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 [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]

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Alan "Malefor" Benvolio
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MessageSujet: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Lun 7 Oct - 21:28

Rome. Autrefois la cité la plus puissante de toute l'Europe, aujourd'hui la capitale de l'Italie. Et toujours debout malgré les âges, les guerres, les invasions, les révoltes et la corruption. Bon, d'accord, il faut quand même admettre qu'elle a pas mal changé depuis Remus et Romulus, mais il n'empêche qu'elle est toujours là. Et moi aussi par ailleurs. Pourquoi je suis toujours là ? Ah mais oui, c'est vrai. Depuis que les pays d'Autremonde ont décidé que commercer entre eux pendant un conflit mondial imminent, ce n'était plus une bonne idée, et que du coup je me retrouve au chômage technique ! Bah oui, ils ont pensé à nous un petit peu ? Un pirate, si il n'a pas de bateau à attaquer, il pirate quoi, je vous le demande ? La réponse est simple, pas grand chose. Bon, j'exagère, il y a toujours des bateaux qui circulent et qui font la navette entre les pays, mais plus autant qu'avant. Ce qui peut parfois me laisser un bon mois à attendre, le temps qu'une cible digne de ce nom avec un butin intéressant se présente. Et arrivés là, on a de la chance si on peut tomber sur un autre pirate, qui transporterait lui aussi une petite cargaison.

Bref, tout serait un complet fiasco si je n'avais pas pris soin (tout de même) d'épargner un petit pactole, qui pouvait me permettre pendant une bonne trentaine d'année. Je vous entends déjà me dire que c'est pas mal, mais réfléchissez deux secondes : je suis un vampyr. De facto, je vis bieeeeen plus longtemps que vous autre êtres humains, quand bien même par hasard vous seriez un sortcelier capable de vivre un bon siècle. Et oui, un millénaire entier quand même, et j'ai à peine la trentaine. Après, on ne va pas jouer sur les proportions, trente ans tranquille c'est bien. Mais combien de temps peut-elle durer cette guerre ? Nul ne le sait réellement, surtout sur Autremonde. Enfin, on fait avec. On fait toujours avec.

Et puis ma maison n'est pas si inconfortable que ça, au final. Elle est grande, spacieuse, bien entretenu grâce à la magie, elle peut accueillir sans problème les membres de l'équipage. Ceux-ci d'ailleurs semblaient avoir facilement pris leurs aises : Slyvo nageait dans le bonheur de nager dans ma piscine, Corben passait son temps à cuisiner matin, midi et soir, Thorn profitait de la ville, Hazel s'entrainait dans la salle de gym, le trio de jeune composé de Zia, S'vin et Nekti faisaient la tournée des bars chaque soir, en d'autres termes, la vie sur Terre leur réussissait. Bon, sauf à Roderik, qui fulminait constamment de ne pas pouvoir voir plus souvent le Salamander, et Odin qui était resté sur Autremonde pour les éventuelles affaires.

Moi de mon coté, je me rendais à diverses soirée, que je sois invité ou non. De toute façon, si Alan Benvolio n'est pas sur une liste d'invitation, il l'est dès le moment où il a passé la porte. Je suis multi-milliardaire, playboy, philanthrope, je vais et j'entre si je le veux et quand je le veux. De toute façon, où que j'aille, les gens veulent que je vienne. Mais pas aujourd'hui. Non, aujourd'hui, je me rend à Florence, pour visiter l'un de mes orphelinats. Le tout premier. Celui que j'avais reconstruit des ruines de celui où j'avais vécu pendant plusieurs années. Plus grand, plus chaleureux, il l'était aux yeux de beaucoup, et c'était objectivement le cas, même si dans mon esprit, rien ne pouvait égaler celui de Mr. Benvolio. Ces histoires, ces instants passés avec mon petit frère et mes amis... Et Luna... Enfin.

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Luna P. Targi'll
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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Lun 7 Oct - 22:28

AutreMonde avait bien trop changée. Les pays entraient en guerre les uns après les autres, et, en temps que hauts mages d'Omois, je devais oublier le passé pour créer le futur. Mais je ne parvenais à faire taire cette voix qui à chaque instant m'attirait vers la Terre, inexorablement, comme si une puissance obscure voulait faire de moi sa créature. J'avais beau luter de toute les forces de mon esprit, mon coeur me poussait dans les bras de l'insouciance. Si bien que je tombais petit à petit malade. Je perdais ma beauté presque légendaire. L'or de mes cheveux devenait plus ternes, l'émeraude de mes prunelles se couvrait comme le fait le ciel lorsque l'orage approche. Et un orage emplisait mon coeur. Je devenais celle que j'avais toujours refusé d'être. Ombrageuse, dangereuse. Plus personne ne parvenait à me faire rire. Chaque jours, je m'oubliai dans les bras d'hommes inconnus et le travail. Mais les souvenirs revenaient me hanter à chaque moment. Les cernes creusaient leur gouffre sur mon visage. Je perdais ma joie. Je perdais ma candeur. Je devenais aigrie a à peine 28 ans.

Et puis, consciente d'épuiser ses troupes, Omois m'envoya sur Terre, oublier la guerre et me reposer. Faire le plein de vigueur et de force, retrouver ma beauté qui faisait de moi une légende. Je passai la porte en ne disant adieu à personne, ceux qui m'étaient cher n'avait été enlevé. Morts. Tous les uns après les autres, tombant comme des mouches. Je ne pleurai même plus maintenant, j'en avais passé bien trop des nuits à recouvrir les oreilles de mes larmes. Seul Sandor m'accompagnait encore. Le Vrrir devenu un simple tigre grâce à ma magie. Il ne me restait plus que lui. Rien d'autre que lui. J'étais devenue une ombre portée par la foule, pourtant aussi cruelle qu'une lame. Courtisane à haut grade. Féline. J'avais perdu beaucoup de poids, si bien que maintenant, les os se dessinaient nettement sous ma peau trop blanche. Le cri de mon amie Italienne lorsqu'elle me vit voulait tout dire. J'avais bien trop changé. Une dépression peut parfois être morte. Mais la rage, cette rage qui aveugle, qui transforme le monde en une vaste étendue rouge, cette rage est bien plus dangereuse.

Le temps apaisa petit à petit mes blessures. Je commençais à revivre. Les marques de la guerre se faisaient moins visible, ne restait que mon poids qui me laissait aussi fragile qu'une feuille de cristal. Le combat m'était devenu impossible. Je marquai aux moindres coups. Tout les jours, sans interruption, je recevais de la visite. Mais je ne voulais voir personne. Je m'étais remit aux entraînements de voleuse. Au debut, c'était dur. Puis la souplesse revient et je deviens aussi silencieuse et furtive que l'ombre que j'étais devenue. Ne me restait plus qu'un dernier point à régler. Tirer définitivement un trait sur mon passé.

Ce matin, comme tout les autres, je sentais un souffle froid courrir sur moi et une envie folle de faire quelque chose. Mais j'avais déjà un programme lourdement chargé. Me rendre à Florence, voir une dernière fois cette partie de mon enfance et partir à jamais. Oublier Alan, l'amour que je savais ressentir pour lui et qui me rongeait. Un chemisier blanc trop clair sur un jean totalement terrien. Mes os saillant se devinaient sous les tissus mais je n'en avais que faire. Je ne ferai que passer. Je maquillai très légèrement mes prunelles d'émeraudes puis sortis sans mot dire. J'avais depuis longtemps arrêté de décrocher la moindre parole à quiconque. Mon regard était encore vide. Malgré tous les bons vouloir de mes hôtes. Mes cernes avaient disparues, j'avais retrouvé un semblant de figure humaine mais c'était tout. Rien de plus.

C'est donc devant l'orphelinat que je laissais les souvenirs venir à moi pour leur faire chasse et les exterminer un à un sans scrupules. Sans état d'âme. Adieu Terre de mon enfance. Je ne suis plus une enfant qui rêve aux doux visages de ses parents, à leur retour. Je faisais face, quoi qu'il arrive. Sans montrer la douleur qui me dechirait de l'intérieur comme un milliers d'aiguilles. Non, je n'étais plus personne. Plus rien pour la terre de mon enfance. Tout avait changé.

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Alan "Malefor" Benvolio
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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Mar 8 Oct - 22:08

Un fois arrivé là-bas, je pus aisément, à travers les vitres teintées de la voiture, voir la grande cour de l'orphelinat où jouaient une petite centaine d'enfants, tous originaires d'Autremonde. La plus grande partie d'entre eux étaient venus ici à cause de la guerre des Sangraves, c'était donc tout récent pour eux, encore frais dans leur esprit, mais le personnel faisait tout son possible pour leur rendre la vie plus douce, moins triste, jusqu'à ce qu'une famille arrive pour les adopter. Bien sûr, nous faisions en sorte que leur éducation soit, avant ce moment, la meilleure possible, adaptée à leurs cultures respectives et fondée sur le respect mutuel. Le racisme, c'est mal, m'voyez ? C'est d'ailleurs assez désolant et amusant à la fois de voir que là où les enfants, toutes races confondues jouent entre eux, tandis que les adultes se regardent en chien de faïence. C'est à se demander qui montre l'exemple parfois.

Certains sorts ont été mis en place autour et à l'intérieur du bâtiment, afin d'éloigner les nonsos. De leur point de vue, l'orphelinat était bien là, vivant, rempli de bambin qui jouent gaiement, mais bizarrement ils sont soudain pris d'une envie quelconque, ou bien se souvienne d'un truc à faire, bref, ils n'entrent jamais. Après tout, quand on est pressé, on pensa à autre chose, n'est-ce pas ? Et puis il n'y a rien d'étrange, ce sont des enfants qui jouent, qui courent, qui rient, il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Et puis pourquoi devrait-on s'inquiéter à la base ? C'est un orphelinat, pas un réseau terroriste. Voilà, et le temps qu'il pense à tout ça, il a déjà tourné la tête, et il ne sait même plus ce qu'il disait. Et pendant ce temps, l'elfe violet lance la balle au thug, tandis qu'une gnome raconte des blagues à un public de vampyrs, tatris et salterens. Sécurité maximale.

En me voyant passer le portail, la jeune infirmière humaine, Laura Kerrigan, me fit un sourire splendide et vint m'accueillir, alors qu'elle venait de finir d'appliquer un Reparus à une gamine qui s'était blessée au genou. Gentille, attentionnée, intelligente, et tout à fait charmante si je puis me permettre. Courage, qui ne voulait pas avoir à subir la sempiternelle comédie, décida d'aller jouer plus loin. Vieux blasé, dis-je. Don Juan, répond-t-il en image.

- Signor Benvolio, on ne vous attendait pas ! Comment allez-vous ?

- Très bien Signorina Kerrigan, très bien. Je suis retenu sur Terre pour une durée indéterminée, alors je me suis dit que cela vous ferait plaisir. D'autant que vos charmes irrésistibles m'appellent jusqu'à l'autre bout de la galaxie !
dis-je en lui faisant un baisemain très aristocrate, arrangé d'un petit clin d’œil.

- Flatteur ! Je vais informer la responsable. Si vous voulez bien me suivre.

- N'importe où pour vos beaux yeux.


Elle rougit avant de se retourner. Évidemment, j'exagérais chacun de mes mots et de mes gestes de façon atrocement théâtrale, mais c'est parce que je savais qu'elle était particulièrement sensible aux flatteries de ce genre, et elle savait que je le savais. Comme quoi, l'exagération pouvait être une source de séduction. Ça ne marchait pas avec tout le monde, mais il faut savoir faire feu de tout bois, comme disent les Français. Bref. Une fois dans le hall, les employés qui passaient vinrent me faire la bise pour les femmes, et me serrer la main pour les hommes (ou faire la bise aussi, c'est selon), me demander des nouvelles, si j'avais besoin de quelque chose, etc... Je répondais que tout allait bien, et que non, qu'ils pouvaient retourner vaquer à leurs occupations respectives.

Alors que la foule s'éparpillait, je m'approchai de la fenêtre qui donnait sur la cour, d'où je pouvais observer les enfants qui commençaient à rentrer chez eux à cause de la fine pluie qui se mettait à tomber. Les passants, de l'autre côté de la grille, commençaient eux-aussi à s'agiter... Sauf une. Elle se tenait là, devant le grand portail. Jolie, mais un peu maigre. Des cheveux blonds cachaient son visage, si bien que je ne parvenais pas à la distinguer. Hmm... J'avais beau essayer de me dire que ce n'était pas important, quelque chose au fond de moi me disait le contraire. Alors que je plissais les yeux pour l'apercevoir, Courage m'envoya l'image d'un vrrirr. Ce vrrirr... Je l'avais déjà vu quelque part, mais...
*tilt*

- Signor ? Signor Benvolio ? Où allez-vous ?

La rejoindre.

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Luna P. Targi'll
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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Dim 27 Oct - 19:33

Je ne m'attendais pas à cela. Je pensais avoir tout perdu. Les vestiges de l'enfance m'abandonnaient les uns après les autres, je laissais mes souvenirs disparaître dans la brume de mes prunelles. Les uns après les autres, ils défilaient sans fin, je revoyais tour à tour danser le visage de celle que je considérais encore comme ma mère, ses doux traits elfiques. J'entendais chanter les corbeaux lorsque Sélène l'avait tuée. Je revoyais son familier tomber sous les assauts d'une louve. Et puis, je croisais les yeux de Sandor, le cri qui m'échappait lorsque j'étais partis de l’orphelinat. Et enfin, ce fût le visage d'Alan qui me hanta une dernière fois. Je sentis mon coeur battre plus fort, le souvenir de mes joues écarlates. Ma tête qui se penchant en lui adressant un salut des plus respectueux. Nos deux visages se rapprochant. La musique voletant. Les larmes coulant. Les rideaux battant la pluie et le vent. J'inspirais profondément, me rendant contre que je pleurais.

Il était trop tard pour pleurer sur les souvenirs. Ils allaient disparaître petit à petit. Le monde était bien trop injuste, mais je le savais bien, après tout, je n'étais plus une enfant. J'aurais tellement aimé ne jamais avoir grandis. Être ce soir dans les bras de celle qui fut ma mère non loin du feu, pendant qu'elle me racontait des histoires elfiques de son passé et que les mèches brunes de sa chevelure caressaient mon visage. Mais les temps étaient révolus. Aujourd'hui, se devrait être moi qui berçait dans mes bras un enfant. Mais les sangraves avaient tout détruit. Je devais me marier, et ils m'avaient prit celui que j'aimais. Et, lorsque j'avais cru retrouver l'amour, retrouver mon enfance au travers d'Alan, une fois de plus, j'avais été trahit. Il était partit, loin, bien trop loin. Et mon coeur s'était fait de glace.

Je repartirai bien plus forte d'ici. Je n'avais plus le poids des souvenirs. J'en ressortais lavé de mes hontes et mes désespoirs. Je me penchais pour caresser la tête de mon familier, qui ressemblait sur Terre a un simple tigre blanc du Bengale. J'inspirai une dernière bouffé de l'air de l'Italie avant de tourner les talons.

Adieu mon passé si détruit et mes espoirs tués avant d'être nés. Adieu.

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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Dim 27 Oct - 22:50

Les bruits de mes pas résonnaient dans la cour, et je n'avais que faire des flaques dans lesquelles je plongeais les pieds, parfois jusqu'aux chevilles. La pluie tombait maintenant comme un déluge. Derrière moi, des employés m’appelaient, me demandaient ce qu'il se passait, mais je ne leur répondais pas. Je n'avais pas le temps. Je n'avais jamais eu le temps pour beaucoup de chose dans ma vie. Pas le temps d'avoir une enfance. Pas le temps de trouver quelqu'un avec qui rester. Pas le temps d'en prendre un peu pour moi. Une vie dangereuse, tumultueuse, une mort imminente à chaque instant, je ne pouvais pas me permettre d'aimer quelqu'un. De l'aimer vraiment, et qu'elle m'aime en retour. Mais elle...

Luna. C'était comme si ce destin était tissé par les Dieux, parmi les étoiles, comme un fil d'argent dans le firmament d'ébène. Indestructible. Inamovible. Car quoi qu'il arrive, je l'aimerai. Peu importe les autres filles avec qui j'ai pu passer la nuit, peu importe le nombre d'années que j'ai vécu sans elle ou la distance qui nous sépare. Même ma condition de pirate n'est rien. Rien d'autre ne pouvait m'importer en cet instant précis, rien ni personne. La fille de l'orphelinat. Luna. Ma Luna. Mais alors que je parvenais devant la grille, elle avait disparu. Envolée. Je demandais à Courage de la retrouver, mais son flair était altéré par la pluie.

Non... NON ! NON ! Cela ne se pouvait, je ne devais pas la perdre, pas encore, pas une troisième fois ! Peu m'importait que je sois au milieu de la rue, je décidais de me transformer en chauve-souris afin de la retrouver plus facilement. De toute façon, avec cette pluie, on y voyait pas à deux mètre devant soi. Je m'élevais dans les airs, et entrepris de fouiller chaque recoin, chaque rue, chaque maison, voiture, bus, que sais-je encore. C'est là que je la vis. Sur le pont Vecchio, celui avec les maisons dessus. Je me retransformai à une extrémité, avant de me rendre compte qu'elle était, elle, à l'autre bout.

- LUNA ! LUNAAA !

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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Mar 29 Oct - 11:25

La pluie se mêlait à mes larmes, faisant petit à petit disparaître toute trace de ce qui avait été ma faiblesse. J'avais l'impression d'avoir ôter un lourd poids de mes épaules. J'étais revenue ici pour la dernière fois, maintenant, j'allais prendre la direction de la porte la plus proche et ne plus jamais revenir sur Terre. L'oubli ne pouvait être permis que grâce à cela. Sans quoi, je me morfondrais dans mes souvenirs et n'agirais pas pour l'empire que je servais encore. Après tout, malgré se qu'il s'était passé, je restais une haut mage d'Omois.

Le ciel vomissait des trombes d'eau, mais je n'en avais cure. Je ne sentais même pas les gouttes tacher mon chemisier, le rendre tellement transparent que ma poitrine n'était plus un secret pour personne. Mes cheveux blonds se faisaient plus lourds mais mon corps lui même ne pesait plus rien. J'étais un cadavre. Je me laissai vivre. Je n'arrivais pas à prendre la moindre décision... Je n'avais aucune raison de me battre contre cette immense créature aux ailes noires qui me courrait après...

- LUNA ! LUNAAA !

Je me retournais vivement. Et je le vis. Alan. Couvert d'eau des pieds à la tête, il n'en restait pourtant que splendide. Je baissai alors les yeux, hésitante. Le retrouver signifiait retrouver mes souvenirs. Mais pourtant, je ne rêvais que d'une chose. La saveur de ses lèvres qui hantaient mes rêves/ La douceur de sa peau contre la mienne. Je secouais le visage, espérant me sortir de mes pensées. Ainsi tu es là... Je ne répondis rien, me contentant de le fixer, muette comme le cadavre que j'étais. Alan...

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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Lun 25 Nov - 22:50

Pendant un bref instant, j'eus peur qu'elle ne m'entende pas à cause de la pluie, mais à mon soulagement elle se retourna. Ses cheveux blonds trempés cachaient une partie de son visage, et les larmes qui y avaient coulé étaient à présent masquées par les gouttes d'eau, mais je pouvais voir qu'elle avait pleuré. Beaucoup. Tant aujourd'hui que les jours précédents. Et à mesure que je m'approchais d'elle à grands pas, je voyais à quel point elle allait mal. Depuis notre rencontre en Italie, elle avait bien trop maigri. Et je doutai que ce soit le résultat d'un régime. Bon sang, Luna, ma douce, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

Elle détourna les yeux un instant. Comme si elle hésitait, comme si... Elle ne voulait pas me voir. M'en voulait-elle pour l'avoir abandonner la dernière fois ? Je m'en voulais à moi-même, pour tout vous dire. Mais c'était pour elle, pour qu'elle soit en sécurité. Loin de la guerre, loin des Sangraves, loin de tout ce qui aurait pu la menacer... Y compris moi. Je n'avais pas le droit de l'emmener, elle était Haute-Mage, j'étais un pirate, je ne pouvais pas lui imposer ça... Non ?

Je m'arrêtai à un mètre d'elle, comme pétrifié, incapable d'avancer plus. Je ne savais trop pourquoi. Devais-je attendre que ce soit elle qui vienne à moi ? Était-ce à elle de faire ce pas ? Ou alors devais-je dire quelque chose... Bon sang, qu'est-ce que je pourrais bien dire ? Moi qui d'habitude trouvais toujours une phrase, une remarque, voilà que je restais sans voix devant cette jeune femme au corps si frêle, d'apparence si fragile, comme si elle pouvait se briser au moindre contact. Mais belle. Malgré la fatigue qui se ressentait derrière le maquillage, malgré sa tristesse, malgré son air dévasté, elle restait, à mes yeux, magnifique. Tout ces signes n'étaient rien. Elle restait Luna. Ma Luna.

- Dio mio, dis-je, constatant qu'elle ne semblait pas plus disposée à parler que moi, tu vas mourir de froid. Attends.

J'enlevai mon manteau, et le lui déposai sur les épaules. Bon, j'aurais sans doute pu trouver mieux comme phrase de retrouvaille, mais en l'occurrence, je n'avais rien de vraiment bien en stock.
Puis je ne pu résister. Alors que je finissais de la couvrir, je la pris dans mes bras. Son cœur battait la chamade contre le mien. Je pouvais sentir, à travers sa chemise fine, sa peau gelée par l'averse, qui commençait à se changer en orage. Mais peu importe. Elle était là, avec moi, je n'avais besoin de rien de plus.

- Luna, je...

Je suis désolé ? Je t'aime ? Est-ce que j'allais seulement réussir à terminer cette phrase, rien n'était moins sûr. Trop de mots. Comme si le monde se brouillait dans ma tête, pour ne plus laisser qu'elle. Ses yeux, ses cheveux, son corps... Ses lèvres...

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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Sam 20 Sep - 22:47

La blonde ne le quittai pas des yeux, incapable de croire en ce qu'elle voyait. Il était là. Alors qu'elle disait adieu à son passé, elle le retrouvait en face d'elle. Elle se perdait dans ses prunelles si belles, s'oubliant de ses mains qu'elle avait révées caressant son corps, s'enivrant de son odeur d'un amour qu'elle ne croyais réel. La pluie tachait de plus en plus ses vêtements, laissant apparaitre sa peau qui s'était fait aussi blanche que celle d'un cadavre, les côtes saillantes sous le chemisier blanc. La douleur d'AutreMonde qui lui avait tout enlevé. Et pourtant lui. Il restait cet homme qu'elle avait aimé, cet homme qu'elle aimait. Elle le regardait, détaillant avec application ses traits gravés dans sa mémoire mais n'osant passer le pas, n'osant se rapprocher de lui. Luna le voyait comme un mirage et la Haut-Mage ne voulait plus souffrir de si peu. Nombreux étaient les mirages que son esprit malade lui renvoyait. Elle tendit un visage maigre dans sa direction, ses joues toujours rondes rendues creuses par les événements maudits qu'elle vivait. Qu'elle avait vécu. Elle, si heureuse, si joyeuse, n'était plus que l'ombre d'elle-même. Une personne glaciale, qui se plaisait de voir les autres souffrir plus qu'elle.

- Dio mio, tu vas mourir de froid. Attends.

Le manteau lui fut lourd, la présence d'Alan, à la fois si proche et si lointaine, un poignard en plein cœur. Il était réellement là ? Ou un énième mensonge. Elle voyait son visage à quelques centimètres du sien, ses lèvres qu'elle rêvait d'unir en un baiser mortuaire aux siennes, pour le dernier voyage, le dernier soupir. Il n'était pas les hommes auxquels elle s'était abandonné pour oublier. L'émeraude se perdit dans l'azur et les larmes envahir très vite la pierre qui aurait voulu se faire dure mais que la douleur rendait fragile. Elle crocheta ses yeux aux siens, comme elle aurait voulu le faire de ses doigts. Ses lèvres s'entrouvrirent sur une phrase qui ne voulait pas sortir, qui ne sortait pas, quoi qu'elle eu voulu faire. Je t'aime, susurrer comme un secret entre deux amants complices. Elle regarda l'état de son corps, émit un pauvre soupire d'excuse avant de serrer un peu plus le manteau autour d'elle, respirant malgré l'orage l'odeur d'Alan, cette odeur qui lui avait tant manqué. Elle aurait couru après ce mirage pendant si longtemps. Et, alors qu'enfin elle se décidait à dire adieu au monde, elle le retrouva, là, devant elle. C'était impossible. Mais le destin nous joue parfois des tours étranges, collant devant nos yeux ce que les Parques on écrit pour nous. C'était lui, lui le fil auquel elle devait se lier. Car c'était écrit. Tout était écrit et celui qui, un jour, trouvera ce livre serait alors le maitre des mondes.

- Luna, je...

Elle posa un doigt sur les lèvres du jeune homme, s'approcha légèrement de lui avant de, sur ces mêmes lèvres tendres auxquelles elle voulait s'abreuver de cette vie qui aujourd'hui la fuyait comme le faisait les mendiants des lépreux, déposer les siennes comme un secret. Un secret qu'elle n'aurait partagé qu'à lui, comme elle lui ouvrait son cœur. Je suis tienne et tu es mien et ceci, je t'en fais le serment. Ne restait rien de cette bague qu'elle avait porté, signe de son mariage prochain. Rien des nuits fauves qu'elle avait partagé avec l'imperator. Juste lui, son paradis et son enfer personnel.

Elle rompit alors le baiser, puis sa main marqua la joue d'Alan en une gifle retentissante. La rouge était monté sur les siennes, légère trace de couleur sur le blanc de son être. " COMMENT TU AS PU ME FAIRE CA ! COMMENT TU AS PU ME LAISSER SEULE COMME CA ! " Sa voix avait retenti comme le faisait les éclairs. Elle ne savait si elle voulait lui sauter dessus et le rouer de coups ou de baisers. Un peu des deux surement. Elle voulait le faire souffrir comme elle avait souffert de se réveiller seule mais en même temps, elle voulait lui dire qu'elle l'aimait, que jamais plus elle ne le laisserait partir. Bien trop pour son petit cœur qui battait la chambarde sous l'émotion.

____________________

Beautiful lie
Lie awake in bed at night
And think about your life
Do you want to be different ? (to be different)
Try to let go of the truth
The battles of your youth
'Cause this is just a game

It's a beautiful lie
It's a perfect denial
Such a beautiful lie to believe in
So beautiful, beautiful it makes me
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MessageSujet: Re: [A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]   Dim 21 Sep - 13:00

Elle me fit taire, en posant délicatement son index sur mes lèvres, m'empêchant de terminer ma phrase. C'était sans doute pour le mieux, car je n'avais pas la moindre idée de la manière dont elle aurait pu se finir. Sa main glissa sur ma joue, elle rapprocha son visage du mien... et m'embrassa. Un long baiser, tendre, qui scellait une vie à attendre la femme que j'aimais. Une vie à courir les femmes pour oublier qu'un jour, j'avais pu être amoureux. A croire qu'un amour d'enfance ne pourrait jamais ressurgir, durer, que ce n'était qu'un sentiment de gosse et que je finirais par passer à autre chose. Mais à présent, je ne pouvais pas me leurrer. J'étais là, et tout en moi, jusqu'à mon instinct, me disait que c'était elle...
… qui venait de me coller une gifle mémorable, qui n'aurait pas démérité avec le tonnerre qui retentissait au loin. Qu'est-ce que... ?

- COMMENT TU AS PU ME FAIRE CA ! COMMENT TU AS PU ME LAISSER SEULE COMME CA !


Bon, inutile de mentir, je la méritais amplement celle-là. Mais je devais avouer que d'habitude, je m'attendais à recevoir les gifles (qui venaient moins souvent que prévu) et celle-ci m'avait véritablement surpris. Enfin, j'avais eu mes raisons de l'abandonner. La guerre contre les Sangraves, ma vie de pirate... Et puis à l'époque, je n'avais pas encore pleinement réalisé ce qu'il se passait. Ce n'est qu'après que j'ai pris conscience de... enfin, de tout ça. Je redressai la tête, qui était partie sur le côté sous la surprise. Elle ne semblait pas savoir quoi faire, et tremblait. De froid ? De rage ? De peur ? Courage tourna la tête vers le vrrirr, en quête de réponse, mais le félin ne répondit pas.

- Ma présence te mettait en danger. Des assassins étaient à notre poursuite, je devais les éloigner de toi, et les lancer sur une fausse piste. Alors je suis parti. Mais pas cette fois Luna. Pas cette fois.

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[A.C] Je n'attendais que vous... [PV Luna]

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