pour ceux auxquels je tenais..

- Au point où nous en sommes chéri, allons donc dîner !

J'esquissais un sourire en coin, et me penchais vers lui, m'appuyant sur la table. Ma voix grave souffla quelques mots sur un ton aussi suave que menaçant.

- Juste une chose, ne t'avise pas de me réembrasser, parce que je ne sais pas si ma main se retiendra la prochaine fois.

Je plaisantais, bien évidemment.
Enfin. A moitié.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Lun 25 Avr - 10:31

Plus je parlais, plus elle souriait… et plus je flippais. Je déglutis discrètement. Elle tardait à répondre, peut-être même qu’elle en prenait du plaisir à me faire languir. Nos yeux soudés, je tentais de savoir en son regard ce qu’elle allait me répondre mais je n’obtins aucune réponse. Je me reculais sur ma chaise, défaitiste, et baissais les yeux sur ma bière. Ce qu’elle me dit ensuite ne me réconforta pas, au contraire. Je soupirais : je devrais me débrouiller seul.

- Mmmhh… je sais pas si tu ferais vraiment bonne figure si je t’y accompagnais, puisque tes hôtes de ce soir ne me portent plus vraiment dans leur cœur.

C’est bon, j’ai compris, je vais devoir me débrouiller seul comme d’habitude. Enfin… ce n’était pas plus mal : je n’aurais aucun compte à rendre. Je ne pouvais pourtant pas m’empêcher d’être aigri. Impassible, les yeux baissés, je croisais les bras sur ma poitrine. Je venais quand même de la sortir d’une mauvaise passe. Le Salteren de tout à l’heure aurait bien pu lui faire une sacré crasse. Même si Sathra ne manquait pas de technique et de force, lui non plus ne semblait pas démuni, il aurait été un coriace adversaire. Et voilà comment elle me remerciait. Je fis l’inventaire de tous les services que je lui avais rendu. La liste était longue, malheureusement elle aussi pouvait prétendre avoir une longue liste sur ce sujet…
Tandis qu’une vague lente et involontaire commençait à s’imposer dans mon cœur, elle continua.


- Au point où nous en sommes chéri, allons donc dîner !


Je relevais tout de suite mes prunelles. J’étais tellement surpris que j’en oubliais même de l’afficher sur mon visage. Je me contentais de la regarder, bêtement, en position de défense, comme un enfant qui bouderait. Soudain je percutais et je saisis l’info. Tout content comme un gosse, je souris. Elle se pencha et pris appuie sur la table. Si elle pouvait voir le décolleté que cela lui faisait elle se serait vite redressée… mon sourire s’agrandit. Pourtant elle réussit à me faire regarder ailleurs. Y’a qu’elle pour accomplir un tel exploit. Tout de même… j’avais un magnifique spectacle sous les yeux… sa poitrine, deux melons apparemment bien juteux, il serait inconvenant de ne pas vouloir les croquer… je pourrais même tendre la pâte et toucher, sentir ces melons, comme au marché quand on veut choisir les meilleurs (et là, c’était des bons, des très bons)… sauf que là, ce n’était plus les melons que je regardais, ses yeux avaient emprisonné les miens. Je me penchais à mon tour. Nous étions là, tous les deux, à une table mal placée d’un bar en train de nous regarder, l’un pourrait lire dans l’autre comme dans une livre ouvert si la pudeur n’avait pas été là pour leur en empêché. Elle semblait vaguement menaçante, pourtant c’est dans cet endroit enfumé à basse lumière que j’eus l’impression que nous ne pouvions être plus complices qu’à cet instant, tous les deux penchés sur cette table. Sa voix suave s’éleva et vint me susurrer à l’oreille.

- Juste une chose, ne t’avise plus de me réembrasser, parce que je ne sais pas si ma main se retiendra la prochaine fois.

Il est vrai que je l’avais senti se tendre quand je lui ai volé ce baiser. Je ne pus m’empêcher de plaisanter, mes yeux rirent pour moi et mon sourire fut interminable. Malgré cela, je pris la menace au sérieux. Je la respectais bien trop, et puis je ne voudrais pas la contrarier… ‘fin, tant que cette soirée ne sera pas achevée.

- Arrête de dire n’importe quoi, je suis sûr que tu as adoré. Je SAIS que tu as adoré !

Je partis en un grand rire tonitruant, savourant mes quelques heures avant le dîner.

Il était 20h moins 20 et j’étais là à attendre bêtement Sathra sur le pas de sa porte comme un Roméo attendrait sa Juliette. Sauf que Sathra et moi avions plus de classe, il fallait l’avouer. J’étais particulièrement tendu. La journée avait été longue et chiante et elle n’était pas encore achevée. J’avais allumé un cigare, un « havane ». Trouvaille espagnole, sur Terre. Je ne savais même pas si c’était autorisé sur Autre-Monde et je m’en fichais. Un rectangle de lumière m’éblouis : sa porte venait de s’ouvrir et dans son embrasure, une Salteren méconnaissable. J’en ferai presque tomber mon havane tiens… Sathra se tenait là, devant, habillée en tenue traditionnelle, blanche avec des ornements dorés que je lui avais donnés. Elle portait une longue jupe blanche justement ceinturé par un de ces ornements qui mettait en valeur ses hanches et sa fine taille. Son ventre était à découvert mais sa poitrine était (malheureusement) couverte par du tissu immaculé. Elle portait une coiffe comme la femme du pharaon elle-même aurait pu porter (‘fin je crois… c’était une autre histoire terrienne un peu bizarre). Elle était irrésistiblement sexy.
Je me sentis un peu con moi, en la voyant si belle. Je m’étais changé : costard-cravate blancs (c’est mon corps, je m’habille comme je veux), je portais simplement une médaille (en or, bien sûr) histoire qu’on ne me prenne pas pour un serveur. Ce qui serait un comble, d’ailleurs.
Je reportais mon attention sur ma femme d’un soir. Et décrétais comme le goujat que j’étais, le regard doux, la voix mielleuse.


- Tu sais, quand on voit d’aussi belles pastèques (référence à sa chute de rein), et de si beaux melons… c’est très dur de ne pas vouloir les goûter…

Je laissais un ange passer puis finit par dire.

- C’est une autre manière de dire que tu es magnifique.

Je lui offris un sourire sincère. Nous déambulâmes dans les rues de Sala. Les bâtiments s’agrandissaient, s’enrichissaient au fur et à mesure que nous progressions. Je fixais le sol dallé, un peu mal à l’aise. Je pris une grande inspiration.

- Plus sérieusement… merci d’avoir accepté. Et puis t’inquiète pas, on va pouvoir se moquer allègrement de ces petits bourges.


Tout ce que je retenais de cette histoire, c’est que j’avais une dette envers elle désormais.
Je soupirais. Nous marchions en silence jusqu’au château royal du Vizir. La présence de la Salteren me détendit un petit peu. Un petit nain nous ouvrit les portes de la demeure et un long couloir s’étendait devant nous. Tout était de blanc et d’or, le sol était si bien lavé que les deux jeunes guerriers pouvaient se voir par terre. Je nous vis tous les deux, elle à mon bras, comme deux jeunes mariés. C’était étrange mais le mariage était une chose que je voulais absolument vivre dans ma vie… comme avoir des enfants par exemple. Sauf que je me voyais mal, marié et père de famille avec Sathra…
Je retins un gloussement à la vision de la sauvage Salteren, en train de donner le sein à un petit microbe (quoique ce serait bien… on peut se rincer l’œil ainsi).
Je relevais la tête. Au bout on pouvait voir la salle de bal et quelques couples danser. Etrange, je pensais que c’était un simple dîné… bah, le Vizir a toujours été très excentrique. Tu lui apporte une poule terrienne et il te nomme sergent-chef. Je lançais un bref regard à Sathra, elle ne semblait pas du tout à l’aise. Ce qui était compréhensible, c’était les armes qu’elle utilisait elle, pas les mots. J’étais, quant à moi, assez tranquille, j’avais pris l’habitude de ce genre de réception où tu dois lever le petit doigt en buvant ton verre et c’est bon, t’es considéré comme raffiné etc.
Je pressais gentiment son bras et lui murmurais :

- T’inquiète, ça va bien se passer, on restera pas longtemps et si ça peut te faire plaisir, on aura cas aller dans le bar le plus mal famé de la ville si ça peut te détendre.

Mon ton était légèrement sarcastique et je le regrettais vivement. Je lui offris le plus doux des regards et le plus éclatant des sourires pour la tranquilliser.
Nous étions à deux pas de la salle. Après que je nous ai fait connaître par le videur, je regardais danser les couples mais ne fis aucun pas pour entrer.


- Prête ?

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Lun 25 Avr - 13:27

Le salteren mit un certain temps à percuter sur le fait que j'acceptais de l'accompagner ce soir là, puisqu'il mis quelques secondes à perdre l'expression boudeuse qui se dessinait sur son visage alors qu'il pensait que je refuserais. Je ne pus m'empêcher de répondre au sourire qu'il arborait aux lèvres, ceci accompagné d'une attitude digne de gosse qui apprend qu'on va l'emmener à la fête d'anniversaire de son copain. Il prit le soin de m'imiter lorsque je me penchais vers lui, nos deux regards accrochés l'un à l'autre, immobiles et silencieux dans un endroit où régnait un bordel de rires tonitruants et de choppes frappant le bois. Sans doute étions nous les plus tranquilles, et les plus instruits de cette taverne.. Ce bref instant où nous nous fixions mutuellement était un de ces moments particuliers, ces petite moments quelconques et précis dont on se souvient très bien pourtant et qui nous reviennent immédiatement à l'esprit quand on pense à la personne avec qui on l'a partagé. Sans doute, puisque c'est dans ce genre de petit moment, qu'on partage une intense complicité qui fait le bonheur d'une relation entre deux personnes. J'étais à l'aise avec Louvre, en face de lui, chaque regard inistant sur son jumeau.

- Arrête de dire n’importe quoi, je suis sûr que tu as adoré. Je SAIS que tu as adoré !


Il éclata de rire, et il ne me fallut pas longtemps pour joindre le mien au sien. D'une certaine manière, il n'avait pas tord; cela n'avait pas été aussi désagréable que je le faisais savoir. Ce n'était que mon amour-propre qui parlait.

Avant de nous rendre au dîner, il fallait bien que je me change, puisque se rendre à un repas de courtoisie vêtue de bout de cuir plus tout à fait clairs puisque couverts de la poussière accumulée la journée, n'était pas ce qu'il y avait de plus commode. Aussi, chacun de nous deux étaient rentrés chez soi pour se changer, il était convenu que Louvre m'attendrait devant chez moi. Enfin, chez moi.. chez ma tante, pour être exacte. Elle fut d'ailleurs surprise par le fait que je sois rentrée aussi tôt, et ce avec sous le bras une saccoche que je n'avais pas lorsque j'étais partie. Et son étonnement s'accentua lorsque je lui demandais si elle n'avait pas une tenue traditionnelle sous la main à me refiler.. Lorsque je lui expliquai que j'étais conviée à un dîner important, elle comprit immédiatement qu'il y avait un homme dans l'histoire. Argh. Je venais de me condamner à un interminable interrogatoire. Qui c'est ? il a belle allure ? il a un bon job j'espère ! et assurer que ce n'était qu'un ami que je dépannais n'y faisait rien. Enfin, ce fut donc avec plaisir que ma chère tante m'imposa la façon dont je serai présentée. Heureusement d'ailleurs, parce que je n'avais pas vraiment l'habitude de m'habiller de façon aussi féminine.. rien que le fait de porter une jupe, me mettait mal à l'aise. Heureusement que je m'y retrouvais un peu dans la couleur de mon accoutrement; l'ensemble blanc étant enfin ponctué de quelques ornements dorés que Louvre avait eut l'amabilité de me confier. Mes poils se hérrissèrent un instant sur ma nuque lorsque je vis mon reflet; je ne me reconnaissais vraiment pas..

Lorsque je passais le pas de la porte d'entrée, Louvre m'attendait. J'esquissais un sourire en le voyant aussi élégamment habillé, tout de blanc également, une touche dorée accompagnant l'ensemble. Nous étions parfaitement assortis, ce soir.

- Tu sais, quand on voit d’aussi belles pastèques , et de si beaux melons… c’est très dur de ne pas vouloir les goûter…

J'haussais un sourcil, mettant un léger instant à saisir à quoi faisait-il exactement référence. Lorsque je compris l'allusion, je levais mes prunelles dorées au ciel, et entrouvrait la bouche pour répliquer, mais il continua.

- C’est une autre manière de dire que tu es magnifique.

Il m'adressa un charmant sourire que je lui rendis. Il était incorrigible.

- Décidémment, tu ne changes pas..

.. et tant mieux. J'appréciais énormément Louvre comme il était, et pour rien au monde je ne voudrais qu'il ne change son sacré caractère. Nous nous élançâmes donc dans les rues de Sala, nous dirrigeant vers le lieu de dîner. Beaucoup de regards se trounèrent vers nous, d'ailleurs.. Il faut dire, un couple élégamment vêtu déambulant dans les rues le soir, ça ne passait pas inaperçu. Je jettais un regard à Louvre, qui était silencieux, une expression réfléchie sur le visage. Tiens, il pensait à quelque chose. J'eus ma réponse lorsqu'il éleva la voix à mon intention.

- Plus sérieusement… merci d’avoir accepté. Et puis t’inquiète pas, on va pouvoir se moquer allègrement de ces petits bourges.

Le regard posé sur les dalles, un léger sourire flottait sur mes lèvres.

- C'est avec plaisir que je suis à ton bras ce soir, tu sais.

Je pronnonçais ces mots alors que nous arrivions au château du Vizir. On nous ouvrit les portes du luxueux bâtiment. Louvre et moi étions tous deux deux taches blanches et dorées parmis un décor de mêmes couleurs. La décoration était richissime.. je déglutis discrètement, alors qu'au loin j'aperçevais le mouvement de personne exécutant quelques pas de danse sur la musique déjà audible de là où nous étions. Le Salteren du sentir mon malaise, puisque une douce pression à mon bras me tira de mon inquiétude.

- T’inquiète, ça va bien se passer, on restera pas longtemps et si ça peut te faire plaisir, on aura cas aller dans le bar le plus mal famé de la ville si ça peut te détendre.

Je sentis de la moquerie dans l'air, et lui adressais un regard qui le lui ferait comprendre immédiatement, qui s'adoucit lorsque je croisait la douceur du sien, qui s'accompagnait d'un sourire que je ne pus que rendre.

- Prête ?

Je prenais une longue inspiration, en regardant avec une certaine inquiétude les couples qui dansaient quelques mètres plus loin. Je resserais légèrement l'étreinte de mon bras autour de celui de Louvre pour me rassurer, et redressais la tête.

- Quand il faut y aller, il faut y aller..

J'échangeais un regard avec le Salteren, et nous entrâmes donc dans la salle.
Un frisson parcourut un instant mon échine, alors que mon regard doré parcourait la salle. Les convives étaient nombreux, tout de même.. Je ne me sentis pas plus à l'aise lorsque je remarquais quelques regards qui s'étaient posés vers les nouveaux arrivés dans la salle, c'est-à-dire nous. Glurps. La modanité, c'était vraiment pas fait pour moi. En tout cas, je ne me sentais qu'un minimum en sécurité par la présence de Louvre à mes côtés.. Vraiment pitoyable.. Tu te sens plus à l'aise parmi une horde de crochiens qu'une horde de spatchounes, c'est pas normal, ma pauvre Sathra. Je me resserais discrètement contre Louvre pour venir lui murmurer à l'oreille.

- Je t'en supplie, ne me laisse pas une seconde toute seule ce soir.

Comique situation. Il y a quelques heures, c'était lui qui me suppliait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Lun 25 Avr - 16:25

- Quand il faut y aller, il faut y aller..

Ce fut le signal de départ. Nous prîmes tous deux une grande inspiration et firent les premiers pas. Nous nous arrêtèrent un instant. J'interceptais quelques regards jaloux, d'autres sceptique, certains surpris et le reste était surtout impressionné. Mon égo était maintenant gonflé à bloc.
Croulant sous les regards, elle se serra contre moi et j'eus l'impression d'avoir une petite fille effrayé à coté de moi et que j'étais son père.


- Je t'en supplie, ne me laisse pas une seconde toute seule ce soir.

Je souris doucement. Elle était vraiment nerveuse et il y avait de quoi. Cela la rendait plus... touchante. Je l'agrippais à la taille et la serrait contre moi, protecteur. Je me penchais et mes lèvres effleurèrent son oreille, un frisson se déclencha et me saisit le visage. Je ne compris pas pourquoi mon corps réagit ainsi mais peu importait pour le moment, je répondis.

- Grandis-toi, méprise-les.

J'appliquais de suite mes conseils : je bombais le torse, levais haut la tête, souriais dédaigneusement aux aristocrates, et les écrasais de mon regard, hautain. Pourtant, je ne voulais pas rendre plus nerveuse Sathra qu'elle ne l'était déjà par mon attitude. Je lui saisis une "main" et avec ce qui me servais de pouce, la lui caressais gentiment.
Nous avançâmes. J'attrapais un verre qui passait par là sur un plateau, en pris un second et le tendis à Sathra sans même daigner regarder le serveur. Et regardais un instant le rest des invités.
Je vidais d'un trait mon verre malgré le fait que je savais parfaitement que ce genre de chose ne se faisait pas. Cette salle semblait être bondé de spachounes. C'était vrai en grande partie. Même s'ils étaient principalement ici parce qu'ils avaient de l'argent et que le Vizir voulait avoir leurs bonnes grâces en les invitant, montrant ainsi qu'il faisait attention à eux et à leur avis. Ce qui était parfaitement faux bien sûr. C'était leurs argents qui l'intéressait. Je le vis marcher parmi ses hôtes, ses spachounes, tel un loup. Mais parmi ces dindes se cachaient quelques renards (nous faisions parti de cette catégorie, Sathra et moi). Au moindre faux pas, ils étaient là et vous aideraient à mieux plonger.
Je pris une grande inspiration après cette fine analyse de nos comparses et j'allégeais mon regard puis me tournais vers ma compagne.


- Si tu veux mon avis -et je vais te le donner même si tu n'en veux pas-, va falloir faire gaffe parce qu'en voyant toutes ces bêtises de la nature, on aurait vite envie de noyer son désespoir dans l'alcool. Sauf que finir saoul, c'est pas bon pour l'image...

Nous partîmes nous installer, sur chaque assiette il y avait un petit carton où les noms des convives étaient inscris, indiquant qui était où. Je souris en voyant "Mme A'Ronson" (elle était placé juste en face de moi), je me demandais comment Sathra réagirait...
Nous nous assîmes et je profitais d'un moment où elle regardait ailleurs pour bien l'observer. Je m'étonnais moi-même. J'étais devenu aussi tendre qu'un agneau... ça ne me ressemblait en rien. Et puis Sathra était parfaitement capable de combattre le grand méchant loup sans que j'ai à faire le paternel. Je perdais toute ma froideur et ma bêtise avec elle... ça me déroutait un peu...
Ses yeux revinrent sur moi et je me redressais sur ma chaise et lui souris. Je lui donnais de mes nouvelles : j'avais rencontré une jolie petite fille rousse à Travia, très rigolote et étrangement innocente dans ce monde de brutes, j'avais aussi rencontré un pur imbécile dans ma quête à Selenda...
Autour de nous, des gens commençaient à prendre place et j'eus peur que cela stresse Sathra. J'emprisonnais son regard dans le mien pour qu'elle ne regarde que moi. Allez Louvre ! Il est temps de sortir une petite connerie !


- Tu vois le Salteren qui s'est assis à deux chaises de là, et bien j'ai l'honneur de t'annoncer que je l'ai rendu cocu.

C'était qu'un petit félin empatté. Sa femme elle, était carrément sexy... elle s'était marié avec lui juste pour profiter du caviar et du champagne. En plus elle était bête comme ses pieds mais au lit... m'étonne pas qu'il l'est choisi.
Je pris une autre gorgée.
Tout à coup, un riche vêtement me frôla le coude, je levais lentement les yeux sur l'individu. Le Vizir lui-même. Je fus encore plus surpris quand je le vis s'asseoir à mes cotés. Il m'accorda un sourire cordial tandis qu'il appelait un serveur.
Je surveillais du coin de l'oeil Sathra. Je n'avais pas du tout prévu cela...
Bon, et bien pour les commérages avec le Vizir, ça va être dur... Je bus une nouvelle fois. C'était nerveux.


- Alors ainsi mon cher ami, vous avez rendu cocu notre comparse... ?

Je bus de travers et faillis m'étrangler. Je n'osais tourner le regard vers lui, me réfugiant dans les yeux de Sathra. Mon Dieu j'étais mal... heureusement, le couple dont parlait n'avais rien entendu et mangeais tranquillement. Le Vizir ouvrit la bouche pour continuer et je sentis ma dernière heure arriver...

-... et bien permettez-moi de vous contre-dire : je l'ai rendu avant vous.

Mes yeux s'ouvrirent comme des soucoupes et je regardais la jeune Salteren mariée sous un autre angle. Je savais que c'était une catin, ce que je ne savais pas, c'est que c'était une catin de luxe. Je me tournais vers le Vizir, presque choqué. Il souris malicieusement et jeta un bref regard à Sathra. Il ne sembla pas être étonné que j'avoue à celle qui était sensé être l'élue de mon coeur que je l'avais trompé. Il ne sembla même pas le relever. Etrange.

- Ah là là là Louvre... vous êtes irrécupérable... mais vous ne m'avez pas présenté à votre femme ! Madame A'Ronson, je suis ravi de faire votre connaissance !

Il la dévora des yeux, Sathra était belle et il l'avait vu. J'en ressentis une pointe de jalousie. Toute petite la pointe.

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Sam 7 Mai - 11:20

Je sentis sa patte se glisser dans mon dos, m'arrachant un léger frisson, pour se serrer autour de ma taille. Je me sentis un peu plus en sécurité, ainsi contre lui; comme si les regards dévisageants, m'atteignaient moins tout à coup. Il vint sussurer à mon oreille. Grandis toi. Méprise les. Je le sentais se redresser, un sourire affiché sur ses lèvres, la tête haute. Il semblait si à l'aise, si sûr de lui. Je doutais que je puisse en faire autant. Je n'aimais pas mépriser gratuitement.. et pourtant, cela semblait être indispensable pour se démarquer ici. Je sentis la légère pression d'une caresser sur le dos de ma 'main'. Je lui jettais un furtif regard avant de le reporter calmement devant moi, prenant une profonde inspiration. Allons allons, ce n'était peut-être pas si compliqué que ça, que d'imposer sa présence silencieusement, comme un bijou doré attirant l'attention au bras de Louvre. Celui-ci saisit deux verres sur le plateau d'un serveur, me tendant l'un d'eux, que je saisissais avec précaution. Je le regardais le vider d'une traite avec un regard légèrement étonné, tandis que je portais le verre à mes lèvres, sentant la liqueur qui s'y trouvait humidifier mes babines. Une odeur légèrement sucrée attira premièrement mon odorat, et le goût du contenu du verre compléta la première sensation. Je me risquais à en avaler une gorgée, tout en promenant mon regard sur les invités déambulant dans la salle. Rares étaient les solitaires. Une petite majorité étaient des couples. Par-ci par-là, quelques conversations d'homme à homme. L'ambiance tranquille et raffinée contrastait énormément au lieu où j'avais retrouvé Louvre quelques heures auparavant, ce qui me tira un léger sourire. La voix de celui-ci me tira de ma réflexion.

- Si tu veux mon avis -et je vais te le donner même si tu n'en veux pas-, va falloir faire gaffe parce qu'en voyant toutes ces bêtises de la nature, on aurait vite envie de noyer son désespoir dans l'alcool. Sauf que finir saoul, c'est pas bon pour l'image...

Je laissais un léger rire s'échapper. Je lui adressais un regard complice.

- Je prend note, dans ce cas.

Sur ces mots, je finissais mon verre d'une seule et longue gorgée. De toute façon, il en fallait bien plus pour m'achever.
Arrivés devant la table, je remarquais immédiatement les petits cartons indiquant qui se trouvait où. Je sentis l'espace d'un instant l'anxiété grimper à l'idée de voir Sathra K'yll Aryus noté au complet, or sur blanc sur l'un des papiers. Non, personne ne savait qui Louvre avait ramené ce soir, mon nom ne serait pas affiché.. Mon inquiétude ne retomba pas jusqu'au moment où mes prunelles dorées croisèrent l'écriture suivante; 'Mme A'Ronson'. Je me détendis, et esquissais un sourire amusé. Pour ce soir, j'étais donc madame A'Ronson. Ca ne m'allait certainement pas, non, le titre de 'madame'. Je me sentais prendre quelques rides tout-à-coup. Ce titre sonnait à mes oreilles d'une façon bien trop.. solennelle. Je me rendais alors compte, que je n'avais jamais oser même imaginer ma vie si jamais je cessais mon errance solitaire et m'attachait à quelqu'un, pour fonder une vie de famille avec. Jamais cette idée ne m'avait même traversé l'esprit. Et il avait fallut que je sois entraînée par Louvre dans une soirée mondaine, pour pouvoir m'en rendre compte.
Je m'assis donc tranquillement, croisant ce qui me servait de doigts en face de moi, et me jettais un regard à ma gauche, observant discrètement les convives qui prenaient place peu à peu. Louvre, quant à lui, se trouvait juste en face de moi. Mon regard se détacha des autres convives pour se reposer sur lui. Celui-ci m'adressa un sourire avant de me raconter ce qui lui était arrivé ces derniers temps. Je l'écoutais avec un sourire aux lèvres. Bien que je n'étais pas à l'aise dans ce genre de milieu, Louvre avait le don de me faire oublier où l'on était exactement. Non pas parce qu'il me parlait du Lancovit ou de Selenda, mais tout simplement par sa façon d'être si agréable et rassurant. Il s'inquiétais du fait que je n'étais pas à l'aise, et je l'avais remarqué, ce qui me touchait particulièrement. D'ailleurs.. il en faisait peut-être un peu trop. Du moins, pas au bon moment.

- Tu vois le Salteren qui s'est assis à deux chaises de là, et bien j'ai l'honneur de t'annoncer que je l'ai rendu cocu.

J'en aurais sans doute bien ri, si je n'avais pas vu à ses derniers mots la silhouette du Vizir se dessiner derrière Louvre. Mon sourire se crispa légèrement, lorsque celui-ci vint s'installer aux côtés de Louvre, qui manqua de s'étouffer alors qu'il buvait.

- Alors ainsi mon cher ami, vous avez rendu cocu notre comparse ? et bien permettez-moi de vous contre-dire : je l'ai rendu avant vous.

J'avais à sa première question sentis le malaise du Salteren, qui n'osait croiser le regard du Vizir, se réfugiant alors dans le mien, que je soutenais solidairement. Mais je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire à l'issue de la situation, lorsque les yeux de Louvre s'écarquillèrent tout en regardant le couple dont nous parlions avec un étonnement qu'il cachait difficilement. Il était drôle, tout de même, de voir Louvre dans une situation qu'il ne contrôlait pas, puisqu'il fallait avouer que c'était assez rare.. Mais ce n'était pas sur le mal d'aise du Salteren qu'il fallait se concentrer, mais bien sur la situation dans laquelle nous étions tous les deux, face à face, aux côtés de la personne que je redoutais le plus de croiser ce soir là. Je sentis, à mon grand effroi, son regard insister sur moi.

- Ah là là là Louvre... vous êtes irrécupérable... mais vous ne m'avez pas présenté à votre femme ! Madame A'Ronson, je suis ravi de faire votre connaissance !

Mes poils s'hérissèrent un bref instant sur mon échine lorsqu'il s'adressa directement à moi, et au nom de madame A'Ronson, s'il vous plaît.. Argh, il fallait bien passer par là, même si je me doutais que ce ne serait pas une partie de plaisir. J'essayais de me détendre tant bien que mal, et dû faire un effort sur-salteren pour lui adresser un sourire qui ne soit pas crispé, mais assez naturel, en retour.

- Mais le plaisir est pour moi, Monsieur le Vizir..

Je jettais un regard bref à Louvre, avant de reposer mes prunelles dorées sur le Vizir.

- C'est un honneur d'être à vos côtés ce soir ; c'est une charmante réception que vous avez organisé là.

Je lui adressais un charmant sourire, tandis que le sien était reconnaissant. Ce qu'il ne savait pas, c'est que j'étais en train de prier pour que je ne fasse pas de mauvais pas. Ma langue pouvait vite fourcher, ce qu'il valait mieux éviter pour ce soir.. En tout cas, nous n'étions pas sortis de l'auberge. C'allait être difficile, de se faire discrets en telle compagnie..

- Cela m'étonne de ne pas vous avoir reçue ici auparavant.. A moins que je ne me trompe, ne nous sommes nous pas déjà rencontrés ?

Son regard se faisait curieux, comme s'il avait un doute quant au fait que nous ne nous connaissions pas. Là, je ne priais plus pour que ma langue ne fourche pas - enfin, si, un peu tout de même ! - mais pour qu'il ne me reconnaisse pas. Nous ne nous étions jamais réellement vus face à face, aussi proches, et la seule fois où il aurait pû m'aperçevoir, j'étais parmi d'autres guerriers et en tenue quotidienne. Quoi qu'il en soit, il ne valait mieux pas qu'il me reconnaisse. J'évacuais ma nervosité dans ma patte gauche, qui était extrêmement resserrée et tendue, mon pouce frottant contre mon index.

- Et bien, pour tout vous dire, je séjourne bien plus au Lancovit qu'à Sala..

L'espace d'un instant, j'envisageais d'inventer un métier qui puisse me donner une excuse pour m'aventurer aussi longtemps loin de mes terres natales. Mais avant qu'il ne puisse me poser la question qui m'y obligerait, je croisais le regard de Louvre et les mots sortirent tous seuls.

- ...C'est d'ailleurs là-bas que nous nous sommes rencontrés, Louvre et moi.

Le regard posé sur l'intéressé, je lui adressais un sourire plein de tendresse. C'est de peu que je me retenais de rajouter un 'n'est-ce pas?' d'une petite voix mal rassurée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 19 Juin - 13:54

- Mais le plaisir est pour moi, Monsieur le Vizir..

Elle me jeta un furtif regard avant de le reposer sur le Vizir. Son calme apparent (à l'exception de son pouce frottant frénétiquement son index) était impressionnant. Elle semblait presque sereine, à l'aise. Je déglutis silencieusement. Je me sentis un peu d’anxiété me saisir la ventre, je me sentis un peu honteux de l'avoir embarqué là-dedans, surtout que je savais très bien que c'était un milieu qui ne lui plaisait pas du tout. Je me tortillais sur ma chaise comme si je m'étais assis sur un nid de guêpes. Je n'osais relever le regard sur elle, aussi fis-je comme s'il c'était perdu dans l'or du champagne. Les coudes sur la tables, les pattes jointes, je posais ma tête dessus et écoutais la conversation. Prêt à réagir si Sathra peinait, même si je savais très bien qu'elle pouvais s'en sortir toute seule. Ou pas.

- C'est un honneur d'être à vos côtés ce soir ; c'est une charmante réception que vous avez organisé là.

Oui, c'est vrai, particulièrement charmante... et surtout luxueuse. Ca n'avait pas tout de suite attiré mon attention... mais en y regardant de plus près... quelque chose clochait. Le Vizir aimait la démesure. Sauf que là il y avait un truc en plus... je me tournais vers ce dernier et le regardais discrètement, comme si son faciès de lion pouvait me donner la réponse...
Je regardais encore plus attentivement la salle... mais ça ne venait pas. Je ne trouvais pas la réponse... je finis par abandonner en un haussement d'épaules et reporta mon attention sur eux deux.


-...A moins que je ne me trompe, ne nous sommes nous pas déjà rencontrés ?

Je me retins de rire. C'était une chose sur laquelle il me chambrait souvent. J'avais pris très vite l'habitude de venir le saouler parce que je défendais les femmes et tentais de le convaincre pour leur accorder plus de droits. Côtoyer Sathra m'avait grandement influencé, mais ça elle ne le savait pas. Depuis que je le tanne avec ça, il me supplie presque de lui présenter la femme qui me faisait autant soucier du sexe féminin. J'avais toujours refusé puisque je n'ai personne. Bon là par contre ce sera plus dur...
Je n'eus tout à coup plus du tout envie de rire en repensant à ses dernières paroles qui prirent un tout autre sens. Et si... et s'il la reconnaissait... ? Je connaissais dans les grandes lignes les quiproquos que Sathra avait eu avec le Vizir...


- Et bien, pour tout vous dire, je séjourne bien plus au Lancovit qu'à Sala..

Je n'écoutais plus que d'une oreille, je scrutais le visage du Vizir qui se reflétait dans mon verre. Tentant de voir tous les signes montrant qu'il pourrait se douter de quoique ce soit. Seulement Sathra fut une déclaration qui me pris un peu de court...

- ...C'est d'ailleurs là-bas que nous nous sommes rencontrés, Louvre et moi.

Je me raclais un peu la gorge, faisant mine que ce genre de sujet me mettais un peu mal à l'aise (alors qu'en fait j'étais simplement en train de trouver une issue à tout cela). Je lui saisis sa patte resserrée en un poing et la pressais, à la fois pour la détendre que pour éviter de montrer tout signe de nervosité qui aurait été suspect au Vizir. J'offris un sourire tendre à ma compagne d'un soir.

- Oui ! C'était fort agréable !

Je réfléchissais. Le Vizir me connaissait et savait que je n'étais pas aussi laconique. Je m'empressais d'ajouter un mensonge.

- Qui aurait cru qu'une femme comme toi aurait pu m'intéresser ?


Allez zou, une petite pique pour détendre l'atmosphère. Étrangement, c’eut l'air de mettre le Vizir mal à l'aise... ou peut-être s'est-il lassé ? Car il nous abandonna, prétextant avoir d'autres invités à rencontrer. Je souriais poliment. Je me penchais vers Sathra.

- Ca va ? Tu préfèrais peut-être qu'on s'en aille... ?



[C'est naze, désolée ><]

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 3 Juil - 10:29

[Mais naaaan, c'est très bien, regarde à moi c'est pire ^^']

L'espace d'un instant je sentis le rythme de mon coeur s'accélérer dans ma poitrine serrée par le bandeau de tissus immaculé qui l'emprisonnait. Allons ma petite Sathra, pas de raison de paniquer, Louvre saurait rattrapper la situation avec brillance.. je n'en doutais pas non, seulement je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir mal à l'aise. Et contenir tout ceci pour paraître la plus naturelle possible n'étais pas ce qu'il y avait de plus facile. Mon regard se posa sur lui, attendant sa réaction, alors que le sien était rivé sur son verre, comme noyé dans la liqueur dorée qui s'y trouvait. Il lui fallut juste le temps de prendre l'une de mes pattes dans la sienne pour la serrer, rassurante. Il se tourna vers moi et m'adressa un sourire, que je lui rendis immédiatement.

- Oui ! C'était fort agréable ! Qui aurait cru qu'une femme comme toi aurait pu m'intéresser ?

Je me sentis un peu plus soulagée lorsque le salteren vint à mon secours. Je laissai échapper un léger rire amusé et lui adressai un clin d'oeil, accompagné d'un sourire se voulant tendre, comme si j'avais été complètement sous le charme de ses mots. Brrr, ça ne devait vraiment pas m'aller du tout de jouer les jolis coeurs.. parce qu'à vrai dire, ce n'était pas mes occupations de tous les jours.. Où je tapais bien plus littéralement que 'dans l'oeil'. En tout cas, que cela ne m'aille ou pas, notre petit jeu de couple eu pour effet de donner le départ du Vizir, qui se leva de table pour saluer d'autres invités selon ses dires. J'aquiesçai d'un hochement de tête accompagné d'un sourire, et le suivis patiemment du regard alors qu'il s'éloigna, pour laisser échapper un discret soupir de soulagement lorsqu'il fut assez loin pour que je ne craigne plus de mal me comporter en sa présence. Ouf. Je pouvais respirer un peu plus tranquillement. Un peu plus, je disais bien, puisque malgré le fait que le Vizir ne soit plus à nos côtés, le regard que certains de ses convives portaient sur le couple d'un soir que je formais avec Louvre pour cette réception me démangeait presque.

- Ca va ? Tu préfèrais peut-être qu'on s'en aille... ?

Louvre s'était penché vers moi, tandis que mon regard parcourait la salle, inquisiteur, calculateur. A vrai dire, je scrutais les moindres personnes, les moindres recoins de mon environnement, comme un prisonnier chercherait à émettre l'hypothèse de toutes les issues possibles pour s'échapper. Enfin, j'avais toujours eu cette habitude de repérer le terrain où je m'aventurais. Que voulez-vous, réflexe de guerrière.
Mes iris dorés finirent par se poser sur Louvre, et le coin de mes lèvres s'étira légèrement. Il savait que ce n'était réellement pas mon milieu, toute cette mondanité, et il semblait s'en inquiéter, ce qui me toucha. Bon.. en même temps.. c'était lui qui m'y avait amenée. Et d'un autre côté, j'aurais très bien pû refuser. Ce que je n'ai pas fait. Parce que ce n'était qu'un petit service, pour quelqu'un que j'appréciais énormément. Je devais être capable de sacrifier ma vie pour un simple contrat, alors je pouvais bien être capable de supporter une soirée d'or et d'ivoire avec les convives qui vont avec...

- Je dois avouer que ça ne me ferait pas de mal de prendre l'air..

Mon regard, alors songeur, se posa sur le Vizir, qui semblait être plongé dans une sérieuse discussion avec un autre Salteren aux parures témoignant de sa haute place sociale. Sans doute parlaient-ils boulot.. mes sourcils se froncèrent.

- Mais je me demande bien pourquoi tout ce spectacle..

A nouveau, mon attention se portait sur Louvre, une lueur de curiosité dans mon regard doré.

- C'est en l'honneur de quoi, déjà, cette réception ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Lun 18 Juil - 1:49

Je la fixais, figé, attendant sa réponse.

- Je dois avouer que ça ne me ferait pas de mal de prendre l'air..

Dès qu'elle eut fini, je me levais souplement de ma chaise avec vivacité, comme si sa réponse avait été le signal de départ. Je contournais la table et saisit le dossier de sa chaise, je pris garde à ne pas la faire reculer trop rapidement, il ne faudrait pas qu'elle se casse la gueule dans sa soupe.
Elle me redemanda la raison de cette réception. Je n'en avais pas le moindre idée. J'avais donné au Vizir des informations que j'avais jugées comme sans importance au sujet de Selenda. Il s'était alors frotté les mains et ses yeux avaient brillés d'un éclat malsain. Il décida de faire une réception en cet occasion que pour fêter ça, à laquelle j'étais convié. Je n'en savais pas plus. Cela ne m'avait pas intéressé, je n'ai pas vraiment un politicien moi, sauf quand je jugeais que le sujet était important et qu'il fallait l'aborder. Seulement c'était une question de commerce je crois, et c'était là une chose qui avait un effet suppositoire radical et... suppositoire ? NAN ! Soporifique... oulà il serait temps que je dorme moi...
Je lui expliquais toute l'affaire tandis que nous slalomions entre les couples vers la sortie. Le Vizir ne nous vit pas sortir et j'en fus heureux. Oh, il allait pété son cable c'est sûr... et comme toujours je recevrais une lettre de sa secrétaire qui dirais dans le genre "Le Vizir n'a pas du tout apprécié ton absence, tu aurais dû le voir ! PS : j'aimerais bien qu'on se revoit" et blabla... elle était un peu casse-pied d'ailleurs...
Nous arrivâmes dans le long corridor, au fond nour pouvions voir les immenses portes du château, grandes ouvertes. Le corridor était silencieux, loin du brouhaha de la fête. J'en fus d'ailleurs soulagé. Je tendis l'oreille, le silence peut s'écouter.
Je jetais un bref regard vers Sathra pour voir comment elle allait.
Nous étions enfin dehors et je ne me gênais pas pour soupirer lourdement sous le regard fusillant des gardes.
Je tendis mon bras à Sathra et j'entrepris une petite balade nocturne, ça nous détendra. Nous restâmes silencieux un moment puis tout à coup, je levais la patte qui contenait le sienne au-dessus de se tête et fis tournoyer la Salterene, comme dans une valse. Je la lâchais alors brusquement mais la ratrappais très vite à la taille. L'approchant vivement de moi, je la collais contre mon costar immaculé. Là, ça ressemblait plus à un tango qu'une valse...
Je gardais le silence un instant mais mon regard amusé et mon grand sourire parlèrent pour moi. Je finis pas déclarer, alors que mon sourire s'agrandissait toujours un peu plus.


- C'est étrange que tu ais accepté si docilement, ça ne te ressemble pas... avoue-le, tu n'es pas totalement insensible à mon charme n'est ce pas... ?

Je risquais de m'en manger une belle là... mais moi, je suis du genre à vivre ma vie à fond et même dangereusement. Et puis quoi de plus beau se prendre des coups, risquer sa vie pour une femme... ? Bon là en fait, c'est ladite femme qui me rouerait de coups...
Nan, "elle n'est pas totalement insensible à mon charme"... pas vrai ? J'en fus tout de suite beaucoup moins sûr...

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Mer 20 Juil - 4:28

J'esquissais un sourire lorsque je le vis se lever, faire le tour de la table, pour tirer galamment mon siège. Bien, je n'étais pas la seule à vouloir sortir de cet endroit, vu l'empressement qu'eu Louvre pour m'inviter à quitter cette table et nous en aller d'ici. Quant à la réponse à ma question, elle fut si vague que je me rendis bien compte que l'honneur pour laquelle cette réception avait été organisée lui importait peu. D'autant plus qu'il me raconta le minimum dont il était au courant, alors que nous étions en train de sortir de la salle de réception, évitant les divers couples qui discutaient entre eux, verre à la main. Ils semblaient si à l'aise.. mais cela sonnait si faux. Toute cette hypocrisie, tout ce superficiel ! C'était à vomir, de voir tous ces lèche-bottes jouer les raffinés. Je me demandais un instant qui parmi tous ces invités étaient réellement proches du Vizir, qui lui était réellement loyal et dévoué. Qui ne s'enfuirait pas comme un couard s'il advenait que le danger survienne, mais qui le défende, non pas parce qu'on lui en ait donné l'ordre ou pour obtenir quelconque reconnaissance, mais tout simplement avec franchise. La réponse me semblait si évidente; non. Personne ici n'était là poour leur amitié avec le grand Vizir; la grande majorité, avait sans doute été amenée ici par une égoïste ambition. Attiré par toute cette richesse, tout ce pouvoir. Tout était d'or et d'ivoire dans cette salle; excepté les coeurs et les âmes qui y circulaient.
Je me sentis déjà moins étouffée lorsque nous passâmes le pas de la porte menant au long corridor qui nous guidait jusqu'à la sortie. Le silence qui y régnait me fit sentir immédiatement moins oppressée. Et sentir le vent chaud du soir caresser ma fourrure lorsque nous sortîmes enfin des lieux, quel bonheur ! je pris une grande inspiration, alors que j'entendis Louvre soupirer bruyamment, attirant le regard des gardes, outrés. Je ne pus m'empêcher d'en rire, saisissant le bras qu'il me proposait.

Alors que nous marchions, je regardais autour de moi les hauts bâtiments qui longeait la ruelle dans laquelle nous nous trouvions. Un quartier bien riche; c'était si différent de ces camps montés en une journées, composés de nombreuses grandes tentes blanches - qui ne l'était plus par la poussière qui s'y accumulait - que j'avais connus toute mon enfance. J'avais appris, dès mon plus jeune âge, que la vie était plus difficile qu'on ne nous l'avertissait, et qu'il fallait savoir se battre plus pour y survivre que pour y progresser. Se battre pour ne pas se laisser écraser par les autres. J'avais côtoyé la violence et la rudeur, de près, de très près. J'en avais gardé tellement de cicatrices, et pas uniquement physiques. Et avoir accompagné ce soir là Louvre, c'était m'ouvrir les yeux sur un revers de la société que je ne pouvais plus comprendre, tellement j'avais côtoyé la dureté. Ces grandes demeures où ils étaient en sécurité, se cachant des dangers extérieurs, ne voulant pas les affronter, préférant leur prison dorée que la dangereuse liberté.. Se disant cultivés à force de lire les plus grands et chers ouvrages Autremondiens, sans n'avoir jamais vu la barbe rousse d'un nain, ou les oreilles pointues d'un elfe.. une couleur électrisante me traversa l'esprit au souvenir d'une elfe. Mes pensées retournèrent à mon enfance, pour être soudainement interrompues.

Ce fut un geste de la part de louvre qui me tira de ma réflexion; saisissant ma patte, il leva la sienne au-dessus de moi, son geste m'invitant à tournoyer. Je fus premièrement surprise, mais le geste suivit immédiatement, et j'affichais un sourire amusé alors que j'effectuais un tour sur moi-même. Sourire qui s'évanouit pour laisser place à une expression de stupeur, alors qu'en une fraction de seconde, je me retrouvais plaquée contre lui, son bras m'y maintenant par la taille. Un sourire, un trèèès large sourire, se dessinait sur ses lèvres.


- C'est étrange que tu ais accepté si docilement, ça ne te ressemble pas... avoue-le, tu n'es pas totalement insensible à mon charme n'est ce pas... ?

Je le fixais un instant, les yeux légèrement plissés, comme si je réfléchissais. Puis, j'affichais un sourire provoquant, laissait glisser mes pattes sur son torse, et ma longue patte arrière qui me servait de jambe, se glissa doucement derrière les siennes. Je me penchais vers son oreille, malicieuse.

- Louvre.. tu es.. à tomber !

Soudainement, je donnais un grand coup de ma patte qui s'était glissées derrière les siennes à larrière de ses articulations - équivalent de genoux - les faisant fléchir, et quand à mes pattes posées sur son torse, elle y effectuèrent une grande pression, le faisant basculer en arrière. La situation était la suivante; Louvre au sol, moi au-dessus de lui, et mon genoux s'était vivement replié, pour se retrouver juuuuuste au niveau de son entrejambe, prêt à y asséner un coup. Que je ne n'assénit pas. Je me contentis de me redresser légèrement - tout en gardant mon genoux menaçant ses bijoux de famille, on ne savait jamais - et laissant échapper un rire franc.

- Tu crois quand même pas que j'allais te laisser me mettre plus longtemps mal à l'aise ?

Je lui lançais un regard triomphant et finis par me relever tranquillement, époussetant ma tunique blanche. Elle n'avait sans doute pas été salie que le costume de Louvre.. Oups, j'avais pa spensé à ça. Il devait sûrement avoir le derrière tout crade. Boooh, il me pardonnerait bien ça, pour l'affront qu'il venait de me faire. Je m'apprêtais à lui présenter mes excuses justement pour son costume, que je cessais soudainement dans mon élan, mes mots restant coincés dans ma gorge.

A côté de celle-ci, l'éclat d'une lame. Je cessais tout mouvement, tandis que le tranchant de l'arme blanche menaçait la peau fine de mon cou. Je sentis un souffle chaud atteindre ma joue, et la chaleur d'un corps dans mon dos.


- Vos affaires, ou ça finira mal !

Menaça-t-il, de sa voix rauque. Mon regard doré chercha autour de moi; d'autres silhouettes se dessinaient dans l'ombre de la ruelle, nous encerclant. Puis, il croisa celui d'ambre de Louvre. Et j'esquissais un sourire. Il en fallait plus, pour m'amadouer.
Je portais ma patte à son poignet, le saisissant fermement, et reculais ma gorge brusquement, assénant au passage un coup de tête dans le museau de celui qui se trouvait derrière moi. Je profitais de l'effet de surprise pour lui tordre le poignet que je tenais toujours, arrachant un cri de souffrance au Salteren, qui fut obligé de lâcher son arme sous la douleur. Mon bras libre prit de l'élan, mes doigts se refermèrent sur ma paume.. et j'envoyais mon poing dans la gueule de mon agresseur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Jeu 21 Juil - 1:54

Sensuellement, elle passe une de ses jambes autour des miennes tandis qu'une de ses patte titille mon torse. Elle s'entortille autour de moi tel une vipère. A te voir marcher en cadence, belle d'abandon, on dirait un serpent qui danse au bout d'un bâton. Elle se penche et me susurre à l'oreille, son corps contre le mien qui n'en créèrent qu'un.

- Louvre.. tu es.. à tomber !

Je sentais son souffle dans mon cou, sa patte sur mon thorax, le battement de son pouls et elle semblait jouer avec moi comme une pâte que l'on malaxe.
J'inspire et ma gorge siffle, surpris et incapable de faire un geste. Je me méfiais cependant un peu, ça ne lui ressemblais pas. Absolument pas. Mais trop tard : en deux seconde je m'étais retrouvé cloué au sol. Je souris largement, prêt à dire une autre bêtise provoquante mais j'eu juste le temps de voir le genou replié au niveau de mes parties pour comprendre que ce n'était pas une bonne idée. Si je voulais survivre du moins. Ma respiration s'était accelérée et j'essaye de calmer le jeu en souriant, avouant ma défaite (ce n'était pas courant chez moi mais avec Sathra, je me le permettais). Elle rit soudainement tandis que moi, je me rassure, lâchant un soupir.


- Tu crois quand même pas que j'allais te laisser me mettre plus longtemps mal à l'aise ?

Ben... pourquoi pas ? 'Fin si t'aimes ça évidemment, je te force à rien moi hein...
Nous relevons doucement. Le match était terminé et nous nous époussetons, enlevant sable et poussière de nos costumes immaculés. Je soupire en voyant mon dos et mon pantalon horriblement sale par derrière. J'enlève ma veste et la mets porte à mon bras histoire d'être moins ridicule (du calme demoiselles, on s'affole pas ce n'est pas un streap-tise, j'ai toujours ma chemise, ma cravate et mon veston sur moi).
Je relève les yeux, sentant du mouvement plus loin. A peine ai-je le temps de lever les yeux et d'esquisser un mouvement que Sathra se retrouve dans les bras d'un voyou, lame sur la gorge. Une voix rauque s'élève :


- Vos affaires, ou ça finira mal !

Je regarde les ombres surgire tandis que je me mets en position de défense. Sathra et moi échangeons un bref sourire, marquant le signal de départ. Tandis qu'elle se retire de sa prison avec grâce : un coup de boule, un poignet tordu et un autre coup de poing. Oui, avec grâce...
Mais il était peut-être préférable que je m'occupe de mes affaires : deux s'approchait de moi en courant. Dès que le premier arrive à mon niveau, je lui fous un coup de coude dans la gueule et un coup de patte arrière dans la mâchoire du second. Un troisième me surpris par derrière et de ses bras, il m'étrangle. Je lâche un râle suffocant. A reculons, je l'entraine vers une maison et l'écrase de toute mes forces contre le mur. Un autre s'approche, croyant me coincer. Il arrive avec la vitesse et apparemment la force d'un boulet de canon. Il tend sa patte contenant une lame vers mon épaule. Technique numéro 1/ Retourner la force de son adversaire contre lui. Je lui saisis le poignet et le fait "glisser" de sa trajectoire. Nos corps se frôlent et sa lame ne m'atteind pas. Je lui envoie un violent coup dans les côtes et lui lâcha la patte : emporté par son élan et son poids, il alla s'écraser dans le mur.
Je cesse un instant mon ballet sanglant pour regarder où en était Sathra dans le sien. Elle semblait progresser dans sa danse endiablée et meurtrière ainsi qu'érotique habilement et avec facilité. Je ne l'avais observé qu'une seconde, ce qui fut la seconde (évidemment, sinon c'est pas drôle) : je me pris un violent coup dans le museau, je lâchais spontanément :


- Oh le putain...

RAH ! Du sang se mit à couler abondamment, tâchant mes beaux vêtements et tout ça à cause d'une femme ! Passablement énervé, je reporte mon attention sur les malfrats...

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Jeu 21 Juil - 12:10

Après avoir délicatement envoyé valser mon agresseur plus loin, qui finit par s'écrouler au sol après quelques pas en arrière, passablement assomé par le coup de poing qui ensanglantait son museau, je n'eus pas le temps de respirer ne serait-ce que deux secondes, qu'un autre félin se ruait sur moi. Quoi, il n'avait pas vu comment avait finit son pote ? eh bien, tant pis pour lui, j'allais le lui faire ressentir le même plaisir, hinhin. C'est à ce moment là que je ne regrettais pas que ma longue jupe d'ivoire soit fendue sur le côté, car ce charmant détail qui premièrement ne m'enchantait pas réellement -que voulez vous, l'habitude d'avoir les cuisses protégées.. - me permit de pouvoir me mouvoir avec assez de liberté pour effectuer les gestes que je désirais effectuer. Rapide, je me penchais sur le côté, évitant l'attaque. Je sentis ma coiffe choir de ma tête. Oups. Bon, on ramassera ça plus tard. Je n'y accordis même pas une seconde, car je devais profiter de ce court effet de surprise pour désarmer le Salteren. Celui-ci tenta de me porter un nouveau coup, que j'évitais à nouveau. Je ne pus m'empêcher de sourire, face à l'expression de stupéfaction et le semblant d'agaçement que l'on pouvait lire sur son faciès. Le troisième coup fut porté avec plus d'énervement que d'application. Parfait, c'était ce que j'attendais. Je profitais de ce peu de précision pour, pivotant mes hanches, en me penchant pour éviter le coup, lever ma jambe - euh, patte - pour porter un violent coup dans son plexus solaire. Un râle étouffé sortit de sa gorge, tandis qu'il titubais en arrière pour également tomber au sol, comme son cher ami. Je posais ma patte sur son poignet, que j'écrasais sans pitié pour le faire lâcher son arme, alors qu'il suffoquait du coup que je venais de lui asséner. Nouveau râle de douleur. Désolée mon coco, on joue pas à ça avec Sathra !
Un coup dans le plexus solaire, ca vous met complètement KO au moins une dizaine de secondes. Mais pas un coup de poing. Et une dizaine de seconde, c'est assez pour que celui que vous avez foutu a terre précédemment vienne vous emm*rder à nouveau. Mais c'est qu'il en voulait celui là ! Bon, évidemment, quand on a le museau qui saigne abondamment, après un coup de boule suivit d'un coup de poing, on a pas autant de réflexe que quand on est clean. En tout cas, on a pas assez de réflexe pour éviter un violent coup de patte dans les bijoux de famille.. et là, on a une sérieuse raison de s'écrouler au sol plus de dix secondes, quand on est un mâle. Héhé.

Taper au niveau de ce charmant point sensible masculin me ramena à reporter mon attention sur Louvre, ce que je pouvais me permettre, puisque mes deux agresseurs étaient au sol, pris de douleur, et que le reste de la bande de malfrats s'était acharné sur mon compagnon de ce soir, ce qu'un juron de sa part put en témoigner. Mes oreilles se baissèrent et je me pris d'une vive inquiétude, alors que la couleur vermeille du sang coulant du museau du Salteren attira mon regard. Oh non, quelle patate ! Il était assez costaud pour ne pas se faire avoir par des petits agresseurs du soir, voyons.. D'ailleurs, en parlant d'agresseur, le Salteren qui venait de mettre un coup à Louvre s'apprêtait à lui en porter un nouveau. Il n'en n'eut pas le temps, puisque en quelques pas je me retrouvais à ses côtés et le poussais violemment sur le côté.. en lui administrant un violent coup de point sur la joue. Aïe, ça devait pas faire du bien à la mâchoire. J'élevais une voix rauque, mécontente.


- Non mais d'où tu te permets de le faire saigner ?

Je faisais allusion à Louvre, bien évidemment. Mes mots étaient sortis tous seuls, sous le coup de l'agaçement. Personne n'aimait qu'on s'en prenne à ses proches, mais moi, j'étais tout particulièrement violente dans ma façon de faire comprendre mon mécontentement.
Je le regardai expulser un crachat sanglant sur le sol, poing fermé, prête réitérer une attaque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Jeu 21 Juil - 14:00

Le voleur s’élance, j’essaye (un peu vainement) de correctement discerner ses mouvements, le coup de poing m’ayant un tantinet assommé. Il n’eut pas le temps de faire ne serait-ce qu’une pas que déjà, une furie vint le bousculer en lui écrasant son poing dans la figure. Je regarde comme deux ronds de flan la Salteren. Je ne m’attendais pas du tout à ça… certes, ce n’était qu’un voyou de rien du tout, elle en fait qu’une bouchée de ce petit, et moi pareil. Seulement, venir se jeter dans les bras d’un félin armé juste parce qu’il venait de me cogner… non, j’sais pas ça me surprend. De plus, même si je saignais abondamment, ce n’était qu’un coup superficiel, je n’allais pas en mourir. Pourtant elle avait réagit…
Sathra n’aime pas que l’on touche à ses proches, moi aussi d’ailleurs, et comme tout le monde bien sûr mais… au point de frapper ?


- Non mais d'où tu te permets de le faire saigner ?

Je me détends un peu les épaules pour pouvoir repartir. Mon nez me faisait un chouïa souffrir mais je survivrais. Je reporte mon regard vers les autres débiles mais m’adresse à Sathra avec un sourire.

- Joli !

Sans que je le veuille, je souris encore plus. L’adrénaline me chatouille les veines. Let’s go ! (je savais même pas ce que cela voulait dire) Qu’on se marre un peu !
Le débile avait fait couler mon sang se releva. Tenace. Il se relève et court vers nous. Je m’étais mis en position de défense mais pour le fun, je me redressai et m’appuyais sur ma jambe gauche avec nonchalance, comme ennuyé. Il arrivait certes à la vitesse d’une flèche mais avec l’habilité d’un phacochère. Je m’efface de sa route d’un coup de reins vers la droite et lui balance ma paume grande ouverte vers ses yeux, lui masquant la vue. Il ne suffisait en réalité que d’une légère pression pour le faire basculer mais j’y avais mis toute ma force pour l’assommer au passage. Il s’écroule sur le dos. Il nous regarde, nous avec nos beaux vêtements, nous avec nos beaux bijoux… et décide que finalement, sous le regard mécontent de Sathra, qu’il était préférable de détaler. Ce qu’il fait. En voilà un qui réfléchissait !
Je retourne aux côtés de ma belle en ricanant. Si nous devions nous battre, autant qu’on le fasse ensemble non ?
Les deux premiers reviennent à la charge, j’en laisse un ma compagne. Je ne suis pas du genre égoïste, je sais partager les jouets.
Celui-là par contre, n’était pas aussi balourd que je ne le pensais… Il semblait avoir de la technique, il attaquait aux points stratégiques. J’arrivais à les contrer sans mal, en fait j’eu l’impression de me battre avec moi-même, quand je faisais mes débuts dans l’art du combat. Ca datait maintenant, j’avais commencé jeune et m’étais perfectionné (je continue d’ailleurs).
Soudain, il souri, tiens ? Qu’avait-il en tête ? Il fléchit le genou et le balança… là où il ne fallait. Je feulais et mes griffes rentrèrent dans sa chair. C’eut le mérite de m’énerver grandement : je lui fous un violent coup de coude dans le menton. Il perdit l’équilibre et s’écrasa plus loin. Je me recroquevillais. Quand j’avais mal (et surtout là), j’avais tendance à être très très désagréable. Tout mouvement, toute agitation m’irritait… et voir Sathra et un con se battre ne m’aidait absolument pas…
Je me retourne, m’approche et shoote dans les chevilles de l’imbécile comme dans un ballon et il finit par terre.
Bon, là, Sathra ne pouvait plus jouer… je venais de casser son jouet.
Mais je m’en fichais, j’avais bien trop mal. Un long grondement s’échappa de mon thorax, prenant de la force au fur et à mesure. Tout le monde était par terre (hormis la Salteren), moi pareil, à genoux, toujours en grondant…


[HJ : c'est très court désolée ><]

____________________


Dernière édition par Louvre Aaronson le Dim 25 Sep - 17:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Lun 25 Juil - 7:08

- Joli !

Je me retournais vivement vers Louvre, qui arborait un charmant sourire.
Ceci eut le don de détendre me détendre, alors que mes muscles étaient contractés et que mon poing toujours refermé sur lui-même. Mes oreilles se baissèrent et je lui rendis un sourire, un peu gêné. Euh. Je m'étais peut-être un peu emportée. Bon, j'avais beau être d'un naturel peu patient et bagarreur, et foncer la tête baissée dans n'importe quoi c'était ma spécialité quand il s'agissait de taper dans le tas, mais être si rapidement et autant piquée à vif en voyant quelqu'un saigner, ce n'était pas réellement dans mes habitudes. Minette, va falloir te ressaisir un peu !
Je n'eus pas le temps de lui bafouiller un remerciement embarrassé que la victime de mon coup de poing se ruait à nouveau sur nous, et la patte de Louvre l'accueillit chaleureusement ! avec classe. Avait-il toujours la classe, ce Salteren ?! Celui qu'il venait de faire tomber à terre, nous regarda un instant, son regard passant de l'un de nous deux à l'autre. Je lui lançai un regard noir, sans bouger d'un pouce, comme une mneace silencieuse. S'il osait seulement se relever pour riposter.. il ne fut pas nécessaire de continuer cette menace intérieure, puisqu'il se releva bien, mais pour détaler à toute vitesse. Loin de nous. Bien, il n'était pas si stupide que ça. Pas aussi stupide que les deux autres qui s'en étaient déjà pris plein le museau, et qui en revoulaient encore, décidés à foutre la raclée à ce couple nocturne assez athypique. Côtes à côtes, prêt à les accueillir comme il le fallait. Je jettais un regard à Louvre, sourire aux babines. Allez hop, un chacun.
Un coup d'oeil rapide à sa façon de se mouvoir, et je cernais sa façon de progresser en un rien de temps. Mouais, pas tellement balaise que ça, dans le genre petit roquet des rues qui a peur de rien. Sans doute pour ça qu'il s'était remis à la charge plutôt que de fuir. Bon, c'était bien joli d'avoir de la niaque, mais s'en prendre à une demoiselle, ce n'était pas très glorieux ! Euh.. d'accord.. assez tracée sèchement la musculature, pour une demoiselle.. enfin. je ne pus m'empêcher de lâcher un rire lorsque je parais sans difficulté particulière le premier coup de mon agresseur. Second coup esquivé. Troisième paré. J'alternais, m'amusant de la situation. Je sentis la frustration grimper chez le jeune salteren; et je le ressentis dans ses coups. Ils ne se voulaient plus aussi précis, mais bien plus rapides et plus forts. Ah, ca devenait un peu plus sérieux alors ! Je me concentrais à parer ses attaques lorsqu'un râle de douleur attira mon attention. Ne me dites pas qu'il s'était pris un nouveau coup ! Je baissais les oreilles, inquiète, et esquivais un coup de justesse. Wow, elle était pas passée loin celle-là. Je fis un pas en arrière, cherchant mon équilibre, mes yeux fixant le poing qui fondait sur moi. Mais qui n'atteignit pas mon museau. Au contraire.. le Salteren chuta brusquement, les chevilles violemment fauchées. Il s'écroula sur le sol, dans un bruit sourd accompagné d'un craquement désagréable. Je serrais les dents et aspirais de l'air, ce qui produisit un petit sifflement. Ca devait pas faire du bien, le coup qu'il venait de prendre.

Je ne m'attardais pas longtemps sur le salteren gisant au sol, et me retournais pour m'approcher de Louvre, avant de m'arrêter à un pas, ne sachant pas trop comment réagir. Ca ne devait être vraiment pas agréable, vu sa position agenouillée, et le grondement de douleur qu'il laissait échapper. Et dire que j'avais asséné le même coup à l'un de nos agresseurs.. et que j'avais également menacé Louvre de cette manière. Mais je n'étais pas passé à l'acte ! à la différence du dernier malfrat qui s'en était pris au guerrier salteren. Je restais quelques secondes debout, devant lui, n'osant pas le toucher comme si ce pouvait accentuer sa douleur, comme s'il y avait un espace à respecter pour qu'il puisse sentir la douleur passer. Puis, alors que son râle s'éteignait, je me décidai enfin à poser ma patte sur son épaule. Compatissante. Mais retenant un sourire tout de même.


- Ah, mon pauvre Louvre, ça doit pas faire du bien..

Je m'accroupis, et passait mon bras autour de ses épaules. En me penchant, je grimaçais, en voyant son museau rouge de sang. Je me relevais, pivotais sur moi même, cherchant quelque chose du regard, jusqu'à ce que celui-ci tombe sur ce que je cherchais. Je marchais d'un pas rapide vers l'objet de ma recherche, et ramassais le couteau. Je saisis le pan avant de ma jupe, et en coupais un morceau qui se trouvait à peu près propre.. du moins plus propre que la veste de Louvre qui avait traîné au sol. Je retournais aux côtés du Salteren et appliquais avec douceur le morceau de tissu sur son museau pour en essuyer le sang.

- Allez, faut qu'on soigne ça.

Indirectement, ça voulait dire "je suis du sexe féminin donc je n'ai jamais ressenti une telle douleur à cette endroit donc je ne peux pas compatir assez pour ne pas te demander de te magner les fesses ".

[ Moi aussi c'est court -- ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Jeu 28 Juil - 13:54

La douleur a un rythme. Elle frappait comme sur un tambour, la cadence était lente pour lui laisser le temps de recouvrir la totalité du membre. Je grondais toujours, accompagnant la souffrance dans sa triste musique.
Un autre bruit, bien plus aigu, chantait avec nous, lui aussi en mesure. Il résonnait sur les dalles comme le sonar d'un sous-marin : le sang de mon nez qui perlait sur le sol.
Je fermais les yeux. Nan mais vraiment là, ça va pas quoi, je suis un combattant. "Utilisé" (je n'aime pas trop ce terme mais je n'en ai pas d'autre en tête) par l'Etat. Et je n'arrive même pas à me relever du coup d'un bête voyou.
J'étouffe peu à peu mon long râle, prenant sur moi-même. Une patte compatissante se pose sur mon épaule.


- Ah, mon pauvre Louvre, ça doit pas faire du bien..

Ah ça non ! Je murmure doucement, d'une voix enroué et légèrement couïneuse, comme si tout l'air s'était échappé de mes poumons. Jamais, Ô grand jamais je n'aurais osé dire ça, je ne le penserais même pas ! Mais vu les circonstances...

- Je vous déteste, vous, les femmes...

Pour c'est le plus bel être sur Autre-Monde les femmes, grâcieuses, sensuelles, sensibles, farouches, exotiques... bon, c'est chiant aussi une femme, surtout quand ça a ses règles, ça devient hystérique... et y'a pire ! Oh oui, j'ai connu pire... j'en frissonnerais presque...


- Allez, faut qu'on soigne ça.

Sathra s'agenouilla près de moi puis appliqua délicatement un tissu lilial au parfum délicieusement féminin sur mon museau. Je louche un instant sur l'étoffe, surpris.
Nous nous relevâmes et titubâmes dans la ville. Peu à peu, des immeubles à l'allure modeste remplacèrent les riches édifices. Plus nous progressions, plus le paysage me sembla familier. La douleur dans mon entre-jambe n'était plus qu'un vilain souvenir, seule ma gueule ma faisait souffrir. Pourtant j'avais gardé mon bras autour des épaules de Sathra, comme si je l'avais "oublié"... héhé.
Je me sentis tout à coup un peu honteux...


- Désolé, je voulais pas t'embarquer dans tout ça... je t'offre un verre pour me faire pardonner ?

Et hop, un petit sourire désolé et un regard franc pour faire passer le tout. Nous arrivâmes devant chez moi. Bizarrement, on reste tous les deux là, à fixer la porte, comme si on osait pas entrer. L'oeil et sa bouche apparurent sur la porte. Elle eut un moment d'hésitation, ne nous voyant pas dans la pénombre. Mon frère avait pourtant installé une lampe qui s'allumait à chaque fois qu'elle sentait une présence, elle pendait au-dessus de nos tête, entourée de petites plantes et de fleurs. C'était un peu pathétique... quoiqu'il en soit, la lampe ne s'était pas allumé.

- Maître Louvre, (ah bah finalement, la porte m'avait quand même reconnue) votre frère avait dit "pas de femmes"...

Ouh, le gros sous-entendu... Je lui répondis sèchement, agacé.

- Depuis quand j'écoute mon frère ? Tais-toi et ouvre.

Ce qu'elle fit évidemment. Mon petit empoté de Satnaam arrivait à petit pas rapides, le regard lourd de reproches... qui disparurent et ses yeux s'arrondirent en voyant le sang... et Sathra.
Ils se connaissaient bien tous les deux, Satnaam ne ratait jamais une occasion d'inviter mes amis (pourquoi toujours les miens d'ailleurs ?) pour les déjeuner... et il leur disait toutes mes conneries dans le genre «Ouiii, une fois, Louvre avait décidé de m'aider à cuisiner... il ne savait même ce que voulait dire "émincer le légume".»
(Ah bah oui évidemment...)


Il s'approcha, un peu alarmé... quand il vit que ce n'était pas trop grave, il nous invita à aller dans le salon en soupirant, s'excusant en un regard auprès de Sathra. Je m'en vais m'affaler dans mon fauteuil tandis qu'il chuchote.

- Quelle connerie il a encore fait cette fois ?


Ils échangèrent un petit regard complice. J'en avais pas vraiment conscience (peut-être que je ne voulais pas l'accepter) mais j'étais un peu un phénomène de foire. Du moins, c'est comme ça que les gens me voyaient... je crois... à mon grand mécontentement...

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Mer 17 Aoû - 22:19

- Désolé, je voulais pas t'embarquer dans tout ça... je t'offre un verre pour me faire pardonner ?

J'esquissais un sourire amusé devant le sien, qui était désolé. Face à ce petit sourire et ce regard, j'étais comme face à un chaton. Vous savez, ce sentiment incompréhensible de résignation à céder devant ce regard plein d'innocence que vous lance le petit félin, ce regard sachant apaiser la pire des colères qu'il ait pu provoquer par la pire des bêtises qu'un chaton puisse être capable de faire. Bon.. sauf que dans mon cas, le petite chaton adorable était tout simplement un guerrier félin de seulement deux mètres de haut doté d'une musculature un chouilla plus développée. Ca changeait un petit peu la donne tout de même.. Un petit peu.. Et puis, je me sentais tout de même obligée de l'accompagner jusqu'au bout, Louvre avait connu pire comme blessures, certes, mais je ne serais pas rassurée tant que je ne verrais pas son museau débarrassé de tout ce sang qui le maculait. Et cela faisait un moment, que je n'avais pas revu son frère, Satnaam..

- C'est pas de refus..

Lui fis-je, alors que je reconnaissais peu à peu les édifices bordant la ruelle où la demeure des Aaronson se trouvait. Bientôt, nous nous arrêtames devant une porte qui ne m'était pas inconnue. Après un bref instant d'attente, la paroi de la porte se déforma, pour laisser apparaître son oeil et sa bouche, qui mirent quelques secondes à se pronnoncer. Sans doute ne distinguait-il pas bien nos visages, du moins, surtout celui de Louvre. Même si cette porte grincheuse me connaissait déjà, car je m'étais déjà rendue chez Louvre et son frère. La plupart du temps lorsque ce dernier prenait le soin de m'inviter déjeuner, ou ne serait-ce que pour une simple infusion; mais notre dernière rencontre remontait à bien longtemps.. il fallait dire, je n'avais pas vraiment le temps d'accepter un sympathique déjeuner alors que j'étais confortablement enfermée dans un étroit, sombre et puant cachot en attendant de voir la lumière du jour... au milieu d'une arène. Il était très probable que la porte ne veuille plus me reconnaître, et même si c'était le cas, je doutais qu'elle ne m'aurait laissé entrer si Louvre n'était pas à mes côtés. Elle décida enfin à se pronnoncer.

- Maître Louvre, votre frère avait dit "pas de femmes"...

J'haussais un sourcil, pour ensuite laisser échapper un rire. Moui, pas de doute en fait, la porte ne m'aurait pas reconnue, vu le nombre de femmes qu'il devait ramener chez lui, du moins assez pour que ces allers et retours finissent par agacer son frère. Difficile pour une porte de retenir le visage de toutes les compagnes d'un soir de son maître ! Encore heureux que Louvre, lui, me reconnaissait encore. Je me serais sentie terriblement vexée, si celui-ci ne m'avait pas reconnue. Car il ne me serait jamais venu à l'esprit, qu'il soit possible que je ne puisse pas le reconnaître. Non, ce regard d'ambre était bien trop marquant à mon goût, pour être oublié. En tout cas, mon petit rire qui était sortit tout seul, il était un peu jaune. Juste un peu. Mais réellement pas de bon coeur, ce p'tit rire.

- Depuis quand j'écoute mon frère ? Tais-toi et ouvre.

Son agaçement me fit sourire. Il n'y a que la vérité qui blesse, mon cher Louvre ! Mais je me gardais d'émettre tout commentaire. Je savais les placer au moment propice.
Satnaam arriva vers nous, pressé, prêt à réprimander son frère jusqu'à ce que son museau perce l'odeur du sang et que son regard croise son museau.. pour ensuite se poser sur moi, ce qui écarquilla un peu plus ses yeux. Il ne devait sans doute pas s'attendre à ce que son frère revienne le museau en sang, et de surcroît, en ma compagnie. Nous le suivîmes dans le salon, et Louvre s'affala dans un fauteuil, tandis que Satnaam se pencha vers moi, chuchotant.


- Quelle connerie il a encore fait cette fois ?

Je lui rendis un regard plein de complicité. Cela me faisait réellement plaisir de le revoir.
Je posais mon regard doré sur Louvre, un sourire aux babines.


- Il n'a pas fait de conneries particulière, pour une fois, je ne pus m'empêcher de rajouter, voulant le taquiner. Nous sortions d'une soirée chez le Grand Vizir, des voyous nous ont gentiment accosté.. tu peux en constater les conséquences sur son pauvre museau.

Je lançais un grand sourire à Louvre, avant de reporter vivement mon attention sur Satnaam, de nouveau.

- Eh eh ! Alors comme ça tu interdis ton frère de ramener de la gente féminine sous votre toit ? Je ne suis donc pas la bienvenue ?

Fis-je, voulant gentiment embarrasser l'un comme l'autre. Enfin.
Surtout Louvre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 4 Sep - 14:30

Je grognais, assis sur mon fauteuil au tissu mordoré, aux motif fleuris couleurs chocolat et en bois. Je l'aimais bien ce bon fauteuil. Ca faisait longtemps que nous l'avions. Il avait cessé de courir après nous pour nous accueillir, il avait bien viellit. Satnaam avait voulu le jeter mais je m'étais battu pour le garder. Tu t'enfonces dedans, c'est incroyable comme il est confortable, t'es sur un petit nuage quand tu es dans ses bras. Ils ne sont pas mieux que ceux d'une femme mais lui au moins, il se tait. J'inspirai doucement, si j'étais trop brusque, j'aurais mal. Je sens mes poumons se gonfler d'air portant dans son sillage, l'odeur âcre et métallique de l'hémoglobine, et le parfum sucré de Sathra. J'aime bien ce parfum. Un parfum doux comme... je souris, doux comme le rose. Un rose aux nuances bleus corsés.
Je revins sur Autre-Monde et regardait les deux Salterens qui discutaient à l'entrée du salon. Ils échangèrent un regard complice et dans le mien brilla, durant un court instant, une lueur inquiète.


- Il n'a pas fait de conneries particulière, pour une fois.

Comment ça pour une f... ? J'ouvris la gueule pour protester mais la refermai. C'est vrai que pour les gaffes, j'étais le roi. Une fois, j'avais ramené une bicyclette de Terre, je n'étais pas encore bien habitué et pourtant j'avais réussi à faire un dérapage, juste à temps d'ailleurs, j'ai failli percurter un traduc. Je me suis fait coursé durant vingt minutes au moins. L'animal, effrayé, avait cru que j'en voulais à son petit...
Je ricannai, la peur que j'ai eu ce jour-là... Oui. Même à Louvre, il lui arrive d'avoir peur. De toute façon c'est naturel, et logique surtout. Je ne pourrais pas vivre sans la peur. Ce serait flippant quelqu'un qui n'a littéralement peur de rien : son alarme ne se déclencherait pas face à un danger (car la peur c'est ça en fait, une alarme). Bon évidemment, il ne faut pas confondre peur et angoisse, ce n'est pas la même chose, l'angoisse c'est... pourquoi je réfléchis à ça ?
Je relevai les yeux : Sathra continuait :


- Nous sortions d'une soirée chez le Grand Vizir, des voyous nous ont gentiment accosté.. tu peux en constater les conséquences sur son pauvre museau.

Satnaam me jeta un bref regard puis ses yeux épluchèrent Sathra de haut en bas. Il me lança un regard et un sourire moqueur en constatant que Sathra, Sathra la femelle, Sathra du sexe inférieur, que elle, n'avait rien. J'hoquetai, outré, je finis par lui tirer la langue. C'était puéril mais c'était tout ce que j'avais trouvé. Sans le vouloir, j'appuyai sur mon museau ensanglanté. Une vague de douleur vint me le piquer et je lâchais un miaulement de surprise, ne m'y attendant pas. Satie se retourna encore une fois. Rah ! Ce petit imbécile volumineux, ce morveux hypersensible, ce microbe (je suis le grand-frère, souvenez-vous) m'énerve à m'insulter juste avec un regard ! Je feulai mais il s'occupait déjà d'autre chose.
Il semblait vraiment heureux de la revoir. C'est vrai que cela faisait longtemps qu'elle n'était pas venu. Et puis il n'avait pas pu se croiser, Satie n'aime pas trop sortir. Sauf en milieu de semaine ! Y'a le marché...


- Eh eh ! Alors comme ça tu interdis ton frère de ramener de la gente féminine sous votre toit ? Je ne suis donc pas la bienvenue ?

J'entendai Satie hoqueter, surpris et très gêné. J'avais eu le malheur de ramener UNE fille inconnue en sa présence et il m'avait fait tout un cinéma sur le respect de l'autre. Parfois je me dis que sur le monde, il y a trois sorte d'individus : il y a les hommes, les femmes et il y a Satie : une personne qui balance entre les deux.

- Mais non ! Voyons... euh... je...

Je me levai et pris des mouchoirs propres, je lesplaquais sur ma gueule. Je m'étais redressé trop vite, la tête me tourna un instant et des papillons me volaient dans les yeux. J'attendis quelques secondes que ça passe et m'approchais des deux traitres qui s'amusaient à me faire chier. Je m'adressai à Sathra sur un petit ton gentil :

- Ah parce que t'es une femme toi ?

Je regardai brièvement sa musculature tout de même bien présente (la mienne elle-même n'était pas aussi développée, à moi, le sexe fort) puis fixai mon regard dans celui plus clair de Sathra.

- Louvre !

Eh oui Satie, je sais. C'est bête. C'est méchant. C'est moi.

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Sam 24 Sep - 22:30

- Ah parce que t'es une femme toi ?

Un large sourire narquois se dessina sur mes babines.
Je jetais un oeil à Satnaam, qui était indigné de la réponse que Louvre venait de me balancer à la figure. Honnêtement, ça ne me gênait aucunement, et je me doutais bien que ce n'était que pour me chambrer, comme je m'appliquais à le faire de temps en temps. Peut-être que je n'étais pas aussi cynique que Louvre pouvait l'être, mais il m'arrivait de me tenter à l'humour, parfois. Je dis bien parfois.. et puis je ne pouvais qu'en vouloir qu'à moi-même, je lui avais tendu la perche; il fallait bien que je m'y attende. Le Salteren au regard d'ambre était bien plus fin que moi. Plus raffiné. Plus cultivé. Plus perspicace, sans doute. Enfin. Lorsqu'il s'agissait de mots, il s'avérait bien plus pointu que moi. Je maniais bien plus aisément les lames tranchantes d'un sabre, que les lames tranchantes du langage. Moui.. j'étais plutôt du genre à taper et ensuite demander des excuses lorsqu'on m'offensait réellement, profondément - parce que oui, je pouvais être sensible de temps en temps ! - alors.. Penser pouvoir gagner à ce petit jeu de piques, c'était assez stupide.


- T'en fais pas pour moi va, je l'ai un peu cherché.

Je fis à Satnaam, souriante, avant de me retourner vers Louvre, figeant mon regard doré dans le sien, d'ambre.

- Et puis tu as peut-être raison, enfin.. à la seule différence que moi, avec un coup dans l'entre-jambe, je ne m'effondre pas au sol..

Je lui adressais un clin d'oeil, et lorsque j'aperçus l'expression un peu confuse du jeune frère, je m'empressais de glisser ma patte dans le dos de Louvre qui se trouvait à nos côtés et non affalé dans son moelleux fauteuil, et l'attirait vers moi par la taille, afin que nos hanches creuses s'effleurent. Tandis que ma main frottais doucement la colonne vertébrale du Salteren avec la douceur d'une caresse, je cherchais son regard du mien, souriante. Un regard plein d'affection, de sincérité, accordé avec le ton de ma voix, bien que celui-ci soit empreint d'une légère touche d'espièglerie.


- Comme les Nonsos le disent, qui aime bien, châtie bien, n'est-ce pas ?

Je pouvais, mes côtes contre les siennes, sentir la chaleur de son corps se dégager de lui, un peu à la manière dont on sentait un feu brûler en sein d'une nuit fraîche. Étrangement agréable.


[ HRP : Désolée pour le temps de réponse >___< et la réponse toute pourrite aussi... mais je suis vraiment, vraiment pas inspirée >____>"]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 25 Sep - 8:53

[HJ: C'est rien :3
J'espère que ça t'inspirera plus, sinon, tu le dis, en tout cas, tu prends tout ton temps =)]

- T'en fais pas pour moi va, je l'ai un peu cherché.

Nous sourîmes à un Satnaam décontenancé. C'était marrant comme on pouvait s'amuser de tout et de rien. Satie était tellement expressif qu'il en devenait mignon. Satie est toujours mignon.
Sathra (c'est fou tous ces noms qui commencent par S) et moi étions du genre à beaucoup nous chercher (sans se trouver haha... hum), à se tourner autour, à essayer de voir clair dans le jeu de l'un, à soulever le voile d’ambiguïté dans les yeux de l'autre. C'était assez fatigant parfois, à toujours analyser ses actes et paroles... mais il y a des moments où cette ambivalence devient une partie de cartes très très agréable où le but était simplement de faire perdre la tête aux autres. Notre cible en cette sainte soirée ? Mon frère ! Gare à tes miches.
Mais bon là ça y est, il a déjà perdu tous ses neurones...


- Et puis tu as peut-être raison, enfin.. à la seule différence que moi, avec un coup dans l'entre-jambe, je ne m'effondre pas au sol..

Satnaam revint sur moi, intrigué, ses petits yeux brillaient de la lueur du ragot, nous étions deux véritables commères. Sauf quand ça me concerne. Je haussai les sourcils, une patte solennelle levée.

- Je ne vois absolument pas de quoi elle veut parler.

C'était dit avec toute l'innocence du monde, tellement qu'on ne pouvait pas me croire, déclenchant un gros rire de mon frère. Il parti un instant dans la salle de bain. Pendant ce temps, le sang avait cessé de couler. Je m'essuyai le museau avec le peu que j'avais, concentré sur ma tâche, je ne vis pas Sathra arriver. Elle était désormais juste à coté de moi et de sa patte, elle me fit basculer vers elle. J'étais quelqu'un d'assez tactile mais quand il s'agissait de Sathra, je me bloquais toujours un petit peu : je savais m'y faire avec la femmes, mais pas avec celles qui me sont chères.
Sa patte glissait dans mon dos, je pouvais sentir ses griffes déclencher un frisson, laissant derrière elles des traits de chaleur (oui ça parait bizarre, mais griffez-vous [sans vous saigner] le bras et vous sentirez, et une vague de douleur, et de la chaleur).
Je relevais une tête surprise, deux yeux couleur whisky rencontrèrent deux autres en or. Doux, sincère et tendre. J'avais rarement vu Sathra comme ça, j'en perdis ma répartie.


- Comme les Nonsos le disent, qui aime bien, châtie bien, n'est-ce pas ?

J'ouvris la gueule mais j'avais la voix coupée (la voix, pas le souffle), je balbutiais gravement et fini par la refermer puisque ça n'en valait pas la peine. Je déglutis. Je ne comprenais plus grand chose, nous étions sortis de la demeure du Vizir, il n'y avait plus de rôle à jouer. Une certaine frontière commençait réellement à devenir confuse.
Pis une envie irrésistible me saisit, elle me pris par le ventre, ressurgissant d'on ne sait où. Mais avec ce genre de désir, il ne faut pas contrer et la laisser faire.
Alors doucement, ma longue queue tacheté au bout noir (je parle évidemment de celle de derrière, pas celle de l'entre-jambe, bande de pervers) remonta -la pauvre, je l'écrasais- et son extrémité vint chatouiller le petit museau de Sathra.


Nos regards ne s'étaient pas lâché jusqu'au moment où nous entendîmes Satnamm revenir. Il nous regardait avec des yeux comme deux ronds de flans. Je souris, provocateur et un peu hautain mais toujours rigolard. J'enserrai la taille de la salterenne.

- Jaloux ?

Il me lança un œil noir et s'approcha avec la trousse à infirmerie. Les Salterens n'étant pas Sortceliers, ils devaient se contenter des moyens du bord. Il commença à me laver le poils. Je détestais quand il faisait ça, dès qu'il voyait du sang, il s'affolait. Mais je ne disais rien, ça le rassurait de s'occuper de moi quand ça n'allait pas. Or ça va très bien ! Regardez la belle Vénus à mes côtés !
Je regardais mon frère, je savais beaucoup de choses sur lui, mais pas tout. Il y avait bien dû se passer quelque chose pour qu'il soit aussi nerveux niveau violence. Il est entouré par la barbarie, il aurait dû s'y faire. Ce devait être quelque chose de bien profond et traumatisant pour que cela le transforme, car oui, Satie n'avait pas toujours été comme ça...


Je me souvins alors de Sathra. C'était mon amie, mais aussi la sienne... peut-être savait-elle ?

- Tais-toi où je te fous mon pied là où je pense.

Comme par réflexe, je refermai les jambes et serrai mes genoux entre eux. Et je me tus. Il reprit, lui adressant un petit sourire.

- Sathra, si tu as faim, il y a des fruits dont un truc que Louvre a, encore, soupir, ramené de Terre.

Oui et bien c'est super bon ce truc, j'ai oublié comment ça s'appelle mais c'est petit, en grappe, vert ou rouge, frais, parfois acide quand c'est tout petit et vachement bon.

- Et moi alors ?

- Toi tu te tais je te dis.

Il était étrangement sec et dur, ça ne lui ressemblais absolument pas... oh c'est pas vrai !

- Nan mais... t'es vraiment jaloux ?

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eiko Kazehime
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 852
Age : 23
Localisation : Terre//Krasalvie
Amour : Keksapeuvoufaire?
Race : Vampyr
Date d'inscription : 27/05/2011

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
9/10  (9/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Mar 27 Sep - 15:02

[HS: C'est mignoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon, chacun son tour tonton ;)]

____________________

Je ne suis pas celle que vous croyez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sathra K'yll Aryus
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 41
Amour : -x-
Race : Salteren
Date d'inscription : 08/05/2010

Chronique
Points de vie:
70/70  (70/70)
Points d'attaque:
10/10  (10/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 2 Oct - 16:20

Je ne pus m'empêcher d'élargir le sourire qui se dessinais sur mes babines, alors que je sentis la confusion de Louvre s'installer en lui, lorsque je m'étais rapprochée de lui.
Le simple fait de le voir ouvrir la gueule sans qu'un son n'en ressorte, était tout à fait comique. Le grand guerrier Salteren mal à l'aise, ne pouvant balbutier que quelques bribes de syllabes incompréhensibles ? mmmh.. peu courant.. mais tellement réjouissant à admirer ! Je me félicitais en mon fort intérieur, une once de fierté y naissant. J'avais plutôt l'habitude de voir Louvre être complètement à l'aise, me taquinant avec plaisir. Il ne suffisait qu'à rappeler comment ma soirée avait débuté pour que l'on saisisse l'attitude du salteren en compagnie de demoiselles.. Salut chérie.. et va que je glisse ma patte par-dessus tes épaules, que je te vle un baiser juste parce que j'ai une occasion en or de le faire sans m'en prendre une dans la figure dans l'immédiat, et puis pourquoi pas en profiter pour avoir une dame à mon bras à cette stupide réception où l'hypocrisie est maîtresse.. Enfin. Lui qui était si beau parleur, jamais je ne me serais doutée que j'arriverais à lui couper la parole. Maintenant que je l'avais mis mal à l'aise, et que je me délectait de cette emprise que j'avais sur lui, ce fut petit à petit à mon tour de me sentir gênée par la situation. Je m'étais rapprochée de lui sans réfléchir, me laissant porter par un instinct affectif qui m'avait poussée à glisser ma patte dans son dos. Cette impulsion m'était venue si naturellement que je n'avais même pas songé à la refuser. Mais à présent que je me rendais compte que j'étais proche, très proche de lui, et que mon attention n'arrivait pas à émerger de cet océan d'ambre et de douceur qu'était son regard, je commençais à me demander sérieusement qu'est-ce que je foutais là, à jouer le tendre chaton. Si j'avais eu la peau d'une humaine, mes joues se seraient déjà empourprées. Je m'apprêtais à chercher une excuse un peu confuse que je sentis quelque chose frôler le bout de mon museau. Je n'eus pas besoin de loucher - heureusement d'ailleurs, ceci m'aurait donné un air bien stupide - pour comprendre que c'était l'extrémité sombre de la queue du salteren qui venait s'aventurer sur ma truffe. Cela aurait dû renforcer mon gêne; mais étrangement, je me sentis plus tranquille face à cette réponse corporelle qui était tout à fait attendrissante. Je me détendis, souriante. J'aimais voir les gens parler avec les gestes.. cela semblait toujours plus sincère que les mots, ce que le corps ne pouvait s'empêcher d'exprimer.

Ce qui me tira de cette rêverie fut l'arrivée soudaine de Satnaam, qui retenait difficilement sa surprise de nous voir ainsi, ses yeux étant écarquillés devant la scène qui se déroulait devant lui. Et pour ne pas arranger les choses, Louvre me prit par la taille, d'une assurance qui lui était caractéristique. Et voilà.. la nargue était de retour.

- Jaloux ?

Le simple regard noir que son frère lui adressa suffit à en déduire la réponse.
Je levais les yeux au ciel. On ne changeait pas une équipe qui gagne.. je suivis le jeune frère du regard, alors qu'il s'appliquait à soigner le museau blessé dans la bagarre nocturne. C'était attendrissant de voir à quel point il était attentionné avec son frère. Louvre avait de la chance, beaucoup de chance, d'avoir quelqu'un comme Satnaam. J'aurais aimé avoir quelqu'un de tel dans mon enfance, pour m'apporter un peu d'affection, ou ne serait-ce qu'un peu d'attention. Mais qu voulez-vous, les Salterens ne sont pas forcément connus pour leur tendresse. Encore moins quand ça bosse dans le trafic d'esclaves. Eh oui, mon père n'était pas un saint !

- Tais-toi où je te fous mon pied là où je pense.

Wow, ça c'était de la tendresse.. ceci m'amusa un peu tout de même. Je crois que Louvre en avait déjà eu assez pour la soirée, de la violence à cet endroit précis.

- Sathra, si tu as faim, il y a des fruits dont un truc que Louvre a, encore, ramené de Terre.

Je lui rendis son sourire, et m'écartait de Louvre pour m'asseoir sagement dans un des fauteuils, jetant un oeil un peu suspicieux à l'étrange fruit terrien qui se trouvait sur la table. Le salteren aux yeux d'ambre avait cette fâcheuse tendance à s'enticher de tout ce qui venait de la terre. Y compris de la nourriture qu'on y trouvait. Délicatement, je saisissant l'une des boulettes rondes qui composaient l'étrange fruit inconnu.

- Et moi alors ?

L'odeur du fruit me vint au museau. Ca sentait bon, tient.. Confiante, je le prenais dans ma gueule. Une de mes dents pointues perça la fine couche lisse entourant le fruit, pour trancher une chair beaucoup moins résisante. Un liquide légèrement acide, mais pas trop, vint taquiner mes papilles gustative. Une expression de surprise s'afficha sur mon faciès. C'était plutôt bon, voire très agréable en bouche.

- Toi tu te tais je te dis.

Glurps. Je venais de croquer dans un petite truc un peu plus dur, qui n'avait pas vraiment bon goût. Mouais. Pas du tout même. (Bah oui, croquer dans un pépin, je déteste ça >_<) C'était âcre. Je m'empressais d'avaler le fruit pour que ce goût désagréable passe. Et le fil de la conversation suivait étrangement ma dégustation.. amusante au début.. puis tournait un peu au vinaigre. Mon regard se posa sur Satnaam. Il avait été si froid, que j'en avais oublié le goût désagréable de ce que j'avais malencontreusement croqué. J'avais beau lui avoir de temps en temps rendu visite, c'était bien la première fois que je le voyais ainsi désagréable. Il ne l'avait jamais été avec moi, en tout cas.

- Nan mais... t'es vraiment jaloux ?

Je me sentis tout à coup mal à l'aise. Je commençais à me sentir un peu en trop dans cette situation qui s’envenimait. Ca sentait l'orage, à coup sûr.. Si les deux frères avaient une conversation à avoir, je n'avais pas à l'entendre. Je ne comprenais pas le soudain changement d'humeur de Satnaam, et en avais été complètement étonnée. Mais le fait que Louvre appuie sur la jalousie comme argument, m'insinuait que je n'y étais peut-être pas pour rien dans cette situation. Le jeune Salteren était-il réellement jaloux ? Non, tout de même pas ! Enfin, pourquoi serait-il jaloux ?.. Jaloux.. de moi, et du fait que Louvre soit tendre avec quelqu'un d'autre que son propre frère ? Ou jaloux.. de Louvre, et du fait que ce soit avec moi particulièrement ? cette dernière pensée eu pour effet de me gêner encore plus considérablement. Non, mais.. quand même pas ? Quel qu’en soit la réalité, je sentais qu'il valait mieux que je m'éclipse.
Brusquement, je me relevais du fauteuil dans lequel j'étais installé.

- Hum.. Je vais vous laisser, je veux pas vous déranger plus longtemps. Merci pour l'accueil, Satnaam, désolée d'avoir ramené ton frère le nez en sang.

J'adressais un petit sourire confus aux deux frères, et me dirigeai vers la porte d'entrée. Une fois que je l'avais atteint celle-ci, je me retournais vers eux une dernière fois.

- Passez une bonne nuit vous deux, ça m'a fait plaisir de vous revoir.

Un dernier sourire et je posais la patte sur la poignée.
Pitoyable sortie, ma chère Sathra !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louvre
Guerrier
Guerrier
avatar

Nombre de messages : 359
Age : 35
Date d'inscription : 30/07/2010

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
8/10  (8/10)

MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   Dim 2 Oct - 20:48

- Nan mais... t'es vraiment jaloux ?

Satnaam eut un mouvement d'humeur et me lança un regard lourd de sens. Vous savez, ces interminables regards qui en disent longs et dont généralement les gens répondent en un sourire, en un scintillement dans l’œil ou en un hochement. Sauf que moi, je ne comprenais pas. Je haussais les sourcils. Il les fronça. Je plissais les yeux. Il les ouvrit grands. Je soupirai. Il soupira.

- T'es con c'est pas possible.

Je répliquais, désagréable et sec.

- Apprends-moi quelque chose que je ne sais pas pour une fois.

J'adorais mon frère, ça ne m'empêchais pas de me fritter avec lui et parfois même violemment. Lui aussi savait manier les mots et quand c'est lui qui m'attaquait avec, je me sentais toujours désarmé. Ce qui faisait que je perdais la bataille, humilié et vexé. Je compris que je n'aurais pas dû dire ça, je grognais, tout doucement, très doucement.

- 'Scuse-moi, j'ai pas réfléchi...

Il grogna à son tour, nous avions tous les deux la même tête renfrognes à ce moment, c'était drôle mais je n'avais pas envie de rire.

- C'est rien...

En fait... Satie n'était pas jaloux mais surtout craintif. Il avait une sainte horreur du changement et ce rapprochement en était un. Il sait que notre confort ne dura pas. Satie est trop différent. Peu de salterens ne viennent lui parler parce qu'ils le veulent, personne ne vient lui demander en souriant si tout allait bien. A part moi bien sûr, je suis son frère tout de même. Il sait très bien que je me trouverais très bien une femme -quand j'arrêterais de faire le con- et que bien sûr, on ne vivra plus ensemble. Il sera tout seul (quoique, mon atelier était ici...) et il redoute cet instant.
Ca peut paraître pathétique mais c'était comme ça. Il n'aimait pas le changement. Le cactus est tout à coup à droite de la porte alors qu'il était à gauche avant, et c'est la fin du monde. Le pire, c'est que je n'arrive même pas à lui en vouloir... mais il faudra bien que l'on cesse de dépendre l'un de l'autre. Je frissonnais. Va falloir que je fasse ma bouffe tout seul. Je jetais un bref coup d’œil vers Sathra manger. Sauf si je me trouve une femme pour. Je reportais mon attention sur Satie et m'apprêtais à dire quelque chose quand la salterenne se leva soudain.


- Hum.. Je vais vous laisser, je veux pas vous déranger plus longtemps. Merci pour l'accueil, Satnaam, désolée d'avoir ramené ton frère le nez en sang.

Elle semblait particulièrement mal à l'aise, ce qui pouvait se comprendre. Satie voulut protester mais d'un regard je l'apaisais. On était tous fatigué, ce n'était pas plus mal. Mais je ne voulais pas la laisser dans son délire. Je me levais à mon tour.

- Je te raccompagne jusqu'à la porte, faudrait pas que tu te perde.

La main sur la poignée, elle nous salua.


- Passez une bonne nuit vous deux, ça m'a fait plaisir de vous revoir.

Nous sourîmes de ce même sourire ravi et charmé. Satie eut juste le temps de répondre un "Merci toi aussi !" que nous étions déjà dehors. Je la retins par le coude et souris, désolé et tendre sans m'en rendre compte.

- T'inquiètes pas, c'est une histoire entre frères mais c'est pas grave... il a ses règles tu comprends, ça le rend nerveux, mais c'est rien t'en fais pas.
En tout cas encore merci d'avoir accepté.
Je ris dans la fraicheur de la nuit. Ca n'a pas été une soirée de tout repos.

Immobiles tous les deux, je laissais un ange passer entre nous... pour mieux la surprendre : vivement, je m'approchais pour déposer un baiser léger et fugace sur ses babines. Je me rejetais tout aussi furtivement, rentrant à toute vitesse.
"Juste une chose, ne t’avise plus de me réembrasser, parce que je ne sais pas si ma main se retiendra la prochaine fois." Et bien raté ! Je lâchais un vif et sonore :

- HAHA !

Sathra ne pouvait que m'entendre. Ce qui me fit sourire encore plus. Je demandais à la porte de ne pas la laisser entrer si elle le désirait (c'est méchant mais c'est fou tout ce que je pouvais faire pour gagner un jeu). Je revins à Satie en souriant. Je le pris par les épaules, et le regarda longuement, nos quatre yeux d'ambres se mêlant. Je soufflais tout doucement, très doucement.

- Qu'est ce qu'on est beaux tous les deux... et ça risque pas de changer.


Bien sûr que si, et nous le savions tous les deux. Mais ce soir nous nous mentîmes et Satie se coucha, calmé.
Personnellement je pris mon temps. Je me rassis et fixais un point sur le mur opposé. Resongeant à la soirée et... et à l'Or.


Je m’allumais un havane.

____________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

[A.C] Bas les pattes ! [ Pv ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» SOS Refuge "Aux Bonheur des 4 Pattes"
» BIJOU FEMELLE YORK 7 ANS EN FA ASSO COEUR SUR PATTES
» Happy Birthday Poils aux pattes!
» PÂQUES DES ANIMAUX - Au-Bonheur-des-4-Pattes- (30) Nîmes
» nos amis a quatres pattes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Salterens :: Sala-