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 [A.C] Les étoiles te protègent [PV Elleira]

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MessageSujet: [A.C] Les étoiles te protègent [PV Elleira]   Mer 12 Mar - 23:47


C'était par une nuit calme ou ni mensonges, ni tromperies n'avaient troublés les rues de la capitale. Le ciel était dégagé et des centaines d’étoiles brillaient dans le ciel.  Rien ne laissait à prévoir que quelque chose d’inhabituel allait se produire. De sa fenêtre sans carreau, la jeune fille contemplait la voûte étoilée. Elle n’arrivait pas à dormir, comme bien des soirs avant celui-ci. D’amers cauchemars, sans répit, hantaient ses songes. Le vent frais du désert balayait ses longs cheveux blonds et tandis qu’elle jetait un regard vers la rue, une ombre se profila à son coin. Ce fut bref, si bref que les yeux verts perçants ne distinguèrent rien de la jeune fille qui se faufilait dans les rues.

*Que se passe-t-il mon bébé ? Encore ces cauchemars qui te tourmente ? Je n’aime pas te voir ainsi, tu as un si beau sourire. Souris… Souris…*

-Tu n’existes pas, tu n’existes pas, tu n’existes pas, ne cessait-elle de marmonner.

Elle porta une main à sa tempe et commença à frénétiquement la frapper de sa paume.

-Tais-toi. Tu n’es pas réelle. Tu n’es pas…

Elle stoppa net tout mouvement lorsqu’un lointain bruit de verre brisé attira son attention. Elle avait développé ce sens durant son enfance et elle se demandait des fois s’il n’était pas aussi bon que celui d’un elfe. Alors qu’elle descendait les escaliers à pas feutrés, elle réfléchissait à un plan d’attaque dans le cas où un voleur oserait s’attaquer au magasin d’Erythrée. Elle avait été recueillie par ce grand chat il y a un an déjà et lui avait mené la vie dure avant qu’il ne réussisse à la mettre en confiance. Certes elle avait le statut d’esclave  dans la communauté, mais il la traitait comme personne ne l’avait jamais fait. Quand elle voyait à quel point les autres Salterens étaient brutes, arrogants, hautains, elle ne pouvait s’empêcher de penser que pour une fois, la chance était avec elle. Il y avait pourtant cette petite voix qui la remettait toujours sur le droit chemin.

*Ecoute moi. Tu es seule. Il te tuera quand il n’aura plus besoin de toi. Tu es seule*

A l’entente de cette voix, elle agrippa sa tête entre ses mains alors qu’elle arrivait sur le palier. Elle ne les supportait pas, elle ne les supportait plus. Il était arrivé que le maitre pose son imposante patte sur son épaule frêle lorsqu’il la retrouvait dans ces états là et en un instant, elle se sentait apaisé par la douceur de ses poils, la chaleur qui se diffusait dans son épaule. Cette pensée la frappa, elle se releva d’un coup ; non, il ne fallait pas qu’elle dépende de lui. Elle ne devait dépendre de personne. Parce qu’elle était seule, elle ne pouvait qu’être seule. On ne s’approchait pas d’une fille qui entendait des voix.

Reprenant le chemin vers les vitrines, elle s’arma de courage et attrapa au passage une dague qui ornait le couloir. Elle ne savait pas se battre mais on avait jamais vu pareil courage, non, non. Plus furtive que l’ombre, elle se glissa derrière le comptoir pour observer l’intrus, qui était en fait une intruse. La forme qui se dessinait sous la cape noire était gracieuse et gracile. Néanmoins, cela ne l’avait pas empêché de casser une fiole qu’elle tenait vainement de dissimuler derrière une étagère. Sans s’inquiéter outre mesure du bruit occasionné, elle continua ses emplettes. Elle prit deux, trois potions au passage mais semblait être en quête d’un objet en particulier car un instant, elle avait cru l’entendre marmonner de frustration.

Le plus discrètement qu’elle put, elle attrapa à bout de bras un tonneau fort encombrant et vint le placer à côté du passage du couloir, juste assez proche pour que lorsqu’elle le pousserait, il bloque le passage, juste assez loin pour que l’inconnue ne remarque rien de son petit manège. Elle inspira profondément puis attendit que l’occasion se présente. Il ne fallut que quelques minutes avant que la voleuse n’encombre plus l’allée menant à la porte. L’instant suivant, le tonneau bloqué le couloir du fond et elle, s’était précipitée vers la porte d’entrée, la barrant de son corps, pointant le couteau vers l’inconnue.

-Lâchez vos arme et rendez-moi ma marchandise ainsi aucun mal ne sera fait, avait-elle énoncé d’un voix forte et assurée alors qu’elle tremblait intérieurement.
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MessageSujet: Re: [A.C] Les étoiles te protègent [PV Elleira]   Sam 15 Mar - 14:32

Mes pas évoluaient sans un bruit sur le sable doux du désert.
J’écoutais avec un calme serein ce silence presque parfait, reposant agréablement mes oreilles après ces deux journées éprouvantes passées à traverser les frontières, afin arriver à mon objectif : Sala, capitale paisible des Salterens, et accessoirement l’unique capitale sur Autremonde à vivre encore du trafic d’esclave.
Bizarre. Bizarre, avait dû se dire les personnes qui avaient contrôlé ma carte d’accréditation. Une Scorcelière, qui plus est une Première Scorcelière, n’avait jamais eu l’idée saugrenue d’aller faire une ballade dans un pays où l’on marchandait les humains. Où l’on trompait, mentait et vous mettait un couteau sous la gorge pour avoir ne serait-ce qu’enfreint les règles.
Chacun avait son propre masque, son propre moi intérieur et celui qu’il voulait bien montrer aux autres. Je savais donc, en arrivant dans ce pays de guerriers-léopards, qu’il fallait que je me fasse plus rapide, plus rusé que le chatois qui m’observait au coin de la rue.

A ce moment précis, je venais d’entrer dans la grande ville, sachant parfaitement où je devais aller. J’’empruntais des allées, quelques raccourcis tout en longeant furtivement les murs de la cité.
Un sourire amusé se dessina sur mon visage, impassible jusqu’alors à cause de ma concentration profonde. Armée de ma longue cape noire, de mon épée et de quelques dagues faites de métal et de lanières entrecroisées, j’avais l’impression que j’étais l’espion féminin dans un de ces rares films terriens que ma mère m’avait fait voir pendant mon enfance. Encore un souvenir de bonheur qui m’avait été arraché, me dis-je avec une certaine amertume.
Mais je n’avais pas le temps pour penser à cela.
Alors que je me faufilais par une porte à l’arrière d’une petite maison composée d’un étage, un frôlement mental m’indiqua qu’Eclipse volait aux alentours du quartier. Bien, je pouvais donc compter sur lui.
J’y étais. Je refermais doucement la porte de derrière, et le noir m’enveloppa comme au fin fond des Limbes. Aucun bruit.
Ma respiration était légère à l’extrême, mes yeux aguerris scrutaient le couloir où je m’engageais. Une seule image obnubilait mon esprit et je priais pour que mes réactions soient par la suite aussi promptes et gracieuses qu’une voleuse pouvait l’être. Ou le devenir.

Ah ! J’entrais soudain dans une pièce. L’établi. La pièce principale où se trouvaient les marchandises. + 1 point !
*Une fiole de souvenirs ornée de mots démoniaques…Une fiole de souv… *
La phrase roulait à l’infini dans ma tête et frénétiquement, plus active que je ne l’avais voulu, je commençais à chercher dans les étagères cet objet précieux.
Il me la fallait absolument. Pour retrouver celui qui avait tué mes parents. Pour retrouver celui qui détenait une vérité que je devais savoir pour ma propre paix intérieure. Et apparemment, en fouinant un peu dans certains bureaux d’Omois, j’avais découverts que cette fiole avait appartenu à un Sangrave (mort lors de la fuite des résistants à la Forteresse Grise, il y a plus d’un an) qui avait eu un lien avec « mon » mercenaire. Et qui, au lieu d’utiliser un simple carnet comme un journal intime, avait utilisé une fiole.
C’était vraiment étrange que celle-ci, si elle se trouvait bien dans cette maison, était arrivée entre les mains d’un Salteren. Enfin c’est vrai qu’on ne savait jamais de quel camp étaient ces gros matous…
'Kling !!'

Sluuurk. Dans ma précipitation, l’inévitable était arrivé : j’avais laissé tomber une potion sur le sol. Le choc du verre sur le parquet en bois avait été horriblement bruyant ! Ça avait résonné dans le silence total de la maison.
Me rongeant un instant les sangs, je regagnais mon calme apparent et profitait de ma recherche intensive pour chiper deux ou trois potions pratiques. Tant qu’à faire…
Malheureusement pour moi, je n’avais absolument pas remarqué le manège qui se faisait entre la porte arrière du couloir où je m’étais faufilé incognito et celle, principale, de l’entrée.
Un doute soudain interpella mes affaires et avant que j’ai pu faire un geste une silhouette surgit devant moi, dague pointée de façon très suggestive vers moi.

-Lâchez vos arme et rendez-moi ma marchandise ainsi aucun mal ne sera fait, fit une voix féminine. Pour avoir appris de nombreuses choses sur la façon d’analyser le comportement des personnes dans mon passé, je pu après quelque secondes déchiffrer le sentiment qui perçait sous la voix assurée : la peur. Cela pouvait se comprendre.
La personne en face de moi était une jeune fille frêle, aux cheveux très clairs -blonds certainement, car la lumière des deux Lunes laissait passer un filet pâle de lumière nocturne par la fenêtre sans carreaux de la porte. Elle devait être dans ma tranche d’âge, bien que certains traits de son visage l’a faisait paraître plus âgé. Et sa main qui tenait l’arme tremblait plus visiblement qu’elle ne voulait le montrer, remarquais-je. Alors que je croisais ses yeux, toujours immobile sous mon capuchon noir d’ébène, j’eu un véritable choc. Ses yeux, par tous les Dieux !
Ils étaient d’un vert forêt profond, et si expressifs que j’eu l’impression d’être projeté en un instant dans ses émotions. Emotions qui évoluaient à toute vitesse. Ou peut-être qu’un écho dans mon esprit, douleur familière, se reflétait dans ces pupilles…

Me rendant compte que je n’avais toujours pas réagi, j’entrepris de réfléchir efficacement. Les deux issues possibles pour moi étaient complètement fermées : l’une par un énorme tonneau et l’autre par la fille. Je voulais bien lui rendre les potions que j’avais volé en plus, mais partir les mains vides de mon objet, après tous ces efforts, me semblaient impensable comme option. Combattre également. Cela risquerait de réveiller le véritable propriétaire de l’échoppe, et là  je ne donnais vraiment pas chère de ma peau…
Et puis, je ne combattais que si cela était nécessaire. Je n’avais pas le goût de la confrontation. Plutôt celui du dialogue. Ok, partons pour le dialogue.
Mais avant il fallait que je la désarme…

L’avantage de rester figée ainsi que de posséder quelque chose qui cache votre visage, c’est que vous bénéficiez d’un formidable effet de surprise.
Comme je doutais des capacités de combat de l’inconnue en face de moi –mais sûrement pas de son courage- cela allait être rapide.

Me mettant en un éclair en mouvement, je fis un bond agile en avant et je tordis fermement (mais pas violemment) le poignet de la fille, qui de surprise et d’inexpériences se plia immédiatement. La dague sertie de pierres précieuses tomba.
Dans un même mouvement je l’attrapais et allait la ficher dans le mur de l’autre côté du tonneau. Si moi je ne pouvais passer par-dessus cette barrique, elle non plus, c’était certain.
Nous étions donc toutes les deux à égalité, et bien que j’aie toujours mes armes sur moi je ne comptais pas les utiliser.
L’adolescente, lors de mon « attaque » s’était brusquement écartée de moi vers le comptoir du magasin, affolée et semblant chercher autre chose pour se défendre.
Afin de tenter de la rassurer, je fis léviter les potions cachées dessous ma cape et les posait délicatement sur le comptoir. Puis je pris enfin la parole, attentive tout de même à ses réactions :

-Calmes-toi, je ne veux pas te faire de mal. Ces potions ne sont pas très importantes pour moi et je ne suis pas une Voleuse ou une hors-la-loi. Je suis une simple Scorcelière, et je viens d’Omois. Je recherche un objet ici qui est très important pour mes affaires personnelles.
Peut-être pourrais-tu m’aider…


Terminant ma tirade, je décidais de soulever mon capuchon, dévoilant mes yeux noisettes et mes cheveux presque aussi blonds que l’inconnue.
Je fis à celle-ci un léger sourire doux, assuré, adoucissant mon visage si pâle, éclairé par la lumière extérieur.



Spoiler:
 

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