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 [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)

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MessageSujet: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Jeu 27 Oct - 16:55

Paisible. Le vieil homme se sent paisible, reposé et satisfait. Assis sur un simple banc en bois, près d'une fenêtre, il regarde son trésor le plus cher. Sa femme, qui discute tranquillement avec Shorkor le vieux Salteren, ses petits enfants qui se chamaillent à même le sol... un peu plus loin, son fils le regarde en souriant alors qu'il taille de son couteau un nouveau bâton. Tobias a toujours aimé les longues marches dans le désert, depuis sa plus tendre enfance. Il se faisait toujours accompagner de son père, et ensemble ils partaient dans les dunes explorer la vaste étendue de sable. Maintenant, le père est vieux et son fils marche seul, mais l'amour que se portent les deux hommes n'a pas changé.
L'attention du vieil homme se reporte sur les deux bambins. Samuel et Chris, tout deux pratiquement identiques à Tobias lorsqu'il avait le même âge. Nul doute qu'ils partageront plus tard les mêmes passions, les mêmes loisirs. Mais en attendant, ils jouent sur le sol sans se soucier de leur avenir. * C'est le privilège des enfants * se dit le vieillard, souriant. Ses yeux bleus se fixent sur Ophélie, la femme qu'il a choisit d'épouser il y a bien longtemps. Malgré la vieillesse, les yeux de la Salteren ont conservés le même éclat, la même beauté.
Le vieillard ferme les yeux et savoure ce moment. Tout n'est que plaisir et douceur dans la maison. Alors qu'il s'apprête à somnoler, des coups retentissent à la porte. Immédiatement, toute activité cesse dans la pièce, alors que Tobias demande à son père :

- Tu attendais quelqu'un ?

Le vieillard répondit par la négative et se redressa, curieux de savoir ce qu'on leur veut. Son fils disparait dans le hall. La porte s'ouvre, le bruit d'une conversation se fait entendre. Dans le salon, tout le monde tend l'oreille, impatient de savoir ce qu'il en est. Après un temps, Tobias revient, son visage est pâle, inquiet et il annonce d'une voix blanche :

- Il y a là un homme qui veut te parler, papa.

Le vieillard hoche la tête, et l'inconnu apparait. Plutôt grand, il est entièrement dissimulé dans une robe grise, presque noire. Sur son torse apparait un grand cercle rouge, qui semble pulser selon un rythme régulier. Le vieillard sent un long frisson lui parcourir la colonne vertébrale. Il connait cette robe, il connait ce cercle, mais il ne sait plus où il l'a vu. C'était il y a si longtemps, sa mémoire lui fait défaut...
Observé avec curiosité par toute la famille, l'homme en gris jette également un coup d'oeil autour de lui, son regard semblant s'arrêter sur Tobias et ses fils. Le masque miroitant qui lui sert de visage n'exprime rien, demeure insondable. Puis, tendant une main gantée, il désigne Tobias et déclare d'une voix froide et détachée :

- Tu n'existes pas, tu n'as jamais été et tu ne seras jamais.

Sans un cri, le jeune homme disparait, brusquement, comme s'il n'avait jamais... existé. Les deux gamins se mettent à pleurer, alors que le vieux chasseur et sa femme se regardent avec inquiétude, ne comprenant pas ce qui se passe. Le vieillard prend peur, se demande où est passé son fils. Qu'est ce que l'homme en gris lui a fait ? Ce dernier fixe les deux enfants, la même phrase jaillit du masque, et ils disparaissent comme leur père. Ses mains noueuses agrippées au banc, le vieillard se met à trembler, terrifié. Qui est cet homme ? Qui est il pour décider ainsi de ce qui doit exister ou non ? Apparemment satisfait, l'inconnu dédaigne Ophélie et Shorkor, puis claque des doigts. Le masque, la robe, tout disparait. A la place se tient un homme jeune, très jeune, aux cheveux blonds et aux yeux de glace. De nombreuses cicatrices zèbrent son visage, alors que le col de sa tunique semble se tâcher de rouge. Les yeux fixés sur cette vision, le vieillard ressent un profond malaise, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Avec lenteur, le jeune homme tire son col et dévoile sa gorge. Celle ci a été grossièrement ouverte, la peau semble avoir été déchiré et du sang s'écoule de l'horrible blessure, beaucoup de sang, tellement de sang...
Tout ceci signifie quelque chose, mais le vieillard est incapable de penser correctement. Tout comme la robe grise, il connait ce visage pour l'avoir mille fois vu, mais il est bien incapable de mettre un nom dessus. Les yeux qui le fixent semblent être des pointes de métal, qui le torturent et sondent son âme.

- C'est moi, papa.

La voix de l'homme semble se moquer de lui, alors qu'un sourire cruel apparait sur ses joues. Une joie mauvaise brille dans ses yeux alors qu'il semble savourer la situation. Mais le vieillard ne comprend pas ce qui se passe, d'une voix tremblante, il répond faiblement :

- Tu n'es pas mon fils... Mon fils s'appelle Tobias, et tu l'as fait disparaître...

L'homme secoue la tête en ricanant, et répond à la manière d'un professeur qui corrigerait un élève :

- Tobias n'as jamais existé, papa. C'est moi ton fils, papa. Je suis rentré, papa.
- Non...
- Je suis rentré...
- Arrêtez ! C'est... c'est insupportable, arrêtez !


Les suppliques du vieil homme n'y font rien, l'inconnu continue de se moquer de lui, en l'appelant papa, en le couvant d'un regard faussement affectueux. Le vieillard sent sa vision se troubler, jusqu'à la cécité complète. L'agréable caresse du soleil se transforme peu à peu en une fournaise digne du brasier de l'Enfer mais la voix ne le quitte pas, continue de le hanter.

- Je suis de retour, papa...
- Non, non... ce n'est pas vrai...
- Je suis rentré, papa !
- NON !



Maynfred se réveilla brutalement, tiré du sommeil par une voix qui l'appelle. Le coeur battant, paniqué, il tourna fébrilement la tête autour de lui, avant de s'apercevoir qu'il ne pouvait rien voir. Puis il se souvint... * Je suis aveugle... Tout est normal, je suis simplement aveugle... Astaroth ! * Le sangrave sentit le vautour être tiré à son tour du sommeil et ouvrir les yeux sur le monde qui l'entourait, offrant à Maynfred la vision dont il avait si désespérément besoin. L'infirmerie... Il était à l'infirmerie, à Omois. Tout allait bien, tout allait bien... Il s'aperçut cependant qu'il était allongé dans un lit, des bandages serrés autour du ventre. Les draps puaient la sueur, alors qu'une forte odeur de médicament flottait dans la pièce. Pire que tout, le vieil homme se sentait faible, trop faible. * Mais qu'est ce que je fous là, nom de Dieu ! * Il ne se souvenait pas avoir été blessé, alors pourquoi l'avait on envoyé ici ? Et surtout, depuis combien de temps délirait il dans ces draps ? Autant de questions sans réponses, qui le tracassaient plus qu'il ne voulait l'admettre. Sans parler de ce cauchemar, qui restait horriblement présent dans son esprit. Il ressentait encore la terreur à l'état pure que l'apparition avait déclenché.
* Bordel, depuis quand est ce que je crains quelque chose ? * Surtout cette chose là... Maynfred frissonna lorsqu'il se remémora les traits de "l'homme en gris".
Et ce Tobias ? Ces gamins qui jouaient dans sa maison ? Qui étaient ils ?

- Je n'ai jamais connu de Tobias, par la malpeste. Je n'ai jamais eu qu'un seul fils, et ça m'a amplement suffi...

le sangrave tenta de se lever, mais une douleur atroce naquit sous les bandages, le rejetant sur l'oreiller, pantelant et gémissant. Des larmes coulèrent le long de ses joues alors que son corps tremblait de façon ininterrompue.

- Mais qu'est ce qui m'arrives ? Qu'est ce qui m'arrives ?
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Lord Bastard
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MessageSujet: Re: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Ven 28 Oct - 13:14

Snaga, officier sangrave et second de Maynfred Settra

A moitié somnolent, Snaga était assis sur une chaise, à quelques pas d'un lit d'hôpital. Un lit sur lequel gisait son supérieur hiérarchique. Il pouvait sembler étrange qu'un homme comme lui s'abaisse à jouer les gardes malades, mais l'infirmier lui avait donné l'ordre de surveiller le vieux Settra le temps de son rétablissement, et s'il est une personne à laquelle on obéit, c'est bien le sangrave sec et autoritaire chargé de soigner les gris blessés.
Et puis, l'officier s'était peu à peu attaché à ce vieil homme amer et cynique, au courage inégalable et au charisme certain. Le vétéran lui avait plusieurs fois sauvé la vie durant sa carrière, épargnant bien souvent à sa pauvre tête un coup d'épée qui l'aurait décapité. Il lui avait même donné quelques leçons d'escrimes, agacé que son propre second ne soit s'avère pas capable de le suivre dans la mêlée.
Pouvait on parler d'amitié pour deux hommes comme eux ? Un tel sentiment existait il dans le coeur de tueurs méthodiques et insensibles, responsables de la mort de nombreux innocents ? Snaga écarta la question de ses pensés, bien incapable d'y répondre. Il était là simplement parce qu'on lui en avait donné l'ordre, point barre.
Levant un instant les yeux, il vit que du pus commençait à s'écouler de la blessure du vieux guerrier, filtrant à travers les bandages. Jurant, le sangrave se leva vivement dans l'intention d'appeler l'infirmier, puis il se ravisa. Cela s'était déjà produit de nombreuses fois depuis le début de la journée, et le vénérable Chaman n'avait pas eu l'air de s'en soucier, alors sans doute étais ce sans importance. Pour tout dire, Snaga était satisfait de ne pas avoir à examiner encore une fois la plaie de Maynfred. Il n'était pas du genre à s'évanouir devant un os apparent, pourtant l'étendue des blessures du vieil homme l'avait réellement effrayé. Il était quasiment certain que son maître était décédé d'ailleurs, mais il n'en était rien comme le lui avait dit le Chaman. Le vétéran était vraiment une force de la nature... Snaga n'ignorait pas que lui même serait mort depuis longtemps, alors qu'il était bien plus jeune que le vieux Settra.
Fermant les yeux, Snaga tenta de vaincre la fatigue qui commençait à se faire très présente. Il avait passé la journée à courir dans tous les sens, avant de traîner un poids mort de quatre vingt kilos jusqu'au Palais, tout ça pour ensuite rester à son chevet jusqu'à maintenant. La mission dont ils devaient s'acquitter était pourtant simple...

- Vous êtes certain qu'il est à l'intérieur ?
- Oui monsieur, on le suit depuis une demi heure... il est monté au dernier étage avec deux autres suspects et ils n'ont pas bougé depuis.
- Alors on y va. Je veux l'Elfe en vie, les autres on s'en fout.


Snaga avait éteint son oreillette pour ensuite rejoindre la position qu'on lui attribué. Le soleil de midi l'éblouissait, une migraine atroce lui rongeait l'esprit, et il régnait dans les bas fonds de la ville une moiteur presque insupportable. Tapis devant un bâtiment haut de trois étages, ils attendaient le moment de passer à l'attaque depuis un bon quart d'heure. Naturellement, ils avaient troqués leur robe grise contre des vêtements civiles standards. "Ils", c'était Maynfred, deux autres sangraves et lui. Leur proie, un Elfe Violet belliqueux suspecté d'appartenir à la résistance.
Autant dire qu'ils chassaient de cette bête là tous les jours... En silence, Snaga était entré dans le bistrot, veillant à ne pas attirer l'attention. Il savait que l'un de ses frères d'armes était posté sur un toit non loin, à l'affut de toute tentative de fuite, alors que Maynfred et l'autre cernaient le débit de boisson, pourtant il ne sentait pas vraiment à l'aise. Adoptant un comportement nonchalant, il se dirigea vers l'escalier d'un pas rapide, jetant un coup d'oeil méfiant vers le patron du bar et les serveuses.
Aucun d'eux ne prêtait attention à son manège, parfait. Les marches craquant sous ses bottes, il se faufila jusqu'au troisième étage, l'oreille tendue. Le seul bruit de conversation provenait d'une pièce située tout au fond du couloir.
Snaga avertit ses coéquipiers de se tenir prêt, puis il toqua à la porte.
Les occupants de la pièce se turent immédiatement, puis une voix vaguement agacée demanda à travers le battant :

- C'est pour quoi ?
- Il y a un homme qui demande à vous parler monsieur, il est en bas avec le patron,
répondit rapidement Snaga, la main posée sur le manche d'un couteau.

Dans la pièce, une chaise fut raclée contre le sol, puis une clé tourna dans la serrure...

- Qu'est ce que c'est que ce bordel ? demanda l'homme, son visage barbu et creusé empreint de méfiance.

Le couteau jaillit et trancha net la gorge de l'homme, qui s'effondra dans un gargouillement incompréhensible. D'un coup de pied, Snaga ouvrit la porte à la volée et lança son poignard sur le deuxième comparse de l'Elfe. La lame traversa oeil, cerveau et boite crânienne pour ressortir à la base du coup de l'humain. Foudroyé, il mourut également sans un bruit. Malheureusement, l'Elfe réagit au quart de tour et bondit sur le sangrave, sabre en avant. Snaga recula d'un pas et tira sa propre épée, contrant dans une gerbe d'étincelles l'attaque de l'Elfe. Les épées ricochèrent de nombreuses fois, mais il était évident que le sangrave ne faisait pas le poids face à son adversaire. Une frappe vicieuse lui ouvrit la cuisse sur une demi douzaine de centimètres avant qu'un coup de poing ne le jette au sol, sonné et incapable de répliquer.
A travers sa vision brouillé, Snaga avait dû regarder l'Elfe prendre la fuite, sautant depuis la fenêtre sur le toit d'une maison proche. Un cri d'alerte retentit, suivi du choc de l'acier contre l'acier, puis un cri d'horreur résonna dans toute la rue lorsque le malheureux s'écrasa sur les pavés en contrebas dans un bruit mou. * Nous ne sommes plus que trois à présent... *
Ramassant sa lame, Snaga se jeta à son tour par la fenêtre, atteignant de justesse le toit d'ardoises en face de lui. Comme prévu, le corps d'un sangrave s'éparpillait le sol en bas, alors que l'Elfe prenait la fuite, bondissant de toits en toits comme un singe. Snaga se lança courageusement à sa poursuite, mais il se doutait que c'était déjà trop tard. Qui pouvait espérer rattraper un Elfe à la course ? Pas lui en tout cas. Puis l'espoir était revenu, tout d'un coup.
L'Elfe s'était arrêté, et tenait sa lame devant lui d'un air méfiant. En face de lui, Maynfred qui le fixait à travers son masque, imperturbable.
En une fraction de seconde, le duel avait commencé. Les deux combattants s'échangeaient des coups plus dangereux les uns que les autres, bondissant dans tous les sens alors que leurs armes traçaient des cercles de mort dans les airs. Maynfred était un bretteur accompli, expérimenté et implacable, quasiment inépuisable et doté de réflexes foudroyant.
En face de lui, un Elfe Violet, l'élite de l'élite, la crème des guerriers de Selenda. Aucun des deux hommes ne cédait de terrain, aucun ne faiblissait. Snaga aperçut le troisième sangrave qui se hissait à leur hauteur un plus loin. Tout comme Snaga il regardait le spectacle, espérant de tout coeur que son chef remporte le combat. Ce qui n'arriva pas. La chance tourna, et la lame elfique après s'être déchainé dans un tourbillon mortel, passa la garde de Settra et mordit la chair.
Suffoquant, les entrailles glissant hors de son ventre, le chef des sangraves se laissa tomber. Les mâchoires serrées par la colère, Snaga jura et épée au clair, se jeta sur son ennemi. L'Elfe lui jeta un regard empreint de mépris et attendit patiemment que son ennemi vienne s'embrocher de lui même sur sa lame taché de sang. Un sourire mauvais sur les lèvres, Snaga avait soudainement jeté sa lame sur le côté avant de bondir au dessus de la pointe menaçante. Cette raclure Elfique n'eut que le temps de hausser un sourcil étonné. Percuté de plein fouet par le sangrave, il chuta en arrière, vers le sol de pierre de la ruelle, vers la mort. Agrippé l'un à l'autre, Snaga et l'Elfe s'écrasèrent au sol dans un craquement écœurant. Bilan : L'Elfe était mort, la nuque brisée, Snaga s'en tirait avec une jambe immobilisé et de nombreuses contusions au visage, Maynfred se retrouvait à l'infirmerie pratiquement exsangue, où le Chaman essaierait durant deux heures de remettre intestins et autres morceaux de tripailles " à leur place".


Snaga fut tiré de ses pensés par Maynfred, qui émergea du sommeil paniqué et tremblant, hurlant d'une voix éraillée. Le sangrave bondit de sa chaise et plaqua Maynfred sur son lit, l'empêchant ainsi de rouvrir sa blessure. D'une voix qu'il voulut apaisante, il enjoignit au vieil homme de se calmer :

- Calmez vous monsieur, tout va... bien. Vous êtes au Palais, respirez et ne bougez pas.

Le coeur battant, Snaga alluma les lumières, et tourna son regard vers le patient. Vérifiant rapidement que les bandages étaient intacts, il observa un instant son supérieur. Celui ci respirait par à coups, et une pure panique était peinte sur ses traits. Jamais encore le vieux sangrave ne s'était laissé aller à un tel état de terreur. * Qu'est ce qui se passe là, on dirait qu'il a vu un mort...*

- Monsieur, vous m'entendez ? C'est moi, Snaga, est ce que vous pouvez parler ?

Un court instant, Snaga repensa à appeler l'infirmier, mais est ce que qu'il ne risquait pas de le déranger dans son travail pour rien ? Maudissant le vieil homme qui l'avait mis dans cette situation, il attrapa une bouteille d'alcool à désinfecter posé un peu plus loin, et la tendit à son supérieur.

- Buvez ça, ça vous remettra un peu les idées en place, j'espère.

* S'il peut survivre les tripes à l'air, c'est pas un alcool aussi fort soit il qui l'achèvera*

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MessageSujet: Re: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Dim 30 Oct - 10:22

- Calmez vous monsieur, tout va... bien. Vous êtes au Palais, respirez et ne bougez pas.

Tout va bien ? Non, rien n'allait bien ! Il venait de voir son fils ressuscité frapper à sa porte, et ce n'étais pas normale !

- Monsieur, vous m'entendez ? C'est moi, Snaga, est ce que vous pouvez parler ?
- Snaga ?

Le vieil homme s'apaisa aussitôt lorsqu'il entendit le nom de l'homme. Pas que sa présence est une influence particulière sur son trouble, mais il refusait de se laisser aller devant l'un de ses hommes. Surtout celui là...

- Depuis est ce que vous jouez les gardes malades, Snaga ? Vous n'aviez pas des rapports à rédiger et à me remettre aujourd'hui ?

Pris d'une quinte de toux, Maynfred se pencha vers une cuvette et cracha des glaires ensanglantées. * Put*in d'hémorragie interne... n'importe qui serait mort rapidement, et il a fallu que je survive pour atteindre la case hospice ! * Du bout des doigts, il tâta les bandages qui lui couvraient le torse, tressaillant sous les vagues de douleur. Cette fois ci c'était vraiment pas passé loin...

- Buvez ça, ça vous remettra un peu les idées en place, j'espère.

Attrapant le flacon, Mayn avala une gorgée du produit en question, tressaillant sous l'action corrosive du breuvage sur son tube digestif. * 90° d'alcool pur... le salopard ! * Posant délicatement la bouteille sur sa table de chevet, Maynfred savoura la sensation de chaleur qui se répandait dans tous son corps, dénouant au sens strict du terme ses tripes et réveillant son corps endolori. * J'ai l'impression d'entendre un alcoolique là* Surpris, Maynfred leva les yeux vers son vautour, qui le fixait depuis le cadre du lit, ses yeux jaunes plissés en une moue moqueuse. Le vautour ne s'exprimait que très rarement, en général pour avertir son maître d'une attaque par derrière, ou ce genre de choses. Le fait qu'il se soit autorisé cette moquerie montrait qu'il était soulagé de voir son maître en vie. * Hé non oiseau de malheur, je ne suis pas encore mort... ça veut dire que tu vas encore devoir me servir de chien d'aveugle pour très longtemps*
* De toute manière, même si tu meurs je ne pourrai pas profiter de ton cadavre, alors à quoi bon ? *
Maynfred éclata d'un rire grinçant, repris par le vautour.

- Snaga, est ce que l'Elfe a été capturé ?

C'était à cause de ce salopard que le vieux Settra était cloué dans ce lit, alors s'il pouvait lui rendre une petite visite en prison...
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MessageSujet: Re: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Lun 31 Oct - 14:46

- Depuis est ce que vous jouez les gardes malades, Snaga ? Vous n'aviez pas des rapports à rédiger et à me remettre aujourd'hui ?
- Toutes mes excuses monsieur, mais personne n'oserait désobéir au Chaman. Et puis... les rapports perdraient de leur importance si vous mourriez avant de les lire.


Impavide, celui qu'on surnommait Snaga fixa son maître qui retrouvait peu à peu ses esprit, et de toute évidence son sens critique. Avec inquiétude, il se rendit compte que le vieil homme crachait encore du sang. * Il va lui en falloir du temps cette fois, pour se remettre complètement.*

- L'infirmier m'a dit de vous dire que trois semaines de repos étaient nécessaires, avant que vous puissiez quitter le lit. De plus, euh... il vous a conseillé de vous ménager, rapport à votre âge avancé.

Aie, ça n'allait pas lui plaire ça. Surtout " l'âge avancé". Depuis qu'il le connaissait, Maynfred avait toujours été inébranlable, solide comme du roc et épargné par les ravages du temps. Il savait que Settra se refusait à envisager une retraite, ou pire, une démobilisation. Passer ses derniers jours à remplir de la paperasse n'était vraiment pas le projet de ce vieux guerrier.
La réflexion de l'infirmier était plutôt inquiétante, car s'il commençait à ne plus supporter le train de vie des sangraves... * En même temps, je connais peu de gris qui peuvent se vanter d'avoir survécu à une rencontre avec un Elfe Violet...*

- Snaga, est ce que l'Elfe a été capturé ?

La question qu'il redoutait... Grinçant des dents sous son masque, il répondit d'une voix détachée et froide :

- Je n'ai pas réussi à le capturer. Après votre... évanouissement, j'ai été contraint de le tuer.

Snaga n'était pas particulièrement fier de cette partie de l'opération, à cause de la colère qu'il avait ressenti sur le moment, ils venaient de perdre une piste importante.

- Je suis désolé pour cet échec, et subirai la punition que vous jugerez bon de m'infliger.

Snaga se rendit compte à ce moment qu'il décevait Maynfred pour la première fois de sa carrière. Son premier échec... Le sangrave n'aimait pas cette sensation, elle lui laissait un gout amer dans la bouche.

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MessageSujet: Re: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Mer 9 Nov - 17:57

- Toutes mes excuses monsieur, mais personne n'oserait désobéir au Chaman. Et puis... les rapports perdraient de leur importance si vous mourriez avant de les lire.
- Qui vous a parlé de mourir ? Si vous pensez qu'un homme quel qu’il soit est capable de me tuer, présentez le moi et je vous montrerai le contraire !


La voix de Maynfred claquait, sèche et agressive. Son second n'avait bien sûr rien à se reprocher, mais il avait eu un aperçu de son chef en pleine panique... et rien que pour ça, l'inflexible sangrave lui en voulait. Si il décidait de répandre cette information parmi les rangs, plus personne ne le respecterait, certains parmi les plus ambitieux seraient même foutus de tenter de l'assassiner. Or Maynfred était toujours là, amoché certes, mais toujours vivant.

- L'infirmier m'a dit de vous dire que trois semaines de repos étaient nécessaires, avant que vous puissiez quitter le lit. De plus, euh... il vous a conseillé de vous ménager, rapport à votre âge avancé.
- Que l'infirmier aille se faire...


Il se figea lorsqu'il entendit les derniers mots. Son âge avancé ? En temps normale, il aurait maudit le Chaman en jurant, mais quelques images de son cauchemar lui revinrent brièvement en tête. Lui dans le rôle du grand père affectueux, un fils et des petits enfants inexistants... Ces visions le dérangeaient, sans qu'il sache pourquoi. Peut être parce qu'il s'était senti horriblement vulnérable à son réveil, peut être parce qu'il avait vu un mort tenter de le tuer chez lui...
Avec une grimace contrariée, il réarrangea son oreiller et lâcha d'une voix aussi neutre que possible :

- Soit. Mais " se ménager" ne veut pas dire " ne rien faire". J'exige d'avoir accès à mes dossiers, et je garde le contrôle de mes hommes, c'est bien clair ? Vous n'aurez qu'à les diriger sur le terrain.

Dire ça lui brûlait la gorge, mais il ne se sentait pas tout à fait près pour un retour à la castagne...

- Snaga, est ce que l'Elfe a été capturé ?
- Je n'ai pas réussi à le capturer. Après votre... évanouissement, j'ai été contraint de le tuer.

Le vieil homme dévisagea son second d'un coup d'oeil sur le côté, un sourcil haussé.

- Vous avez tué un Elfe Violet à vous tout seul ? Mes plus sincères félicitations jeune homme, en une journée vous aurez éliminé trois résistants !

Ça aussi, c'était surprenant. Maynfred se savait supérieur à son lieutenant en terme de combativité, cependant... Ce dernier avait réussi là où il avait échoué. Une étrange lueur dans les yeux, il enjoignit au sangrave de s'asseoir près du lit, posant un regard neuf sur l'homme qui était à ses côtés depuis trois ans.

- Je suis désolé pour cet échec, et subirai la punition que vous jugerez bon de m'infliger.
- Quelle punition ? Vous avez empêché cet enfoiré de s'enfuir, personnellement ça me suffit. En revanche, je voulais vous poser une question : comment vous appelez vous ? Je veux dire, réellement ? Vous venez de progresser dans mon estime, et j'aurais peut être une tâche à vous confier. Une tâche d'importance...
Mais il m'est impossible de faire confiance à un homme dont j'ignore le nom. Même s'il s'agit de vous, Snaga.
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MessageSujet: Re: [A.C] Quand les vétérans rêvent de paix PV Bastard ( PNJ)   Sam 3 Déc - 17:16

- Que l'infirmier aille se faire...

Snaga se crispa sous sa robe grise, s'attendant au pire. Déjà, son vieux supérieur avait les yeux écarquillés, sans doute un prélude à un accès de rage incontrôlable.

- Soit. Mais " se ménager" ne veut pas dire " ne rien faire". J'exige d'avoir accès à mes dossiers, et je garde le contrôle de mes hommes, c'est bien clair ? Vous n'aurez qu'à les diriger sur le terrain.

* What the fuck ? *

- Euh... je vous demande pardon ? J'ai cru vous entendre dire...
- Snaga, est ce que l'Elfe a été capturé ?

*Merde, là je vais prendre cher* Le sangrave se passa une main sur le crâne, sentant poindre une migraine atroce. Il s'aperçut également avec stupeur que son estomac s'était noué sous l'effet de la peur.

- Je n'ai pas réussi à le capturer. Après votre... évanouissement, j'ai été contraint de le tuer.
- Vous avez tué un Elfe Violet à vous tout seul ? Mes plus sincères félicitations jeune homme, en une journée vous aurez éliminé trois résistants !

Snaga avala doucement sa salive. Il venait de recevoir un compliment pour la première fois depuis son entrée dans l'armée grise. Ce n'était pas possible, Maynfred attendait surement qu'il se mette à espérer pour ensuite le descendre plus facilement. D'une voix faible, il lâcha nerveusement :

- Je suis désolé pour cet échec, et subirai la punition que vous jugerez bon de m'infliger.
- Quelle punition ? Vous avez empêché cet enfoiré de s'enfuir, personnellement ça me suffit. En revanche, je voulais vous poser une question : comment vous appelez vous ? Je veux dire, réellement ? Vous venez de progresser dans mon estime, et j'aurais peut être une tâche à vous confier. Une tâche d'importance...
Mais il m'est impossible de faire confiance à un homme dont j'ignore le nom. Même s'il s'agit de vous, Snaga.
- Euh... Je vous remercie seigneur. Et je me nommais Axel Stèl, avant. Vous avez parlé d'une tâche d'importance, rien qui ne soit au dessus de mes compétences j'espère ?


S'il n'était pas encore totalement apaisé, il lui semblait que la discussion prenait un tour plus agréable, aussi s'autorisa t'il un léger soupir.
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