AccueilFAQRechercherGroupesMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Ven 20 Avr - 1:15

Sleep through the fear, through the din
(Go to sleep my little one)
Blood on my lips from the dagger that I kissed
(Kiss the pain away)
Now death I have tasted
Though I had sensed your treason
Your virtues lay wasted
So it will be…

Her lips are sealed
And dead in a kiss
The promises, she made and touched her lips
Burn in her fire with your passion within
Go to sleep my little sin



17 Saltan, environ 2h du matin, quelque part dans l’Océan Bleu au large des côtes de Selenda :


A peine avais-je posé le pied sur l’île que je ressentis les effets du champ de force. La sensation était très subtil, une gêne très vague quasi imperceptible. Je savais que cette gêne grandirait à mesure que je m’enfoncerais dans l’île. Je me doutais également que le champ de force était relié à une alarme prévenant les habitants lorsque quiconque posait le pied sur cette île. J’avais choisi cette nuit pour sa météo exécrable : une énorme tempête s’était abattue sur cette partie de l’Océan Bleu. D’après les prévisions, elles dureraient pendant au moins deux jours. J’avais presque tout prévue. Cette fois, je m’étais renseigné…

2 semaines plus tôt, 25h53 dans une taverne quelque quelque part à Selenda :


- Mon cher Liriel, tu as beaucoup, beaucoup de chance. Je viens d’apprendre quelque chose qui va probablement t’intéresser…

Je reposais mon verre sur la table, fusillant du regard l’inconscient qui venait de m’interrompre dans ma dégustation. Ses paroles ainsi que son identité finirent par atteindre mon cerveau au travers les brumes de l’alcool et dissipèrent mes pensées qui tournaient une fois de plus autour d’une certaine vampyre rousse.

- Salut, Llyad. J’espère que ce que tu as à dire est vraiment intéressant, parce que tu viens de m’interrompre alors que je savourais un petit vin meusien digne d’un très grand cru...

- Ne t’inquiète pas, cela va t’intéresser. Et puis de toute façon, il était tant que je t’interrompe, tu es à quelques verres seulement de dévaster la taverne.

Llyad était une des très rares personnes qui pouvait se permettre ce genre de réflexion à mon égard.

- Accouche, avant que tu ne sois la première victime de mon abus d’alcool.

- Patience, mon petit Liriel, patience, tu ne sais pas combien ça m’a couté de te récupérer cette info inédite, alors….

Il s’interrompit lorsque je le fusillai du regard avec encore plus d’insistance, par-dessus mon verre.

- Euh, ouais, bon, t’as raison, je vais passer aux choses sérieuses. Cela concerne… une certaine mademoiselle Kazehime…

Je posais immédiatement mon verre, l’esprit tout de suite beaucoup plus clair et concentré.

- Haha, je savais bien que ça t’intéresserai. Alors écoute-moi très attentivement. J’ai discuté hier avec un de mes amis. Ivan Traal, un marchand de Travia. J’aurais jamais pensé te parler de ce type, vu que c’est un marchand des plus honnêtes, mais là...

Il croisa à nouveau mon regard

- Euh…. Bref. Donc ce type est marchand à Travia. Et il se trouve que ce type a un rendez-vous d’affaires important dans quelques heures, précisément demain à 5h du matin. Il aura lieu à cette adresse (il brandit un bout de papier où était griffonnée une adresse). Et…. Devine avec qui il a rendez-vous ?

Je lui arrachai le papier, me levai précipitamment et me dirigeai vers la porte.

- Et ben alors, Liriel, tu ne me remercies même pas ? Je te savais ingrat, mais quand même…

- Si, merci beaucoup Llyad. Tu as même gagné le droit de payer ma note, dis-je
lorsque le serveur, voyant que je partais, s’approcha avec l’addition.

Le jour suivant, 5h47 du matin, Travia :


J’étais là depuis 1h et demi. Assis sur un toit, dissimulé par divers Camouflus et sorts de dissimulations divers, je guettais la porte par laquelle je savais qu’Eiko allait sortir. Llyad n’avait pas menti, elle était venu au rendez-vous à l’heure pile. J’avais eu toute les peines du monde à me retenir de me jeter sur elle pour la taillader, la faire souffrir autant que ce que j’avais souffert. Elle qui m’avait fait subir l’une des pires tortures imaginables, à tel point que je tremblais encore au souvenir de cette atroce sensation. Elle dont la chevelure rousse hantait mes pensées et mon sommeil autrefois vierge du moindre rêve, au point qu’il m’arrivait de me réveiller en hurlant, la dague avec laquelle je dormais plantée rageusement dans le matelas. Cela durait depuis 2 semaines. Depuis cette fameuse journée à Vilains….
J’avais passé les deux dernières semaines à mobiliser tous mes contacts, jusqu’au dernier d’entre eux, tous ceux qui me devait une faveur, dans l’unique but de récupérer un maximum d’information sur elle, de la retrouver… Et de lui faire payer. Ça m’avait couté cher. Très cher. Mais je tenais une piste. Et cette piste, c’était ce rendez-vous, auquel j’avais vu Eiko se rendre. Il me suffisait maintenant d’attendre qu’elle sorte de là. Que je la suive, pour trouver sa résidence. Et après ça, je toucherais au but. Soudain, je vis Eiko sortir de la maison. Elle utilisa un Transmitus à peine sortie de la maison. Mais je pouvais le tracer. La course commençait…

9 Saltan, vers 22h à Selenda, sur les côtes de l’Océan Bleu.

Une semaine que j’observais l’île depuis la côte. C’était là qu’Eiko était revenu après son rendez-vous avec ce marchand à Travia. Je cherchais à repérer les systèmes de défenses. J’avais récupéré tout le matériel d’observation nécessaire. Ce matos était du dernier cri, il m’avait permis de repérer et d’identifier trois champs de forces entourant l’île. Le plus large était aussi le moins puissant, entrainant probablement un léger malaise. Le second, plus puissant, devait entraîner des malaises, vertiges, vomissements… Quant au troisième… Je préférais ne pas extrapoler sur ses effets. Mais ces champs étaient assez utilisés dans le domaine de la protection de la propriété privée, et je connaissais quelqu’un qui pouvait me fournir de quoi les franchir sans en subir les effets. Ils devaient en revanche être reliés à des alarmes, et si j’avais repéré un certain nombre de pièges divers sur l’île, je ne pouvais pas tous les voir d’ici. Pour les alarmes, la météo serait de mon côté d’ici une semaine. Ça me laissait le temps de préparer mon expédition. D’abord, de quoi franchir ces champs de forces…

17 Saltan, 2h du matin, again…

J’activais l’anneau spécial que j’avais récupéré (au prix fort). La sensation de malaise se dissipa assez vite. Maintenant, j’étais plus ou moins immunisé aux effets des champs de force. Je pouvais m’avancer autant que je le désirais dans l’île, je ne ressentirais au pire qu’un peu de gêne. Néanmoins, ce gadget ne me prémunissais ni des pièges, ni des alarmes. Il était fort probable que quelqu’un se ramène incessamment sous peu pour voir ce qui avait déclenché l’alarme. Mais j’y étais préparé. D’une part, j’étais équipé d’une cape de camélin. Je possédais cette cape depuis très très très longtemps (probablement 2 bons siècles), elle coutait les yeux de la tête, mais elle était parfaite pour se dissimuler sans avoir à abuser des Camouflus. Au fil du temps, je l’avais customisée en la faisant enchanter avec quelques sortilèges de protection bien pratique : elle dissimulait mon odeur, et permettait également de déjouer la plupart des systèmes et sorts de détections. Le camouflage parfait, et comme ce n’était pas un sort, il n’était pas sensible aux dissipations magiques ni aux lentilles permettant de repérer les Camouflus. Si quelqu’un s’approchait, il n’avait donc que très peu de chance de me repérer. Et dans le pire des cas, j’étais armé de pied en cap, la plupart de mes armes enduites de poison neutralisant. Donc, quiconque réussissait à me repérer avait…. A peu près zéro chance de me vaincre. Donc, mon seul vrai problème était les pièges. Maintenant, je devais aller plus loin vers l’intérieur des terres, et trouver où Eiko vivait. Parce que ça, je n’avais pas réussi à le savoir d’après mes observations depuis la côte. Et c’était mon tout de même mon objectif.


Cela dit, peut-être qu’Eiko en personne viendrais pour voir ce qui avais déclenché l’alarme. Cela me faciliterais grandement les choses…


Dernière édition par Liriel Ill'Kaith le Lun 27 Aoû - 20:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Eiko Kazehime
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 852
Age : 23
Localisation : Terre//Krasalvie
Amour : Keksapeuvoufaire?
Race : Vampyr
Date d'inscription : 27/05/2011

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
9/10  (9/10)

MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Dim 29 Avr - 18:44

Travia. ... Saltan. 4h50 du matin.


Je met Yuna dans son berceau puis dépose un baiser sur son front. Elle vient de se rendormir.

- Bon allez, Archi… Allons voir l’idiot qui me fait sortir à 5h du matin. J’espère qu’au moins il aura des informations intéressantes.

Encore tout endormi il ne répondit rien et se contenta de me suivre. J’incantais un transmitus et me retrouvais devant le magasin où j’avais rendez-vous. J’entrais à l’intérieur, non sans réprimer un frisson. Bizarre cette sensation…

- Y’a quelqu’un ?

- Attendez Mademoiselle Kazehime… J’arrive.

- Faites vite… Ma patience a ses limites. En particulier quand je n’ai pas mes heures de sommeil.

Je ne précisais pas que je les avais rarement et regardais autour de moi analysant la pièce et les éventuelles sorties au cas où je serais tombé dans un traquenard.

- Je vois que vous avez amené votre familier.

- En quoi est ce dérangeant, répliquais-je d’un ton sec

- Euh non… Non je n’ai rien…

- Abrège ! Tu voulais quoi ?

Le passage du vouvoiement au tutoiement fit grimacer le marchand. Se faire diriger à la baguette par une jeune vampyre capricieuse ne devait effectivement pas flatter son ego… Cela dit j’étais fatiguée et n’avait vraiment pas la tête à discuter chiffons avec cet imbécile. Il y avait plus d’une semaine que je ne dormais plus. La faute à l’autre elfe… Celui là même que je n’avais pas pu tuer et dont j’avais la certitude qu’il me trouverait et me ferait payer pour la torture que je lui avais infligée… Et ce jour là, malgré tout ce que j’avais pu penser pour me rassurer, ce jour là, il n’y aurait pas de salut pour moi.
Je n’avais pas vraiment pour habitude de traiter avec des marchands honnêtes… Je préférais nettement baigner dans l’illégalité mais celui ci m’avait contacté le jour même où j’avais posé un pied à Travia afin de rentrer chez les Helm. Il avait su me convaincre malgré mes réticences et pourtant… Maintenant que j’étais là, je me disais que j’aurais mieux fait de rester dans mon lit à faire des cauchemars, quitte à me réveiller essoufflée et pleine de sueur à cause de mon frère. Quitte, même, à passer le reste de ma nuit à caresser la fourrure d’Archi en me balançant d’avant en arrière en essayant de calmer mes angoisses, d’oublier cette scène atroce gravée dans ma mémoire.

- Je vous ai appelée pour vous montrer ceci, fit le marchand en me sortant subitement de mes pensées.

Je me penchais sur l’objet et fronçais les sourcils…

- Qu’est ce que c’est ?

- Je savais bien que ça vous intéresserais !

- Je vous ai demandé ce que c’était. C’est tout.

- Ah… Euh oui.

Je ressortais de là une heure plus tard avec aussi peu d’explications qu’avant mais avec un nouvel objet à étudier et un marchand qui ne se souviendrais jamais de moi… Les amémorus sont tout de même bien pratique. Resserrant les pans de ma cape j’humais les alentours et perçut une odeur familière qui me fit froncer les sourcils, une nouvelle fois. Je ne m’attardais cependant pas et rentrais chez les Helm en lançant un transmitus. A peine le temps de faire mon sac, je fourrais dedans tout ce qui passait sous ma main et décrochais la changeline de mon poignet et la déposais sur ma table de chevet.

- Bon aller Archi on passe au Palais et ensuite… Direction le manoir.

*Pffffffffffff…*

*Ca suffit oui ?*
___________________________________________________________________
____________________________________
17 Saltan, 1h35 du matin. Bunker du Manoir.

Pour la troisième fois depuis une heure je manquais de m’endormir sur les papiers éparpillés à même le sol. Malgré toute ma volonté ainsi que tout les documents qu’avait pu posséder Jill sur de nombreuse chose, il s’avérait impossible de trouver la moindre petite particule d’information sur ce truc que j’avais récupéré à Travia. D’une main rageuse j’envoyais balader tout ce qui se trouvait sur le sol (« tout » ayant, auparavant, séjourné sur le bureau…). Je décroisais mes jambes, me levais puis me débarrassais de ma blouse. Je levais finalement les yeux vers la pendule : 1h40.
Avec un soupir exaspéré je me dirigeais vers la porte du bunker, éteignis les lumière puis fermais la porte à double tour…
J’empruntais l’ascenseur et montais au premier puis me dirigeais vers ma chambre semant mes vêtements dans le couloir. Dehors la tempête faisait rage, le vent sifflait dans les arbres et les éclairs tranchaient les ténèbres de la nuit, je réprimais un frisson. Je détestais ce temps. Après un petite toilette je me glissais dans mon lit

1h55, Chambre.

Elle avançait de nouveau dans un couloir sombre. Moi je savais ce qui allait se passer. Je revivais cette scène depuis plus d’une décennie. Mais la fillette, elle, paraissait toujours surprise, non pas surprise. Effrayée, comme la première fois. Et je revivais toute la scène, en détails… Je voyais certaines choses que je n’avais pas remarqué avant… J’entendais des bruits qui ne m’étais jusqu’à lors jamais parvenus. La voix métallique s’intensifiait… ? La voix métallique ?

*Alerte. Un étranger s’est introduit sur la propriété*

Je me réveillais en sursaut : 2h 15.

*Alerte. Un étranger s’est introduit sur la propriété*

- De quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? hurlais je en bondissant de mon lit

* Y’ a un abrutit qui se balade dans la forêt, intervint Archi en grognant.*

- Eiko ? C’est quoi le problème ? Et puis pourquoi tes vêtements sont dans le cou… Ah Ok, fit Even en ouvrant puis en refermant la porte.

J’avisais ma tenue… Ah oui d’accord. Je récupérais une robe tee-shirt dans l’armoire et rouvris la porte.

- Le problème c’est qu’un imbécile vient de profaner le sol de mon île et que j’ai, malheureusement, une assez bonne idée de qui il s’agit.

- Tu vas pas y aller quand même ?

- … Toi tu reste là Archi avec moi.

Je ne ne laissais pas à Even le temps de protester et enfilais ma cape par dessus la robe puis sortit. Je traversais d’un pas décidé l’allée menant à l’entrée sur la forêt.

*Où est-il ?*

*L’étranger a franchi le premier champs de force a 2h. D’après la vitesse à laquelle il a traversé le champ de force et l’heure qu’il est maintenant il doit être rendu au milieu du second.*

- mmmmmph… Allons bon… Je hais les chasses à l’homme tout autant que ce temps.

2h50, La forêt.


Sachant que le dernier cercle se trouvait à environ 100 m de la cabane et du manoir invisible je supposais que l’individu se trouvait encore dans la zone deux pour un bon moment…

*Désactive l’anti transmitus sur les champs numéro 1 et 2*

*Confirmation ?*

*Oui. Oh et puis Bloque tout accès à la zone 3. Personne ne doit savoir ce qui se trouve derrière. Si jamais je ne suis plus là… Even dirigera le manoir du moins en attendant que Lei arrive. C’est bien compris ? *

*Oui, maîtresse.*

La voix métallique se tut et laissa les bruits de la forêt reprendre leurs droit dans ma tête. Je naviguais parmi les arbres en cherchant les trace de l’elfe que je supposais s’être introduit sur l’île. Cela faisait moins de 5 minutes que je parcourais la forêt quand un craquement de branche atteignit miraculeusement mon oreille dans les bruits omniprésents de la tempête. Je montais dans l’un des arbres a proximité et observais les alentours. Aucun signe de qui que ce soit… Pourtant je savais ce que j’avais entendu et je savais aussi que ce n’était pas moi.La forêt restait pourtant désespérément vide, je ne voyais rien, même avec mes yeux de vampyr et ça, ça m’agaçait prodigieusement. Il était là, c’était certain… Mais où ?

* Active le sort anti-dissimulation sur les zones 1 et 2 *

* Fait *

Je réprimais un cri de rage, il n’utilisait pas de sort de dissimulation.

- Abrutit, sifflais-je entre mes dents.

* Eiko… Je crois avoir repéré un mouvement près de toi…*

*Impossi… Non pas impossible.*

Décidant que je n’avais rein à perdre je me laissais tomber au sol. Quelle importance de toute façon ? L’elfe était guidé par la rage et la haine qu’il éprouvait pour moi. Même si je me battait je n’aurais aucune chance et la mort était peut-être un compromis acceptable… J’avais déjà des êtres chers en Outre monde. Le combat promettait d’être intéressant, certes, mais son issue ne me surprendrait pas.

____________________

Je ne suis pas celle que vous croyez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Lun 28 Mai - 21:59

Je progressais depuis un peu moins d'une heure en direction du coeur de l'île. Le vent hurlait toujours, les éclairs déchiraient sans cesse le ciel, la tempête faisait rage et n'était visiblement pas prête de se calmer, loin de là. J'aurais été trempé sans ma cape spéciale...
Pour le moment, pas de trace d'Eiko ni de quiconque. Peut-être était-elle devenu assez sage pour ne pas venir...
Soudain, un bruit ressemblant à un bruit de pas attira mon attention. Dur à discerner au travers des hurlements de la tempête, et néanmoins perceptible. Je plongeais alors à couvert puis cessais immédiatement tout mouvement, laissant à mon attirail le soin de me dissimuler
A la lueur éphémère et intermittente des éclairs tombant sans répit, je vis se dessiner, à quelques dizaines de mètre de moi, une forme humanoïde. Elle était encore trop éloignée pour que je puisse identifier un quelconque signe distinctif. Mais j'espérais sincèrement que c'était Eiko...
La forme s'approcha, sans que je puisse rien distinguer. Trop de pluie, de vent, de bruit. La forme s'arrêta à une dizaine de mètres environ, encore que mon évaluation des distances était totalement faussée. Elle eût l'air de scruter la zone du regard, puis monta sur un arbre.
Très prudemment et très discrètement, je m'approchais de l'arbre, pour tenter de voir qui se trouvait dedans. Sans succès malheureusement. Heureusement, la personne finit par descendre de l'arbre, mais j'étais encore à une demi-douzaine de mètre, donc encore trop loin. Le temps était vraiment particulièrement exécrable. J'hésitais encore entre attendre qu'il ou elle s'en aille, ou lui foncer dessus pour m'éviter des ennuis futurs...

J'aurais pris la décision d'attendre. C'était le plus sensée, la seule qui éviterait de déclencher une alerte maximale dans toute l'île. Je l'aurais fait, sans cet éclair particulièrement lumineux, qui éclaira une silhouette, et surtout une chevelure si rousse que la luminosité "particulière" ne suffisait pas à dénaturer totalement.
A partir de là, mes plans changèrent totalement. Je dégainai mes armes, mais n'étais pas décidé à s'en servir dans l'immédiat. Au lieu de cela, j'attendis le prochain roulement de tonnerre. Lorsque celui-ci commenca à retentir, Je bondis de ma cachette et me précipitai vers la vampyre.
J'aurais probablement pu l'empaler sur ma lame, et en finir aussitôt. Mais je ne le souhaitais pas. Je voulais la défier, et la vaincre en combat singulier pour affirmer ma supériorité. Et cette fois, l'arrogance serait mise de côté et ne pousserait pas à des erreurs stupides...
J'utilisai mon élan pour administrer un magnifique coup de coude dans le plexus de la vampyr. L'impact envoya Eiko au sol un mètre plus loin, tandis que je me redressai, et murmurait dans le vent.

- Pour la dernière fois... bonsoir, mademoiselle Kazehime.

[HS : T'as vu, 23h59 pile! %) ]
Revenir en haut Aller en bas
Eiko Kazehime
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 852
Age : 23
Localisation : Terre//Krasalvie
Amour : Keksapeuvoufaire?
Race : Vampyr
Date d'inscription : 27/05/2011

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
9/10  (9/10)

MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Lun 25 Juin - 18:32

En ce qui concerne mon ouïe je pensais, jusqu’à aujourd’hui, que je pouvais lui faire confiance… Plus qu’à ma vue, moins qu’à mon odorat peut être, mais enfin… Aujourd’hui avec les éclairs qui tranchaient la nuit et m’aveuglaient par intermittence, faire confiance à ma vu c’était comme si un humain comptait sur un BSH pour lui sauver la vie… Un coup de vent fit tomber ma capuche, découvrant mes cheveux roux. Un éclair illumina de nouveau le ciel et je replaçait ma cape sur mes cheveux et m’apprêtais à partir quand un bruissement de tissu m’arrêta puis la voix d’Archi dans ma tête couvrit les grondements du tonnerre.

* EIKO ! DERRIERE TOI ! *

Je me retournais pile au moment où Liriel m’enfonçait son coude dans le ventre me coupant le souffle et m’envoyant à terre un peu plus loin.
Bien plus loin encore dans la forêt Archi se dépêchait pour me rejoindre.
La tête dans un tas de feuille, le dos courbé par la racine d’un arbre je tentais d’inspirer de l’oxygène.

-Pour……’soir…… ‘oiselle Kazehime.


Ce nom… Ce que je haïssais ce nom. J’avais l’impression de voir mon père à chaque fois que quelqu’un le prononçait. A croire que quelqu’un avait fait exprès de ne pas découper ce seul mot.
Je tâtais le sol et trouvais au milieu de la terre et des feuilles trempés la petite plaque que je cherchais.

* Piège 4. Zone 2. Secteur 3…5.9. *


Je n’allais pas me laisser marcher sur les pieds sur mon propre terrain… Tout les pièges, tout les codes, toute les astuces, je les connaissais. Et lui il venait sans savoir.
Ce piège n’en était qu’un parmi tant d’autre et s’il ne tuait pas forcément il permettait aux intrus de comprendre qu’ils n’étaient pas ici chez eux.
Ce n’était que de simple flèche dont le chuintement du tir de départ était impossible à détecter parmi les bruit ambiant de la tempête… Elle aurait au moins servit à quelque chose celle là. Pour les éviter… Rien à faire. A part rester immobile et attendre. Ce que les gens censés ne faisaient pas, en général… Si Liriel était assez intelligent et pas trop aveuglé par la colère il s’en rendrait compte. Non s’en s’être pris quelques flèches bien sûr. Cela étant impossible.
A la fin des quelques minutes d’attaque je pris appui contre l’arbre et me relevais puis sondais les environs. L’elfe se tenait à environ trois mètres de moi. Je respirais un grand coup puis esquissais un léger sourire.

- Bienvenue sur mon île, mon très cher Liriel . Je suis ravie de te revoir… Tu m’as manqué, dis-je avec une pointe de sarcasme dans la voix.


Il s’apprêtait à répliquer quelque chose je crois, quand Archi lui sauta à la gorge et l’envoya au sol.

* Va t’en Archi ! *

* Non. *

* Tu n’es pas de taille. VA T’EN ! *

* Je refuse. *


- VA T’EN ! hurlais-je

Je dégainais mes katanas et m’avançais vers l’elfe tandis qu’Archi s’éloignait.

- Que cherchais tu en t’aventurant sur mon territoire, Liriel ? Si c’est moi, eh bien je te félicite, tu m’as trouvée. Si c’est un combat que tu souhaite, alors je te l’offre. Ici et maintenant. Mais saches une chose : Ici tu es seul, alors que je suis accompagnée, tu as peut être des centaines d’années d’avances sur moi mais j’ai sûrement vécu autant que toi et ta vie ne vaut pas mieux que la mienne ou que celles des personnes que tu exècre. Tu n’as aucune valeur à mes yeux, Liriel. Et je ne te laisserais pas ma vie aussi facilement que tu le pense.
Lève toi ! Qu’on en finisse une bonne fois pour toute.


____________________

Je ne suis pas celle que vous croyez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Mar 14 Aoû - 14:30

Un sifflement se fit entendre. Ou plutôt, les sifflements de dizaines de projectiles fendant l'air, Liriel leva les yeux de sa proie, juste au bon moment pour voir arriver une volée de flêches. Trop tard pour esquiver, il se recroquevilla, protégeant sa tête et son torse. Plusieurs flèches l'éraflèrent, quelques unes furent déviées par le cuir renforcé en divers endroits de sa tenue, mais une poignée l'atteignirent de plein fouet. Avant-bras gauche, cuisse droite, épaule droite, et une lui transperça complètement le mollet gauche. Lorsqu'il se releva, il arracha rapidement celles qui le gênaient sans trop le blesser, mais ne pris pas le risque d'enlever celle qui était plantée dans son mollet. Il se contenta de briser la tige, histoire de ne pas être trop gêné.

Pendant ce temps, Eiko s'était lancée dans un speech dont il n'avait pas compris le moindre mot. Et il s'en fichait royalement, en fait, cette fois il n'allait pas se laisser distraire par des palabres inutiles. Dès qu'il fût debout, il se jeta sur elle toutes armes brandies, l'attaquant avec une froide furie qui, cette fois, n'oblitérait pas totalement ses capacités de réflexions.

Il toucha une première fois Eiko au bras, trompant sa garde pour entailler son avant-bras sur une longueur de 10 bons centimètres. Au fur et à mesure du combat, sans que Liriel ne s'en rende compte, ils se déplaçaient petit à petit hors du bois, vers les falaises qui bordaient la cote et que l'elfe avait du escalader un peu plus tôt. Ils finirent par sortir de la forêt, à une centaine de mètres à peine du bord de la falaise. Et l'orage s'intensifiait encore, le tonnerre grondant maintenant de manière continue...


Dernière édition par Liriel Ill'Kaith le Mar 14 Aoû - 14:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Mar 14 Aoû - 14:30

Le membre 'Liriel Ill'Kaith' a effectué l'action suivante : Lancer de sortilèges/ coups

'Guerrier Niv 5' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Eiko Kazehime
Guerrier
Guerrier
avatar

Féminin Nombre de messages : 852
Age : 23
Localisation : Terre//Krasalvie
Amour : Keksapeuvoufaire?
Race : Vampyr
Date d'inscription : 27/05/2011

Chronique
Points de vie:
60/70  (60/70)
Points d'attaque:
9/10  (9/10)

MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Mer 15 Aoû - 16:10

J’avais fait quelque chose d’affreux, quelque chose d’abominable et pourtant je n’arrivais pas à m’en vouloir. J’étais peut être un monstre, qui sait ? Je ne me nourrissais pas de la souffrance des autres, certes. Je ne l’appréciais pas, mais si nécessaire je n’hésitais pas à m’en servir parce que pour moi et pour ma « famille » les autres pouvaient être un danger. Je me fichais bien de ce que l’on pouvait dire de moi lorsque j’avais le dos tourné, des coups que l’on fomentait contre ma personne. Mais voilà...

Le choc des lames contre les lames me sortie de mes pensée, je n’avais pas le droit d’être aussi imprudente. Je le savais et pourtant, pourtant je le laissais mener la danse ou en tout cas je le laissais le penser. Parce que c’est tellement plus facile d’agir dans l’ombre. Un liquide chaud coula sur mon avant bras et je remarquais l’estafilade laissée au passage de la lame.
Contrer, parer, attaquer, recevoir des coups, en donner. Un « jeu » incessant qui finirait par nous tuer.

Nous nous déplacions du côté de la côte... Parce que je connaissais l’île et ses côtes escarpées je savais que nous finirions par nous trouver en terrain friable... Un plongeon dans l’eau glacée et agitée arrêterait le combat... S’il ne nous tuait pas.

« Si tu ne te sens pas la capacité de battre, alors cherche le moyen d’y parvenir. »

Cette phrase résonnait dans ma tête. J’avais mal au crâne. J’avais mal partout. Je contrais une nouvelle fois un coup de l’elfe mais sa lame ripa et me laissant une trace sanglante en plein milieu du ventre.

Nous étions arrivés à un peu moins de 2m du bord de la falaise. A 15 mètres en contrebas les vagues se fracassaient contre la roche saillante.
Mon pied se pris dans une racine, je trébuchais et tombais sur le dos.
Malin, très malin.
Au dessus de moi, Liriel, pressé d’en finir, la lueur malsaine, de celui qui pense avoir gagné, dans le regard.

Dans le ciel les éclairs illuminaient le ciel sans discontinuer, si bien que l’on aurait presque pu se croire en plein jour.
Je brûlais de le provoquer, une dernière fois mais j’essayais de rester digne.
Je me suis demandé un moment ce que penseraient mes parents, au final. Mais leur image s’effaça au moment ou Liriel se fit éléctrocuter...

... ? E..lectrocuté... ?
Son corps tomba, lourd et un bout de la falaise se détacha au moment même où il atteignait le sol. Je me rattrapais in-extremis à la partie qui ne s’était pas détachée et remontait tant bien que mal puis me trainais jusqu’à l’orée de la forêt.

______________________________________________________
____________________


« Eiko ! »

D’un signe de main je le priais de se taire et m’asseyais ou plutôt me laissais choir lamentablement sur le canapé en gémissant. Laissant ma dignité au vestiaire je demandais à Even de me soigner et de me faire couler un bain.


« Les plus profondes comme d’habitude... »

« NON ! Non... Toutes... Je ne veux pas de cicatrices. »


Il me regarda comme une inconnue, c’était la première fois que je demandais ça, mais il le fit sans discuter. Puis il me laissa seule et partit dans la salle de bain.
Il revint un quart d’heure plus tard et je partais à mon tour.
Je plongeais tout habillée dans l’eau chaude et enfonçais ma tête dedans. J’avais survécu. Et Liriel ? Peu de chances. Néanmoins... On était jamais sûr de rien.

____________________

Je ne suis pas celle que vous croyez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   Jeu 23 Aoû - 23:25

La douleur, cuisante, atroce, insurmontable. Puis le grand vide, absolu. Voilà ce que je ressentis alors que je levais mon cimeterre pour mettre fin à des mois de traque, de haine, de souffrances et d'obsession. J'eut à peine le temps de réaliser ce qui m'arrivait avant que la foudre tonitruante n'éteigne la flamme de ma conscience sous un océan de souffrances. Pas même le temps pour des regrets...

Je fût réveillé par... Et bien, par le contact de l'eau salée et froide sur ma peau brûlée. Sous moi, je sentais de la roche dure et irrégulière, et je ressentais également l'humidité ambiante, mes jambes trempant dans l'eau froide et la pluie battante... Et la morsure du froid. Sans compter la douleur atroce qui parcourait tout mon corps.

Incapable de juger de mon état, je décidais d'ouvrir les yeux et de me relever pour procéder à une inspection. La première partie du projet fût très simple à exécuter, la seconde s'acheva prématurément lorsque que je commis l'erreur de m'appuyer sur mon bras gauche pour essayer de me relever, ce qui me révéla un morceau d'os saillant de mon avant-bras. La vision coïncida, comme d'habitude, avec l'arrivée de la douleur, laquelle parcourut mes nerfs en une traînée brûlante et me laissa pantelant sur la roche. Première blessure répertoriée : fracture ouverte au bras gauche. Et mon corps me faisait savoir que ce n'était certainement pas la dernière....

A la faveur d'une éclaircie, alors que j'étais étendue sur les rochers, attendant que la douleur se calme légèrement pour tenter de me lever à nouveau, je put discerner au loin la côte de ce qui devait être le continent. Bon point, je savais maintenant par où repartir. Mauvais point... J'étais pas tout à fait en état de repartir.

Après plusieurs minutes passée allongée à faire tous les efforts possibles et imaginables pour ignorer la douleur, je finis par refaire une tentative, serrant mon bras gauche contre moi et m'appuyant cette fois sur le droit. Ce qui m'appris que j'avais la main totalement brûlé, peu étonnant en sachant que c'était le cimeterre qui avait pris la foudre.... Celui-ci avait du chauffer à blanc, ce qui expliquait les brûlures et....les morceaux de metal fondu incrustés dans celles-ci. Je parvint quand même à me lever, non sans jurer moult et moult fois, chaque mouvement étant à deux doigts de m'arracher un cri de douleur.

Une fois assis sur la roche je me lançai dans une examen complet de mes diverses blessures. Au menu : fracture ouverte à l'avant-bras gauche, main droite brûlée au 2ème ou 3ème degré, jambe gauche brûlée aussi puisse l'éclair était ressorti par là, plusieurs côtes brisées et une multitude de coupures et d'hématomes plus ou moins graves, de contusions, de torsions ligamentaires... Qu'est ce qui était lié à la chute de la falaise et qu'est ce qui était lié à l'éclair, là était la question...

Enfin bref, il fallait que je me fasse soigner le plus vite possible. Je tendis la main droite vers ma ceinture (essayer de bouger la main gauche était... futile), activait une balise d'urgence qui était fixé. Oui, cette fois, j'avais prévu toutes les éventualités, et d'ici 1h en théorie quelqu'un viendrait me chercher. Un contact de confiance (comprendre : une personne que j'avais payée assez cher pour m'assurer de sa loyauté) qui allait s'occuper de ces blessures. Ca m'emmerdait profondément de dépendre de quelqu'un mais là j'avais pas le choix...

Après avoir activé la balise, je me rallongeais sur les cailloux. J'avais froid et tellement mal que mes membres commençaient à s'engourdir, ce qui était... Assez mauvais signe, en fait, mais le pire était le vide total que je ressentais. Pas de haine, pas de rage... Rien. Le vide. Comme l'impression que cet échec était une preuve que le ciel, les Dieux ou une autre puissance supérieur ne voulait pas que j'attente à la vie de Eiko... Et puis de toute façon, j'avais prouvé que j'était meilleur qu'elle. Seule la chance lui avait permis de survivre. Donc... J'avais gagné. Maintenant, j'allais pouvoir tourner cette page de plus dans le déjà très chargé livre de ma vie...

[As-t-on déjà vu une fin de RP aussi merdique? XD Enfin bref, c'est FINI!]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)   

Revenir en haut Aller en bas
 

[A.C] We're gods and demons of our trivial insanity(PVEiko)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» un rp avec un demons?
» Demons 2
» SAINT SEIYA TRAD CARD GAME ONLINE ARMY OF THE GODS
» ? where my demons hide. (theodore)
» Liste des fruits du demons

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Autres contrées :: Mers d'Autremonde :: Océan Bleu :: Ile Kazehime-